Uniforme de grenadier de ligne 1800-1806
Bientôt, chaque pièce de l'uniforme sera exposée ici , un peu de patience.
Chaque pièce de l'uniforme est fabriqué avec soin et souci d'authenticité par Robert "Robinet" , notre fifre.
Animation par Anthony " La Baguette "
avec la cocarde , la carotte (pompon rouge) et la ganse jaune
Chapeau ( à deux cornes)
Vient du latin : cappellus, caput, cappa, coiffure
Chapeau : signifie en outre au moyen âge et jusqu’au début du 16e siècle « couronne de fleurs »
La Révolution française adopte le chapeau à deux cornes. En effet, pendant la guerre de la révolution, l’infanterie française substitue le chapeau à trois cornes par le bicorne qu’elle porte non comme le prescrit l’ordonnance mais l’une de ses grandes cornes en avant. Ceci a l’avantage de faciliter le maniement de l’arme.
Le chapeau est en feutre (étoffe de laine foulée). Sur le bord supérieur gauche, une ganse en galon est cousue et fixée en bas par un bouton d’uniforme avec le chiffre du régiment. La ganse maintient une cocarde surmontée d’un plumet, pompon ou carotte, lesquels sont de couleur rouge pour les grenadiers.
L’apparence du chapeau et son port varient selon le temps et la mode. Toutefois, il semble que le soldat le met généralement « en bataille » c’est-à-dire en travers, à la différence des officiers qui le portent en colonne.
Son service prend fin dans l’armée en 1806, lorsqu’on le remplace par le schako ou le bonnet à poil. Seuls l’état-major, l’administration, les généraux, les maréchaux et les officiers qui ne sont pas de service continuent à le porter
Etat des dimensions suite à l’arrêté des Consuls de la République du 9 Thermidor an VIII, (27 juillet 1799).
Chapeau d’infanterie. Coiffure : La forme, de 115mm, (4pouces 3 lignes), de profondeur; 162mm, (6 pouces), dans les cornes; 162mm, (6 pouces), du devant; 174mm, (6 pouces 5 lignes), sur le derrière; ciffe en toile grise, avec un cuir par devant, de 176mm, (6 pouces ½), de long sur 54mm, (2 pouces), de large ; ganse en galon de laine jaune, de 11mm, (5 lignes), de large; bouton jaune au numéro du corps ; bord en laine bien frappé, de 20mm, (9 lignes), de large, à cheval sur le feutre; (4 Fr 80).
La cocarde était une petite bande d'étoffe plissée qui se mettait sous la ganse du chapeau. On écartait les plis sur les bords, ce qui lui donnait l'aspect d'un papillon. En écartant davantage les plis, elle devenait circulaire; c'est la forme qu'on lui a définitivement donnée. On la faisait en basin, en tissu de poil de chèvre, et pour les shakos des soldats, en cuir ou en fer-blanc ; dans ce cas, on indiquait les plis par des rainures dans le sens des rayons.
Blanche jusqu'en 1790 et pendant la Restauration, elle a été tricolore sous la République, l'Empire, et la Monarchie de juillet, avec des différentes dispositions pour les couleurs.
Sur une annonce de mise en vente de la cocarde nationale, acceptée par M. me marquis de Lafayette le 17 décembre 1789, on lit que son relief est blanc sur fond bleu entouré de rouge.
On trouve sous la république la cocarde présentant un disque bleu entouré d'un fond blanc sur lequel se trouve un mince anneau rouge.
Sous l' Empire, le Ministre rappelle aux chefs de corps que la cocarde ne doit pas cesser d'avoir le bleu au centre et le blanc à la circonférence, le rouge entre les deux. Aussi en 1814, il a suffit de cacher le centre par une pièce blanche pour que la cocarde parut entièrement blanche ; en 1815, au retour de l'Empereur, l'enlèvement de cette pièce a rétabli immédiatement la cocarde tricolore.
Le diamètre des cocardes à été en millimètres:
En 1786 : sur le chapeau : 95 mm
En 1791 : sur le casque : 54 mm
En 1810 : sur le shako : 74 mm
En 1815 : sur le shako : 70 mm
On appelle ganse un bout de cordon, de galon ou de tresse dont les deux extrémités sont cousues sur le haut de la forme du chapeau ; la boucle qui en résulte se rabat par dessus le bord relevé et embrasse un bouton cousu sur cette aile qui se trouve ainsi fixée.
Sous la ganse on passe la cocarde. Le tout est placé par devant, un peu à gauche.
A l'origine du shako, la cocarde y a été maintenue par un ganse très étroite et très courte avec un bouton sous la cocarde ou au centre de celle-ci; cette ganse à été supprimée en 1810.
Provient du bas latin : boneta et pour l’époque médiévale a le sens d’étoffe servant à faire des coiffures.
L’origine complète du nom bonnet de police provient d’une coutume en vigueur au 19e siècle, qui consiste à faire porter aux consignés et aux hommes de troupe (détenus à la salle des polices ou au cachot) leurs bonnets à l’instant où la punition prend cours. Ceci explique pourquoi la langue militaire a, par inadvertance, attribué au bonnet le nom de bonnet de police. Cependant, l’expression ne colle pas entièrement à la réalité puisque le bonnet sert également de coiffure de travail, de repos et de campement.
Comme il a presque toujours été façonné à la dragonne, nous allons décrire cette forme : le bonnet à la dragonne est composé d’une flamme formée de quatre morceaux de drap en longue pointe, assemblés par des coutures avec une houppe ou un gland au bout. Sur le pourtour est cousue une bande de drap qui se retrousse en formant un bandeau d’où sort la flamme. Les coutures de la flamme, le bord du bandeau et sa couture de derrière sont ornés de cordonnets ou de passepoils. A l’avant, on place sur le bandeau un attribut qui ordinairement répète celui du retroussi de l’habit. La flamme retombe habituellement à droite ; on loge la pointe en dedans du bandeau, en faisant sortir le gland, soit sur le côté, soit, le plus généralement, par devant, au-dessus de l’attribut.
Notons qu’il était d’usage d’attacher le bonnet de police sous la giberne et que les caporaux d’escouade devaient veiller à ce que le soldat ne se serve pas du bonnet de police en guise de bonnet de nuit.
Comment place-t-on le bonnet de police sous la giberne ?
On déploie le bonnet dans toute sa longueur, en détroussant sa partie qui s’appelle revers ou bandeau.
On l’étend sur une table ou sur un lit, ensuite commençant par le côté de la houppe, on le roule entièrement en suivant sa ligne gauche, après avoir eu préalablement le soin de laisser sortir la houppe d’environ un pouce.
Le bonnet ployé de la sorte représente sur le côté gauche le dessin d’une spirale, du centre de laquelle sort la houpe, qui pend d’un pouce.
Ainsi roulé, on le place sous la giberne, de façon que ses deux extrémités ne dépasset pas les côtés du coffret et qu’on ne voie paraître que la couleur du revers.
La houppe, placée du côté opposé à la martingale, pend à la droite de l’homme.
Orthographe et syntaxe ont été respectés de l’auteur – Extrait du Règlement de Bardin 1807
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Instruction du 1er avril 1791.
Les grenadiers de l’infanterie et les carabiniers porteront un bonnet de peau d’ours. Celui des grenadiers aura 352mm, (1 pied 1 pouce), de hauteur, et sera garni sur le devant d’une plaque unie de métal jaune, quelle que soit la couleur du bouton. Cette plaque sera timbrée, dans le milieu, d’une grenade en relief; le bonnet sera orné de cordon en fil blanc, le derrière sera recouvert en drap écarlate pour tous les régiments et de galon de fil blanc. Il sera adapté, sur le devant, une visière, et au côté gauche, une plume rouge pour les deux compagnies indistinctement de chaque régiment.
Circulaire du 4 Brumaire An X, (25 octobre 1801).
Bonnet d’oursin pour grenadiers. Hauteur 352mm, (1 pied 1 pouce) ; carcasse en vache, garnie dans son pourtour intérieur, d’une basane de 95mm, (3 pouces ½), de large; coiffe de toile écrue à coulisse ; boucle avec jaretton en basane; hauteur de la peau d’ours 379mm, (1 pied 2 pouces), sur le devant, 230mm, (8 pouces ½), sur le derrière; calotte de drap mosaïque rouge et bleu, croisée d’un galon de fil blanc de la largeur de 23mm, (10 lignes), dans le diamètre de 162mm, (6 pouces); cordon en laine écarlate, natté dans la longueur de 163mm, (6 pouces), non natté dans celle de 920mm, (2 pieds 10 pouces); au bout du cordon, une natte ovale de 115mm, (4 pouces 3 lignes), sur 75mm, (2 pouces 9 lignes), avec coulant, et deux glands, l’un en haut, l’autre en bas, de la longueur de 88mm, (3 pouces 3 lignes); frange couverte en laine torse, et le dedans en laine plate ; au devant du bonnet, une plaque estampée d’une grenade et de sa flamme, ladite plaque taillée en cône, cordon autour, clamette en haut; hauteur de la plaque 138mm, (5 pouces 1 ligne), largeur 203mm, (7 pouces ½), du bas et 135mm, (5 pouces), dans la partie moyenne; (20 Francs).
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
Bandeau de bonnet à poil. Sorte de bandeau pareil à celui du shako, son pourtour inférieur est cousu contre la face extérieure de la peau d’ours, et rempliée de manière à former le long du bord inférieur du bonnet une bordure de 10mm de hauteur apparente.
Bandeau en basane noircie et lustrée, employée la fleur en dehors. Il fait partie de la doublure ; il est surmonté par la coiffe, et formé d’une bande d’un seul morceau, ayant 80mm de hauteur. Ses extrémités sont jointes l’une à l’autre au moyen d’une couture verticale exécutée d’une manière correspondante au derrière du shako.
Dans le tracé descriptif de divers objets d’habillement et du harnachement à l’usage de l’armée française de 1828 par Félix Hecquet, le bonnet d’oursin de sapeur suivant la circulaire d’octobre 1822 nous donne les dimensions suivantes : Carcasse de bonnet d’ourson, en vache, hauteur devant 350mm, (13 pouces), derrière 375mm. Hauteur du porte-plumet du bas de la carcasse au bas de celui-ci 150mm. Fond en drap de couleur distinctive diamètre 150mm, Fleur de Lys 120mm sur 90mm, brodée en laine blanc sur le garance, écarlate sur le jonquille; gland en fil blanc, frange unie, hauteur 60mm, coquillage hauteur 10mm, diamètre 25mm, cordon hauteur doublé 130mm. Les dimensions pour le bonnet sont identiques à celles de l’Empire.
Carcasse en cuir naturel de vache, cousu bord à bord avec du fil de lin blanc, de 352mm, (1 pied 1 pouce), de hauteur sur le devant, sur 271mm, (10 pouces), de largeur dans le haut. Elle est taillée en biais faisant redescendre la partie arrière de 27mm, (1 pouce), plus bas que l’avant. L’arrière est fendu en forme de triangle, la hauteur de l’ouverture est de 49mm, (1 pouce 10 lignes), sur 27mm, (1 pouce), de large; sur chacun des bords sont cousus deux jarettons en basane dont l’un est terminé par une petite boucle en fer.
Bandeau en basane noirci et lustré, employé la fleur en dehors, de 95mm, (3 pouces ½), de large y compris la partie rempliée sur le bord inférieur du bonnet. Il est surmonté d’une coiffe de toile grise de 81mm, (3 pouces), de haut. Formant la doublure composée d’une seule bande dont les extrémités sont jointes l’une à l’autre au moyen d’une couture verticale exécutée d’une manière correspondante au derrière du shako; son pourtour inférieur est cousu contre la face extérieure de la peau d’ours, et remplié de manière à former le long inférieur du bonnet une bordure de 11mm, (5 lignes), de hauteur apparente.
Peau d’ours de 379mm, (1 pied 2 pouces), de hauteur, sur le devant et 230mm, (8 pouces ½), sur le derrière. Elle est enfilée sur la carcasse de vache et cousue dans le bas avec le bord de la coiffe. Une petite ouverture est pratiquée dans la peau d’ours destinée à recevoir l’embase du plumet. Au niveau de la boucle de serrage la peau est quelquefois coupée pour permettre l’ajustage de la coiffe, de même elle peut être coupée de manière à ce que l’un des bords, taillé en pointe est rabattu à l’intérieur, masque la boucle de serrage.
Calotte de drap doublé d’une toile forte écrue d’un diamètre de 162mm, (6 pouces), croisée d ‘un galon blanc de 23mm, (10 lignes), de large. Les bords du drap sont repliés sur eux-même, puis sommairement cousus. Le drap est entièrement rouge suivant l’instruction du 1er avril 1791 et en mosaïque bleue et rouge à partir du 4 Brumaire an X, 25 octobre 1801, quelques années après celle-ci redevient entièrement rouge.
Boucle en fer, fixée sur le jaretton en basane gauche de 11mm, (5 lignes), de large.
Porte plumet cousu du côté gauche, à une hauteur de 243mm, (9 pouces), à partir du bord inférieur du bonnet; de 90mm, (3 pouces 4 lignes), de hauteur et 27mm, (1 pouce), de large.
Trois lacets noirs ayant chacun 34mm, (1 pouce 3 lignes), de long, repliés en deux, permettant d’attacher le cordon; ils sont placés sur le bonnet : un au centre sur le bonnet, le second à droite du premier et le troisième au-dessous du porte-plumet, près du
bord inférieur. Ces lacets sont cousus à la carcasse.
Plaque de cuivre estampée d’une grenade et de sa flamme, taillée en cône, cordon autour, clamette en haut; hauteur de la plaque
138mm, (5 pouces 1 ligne), largeur 203mm, (7 pouces 6 lignes), du bas et 135mm, (5 pouces), dans la partie moyenne.
Plumet de plumes écarlates d ‘une hauteur de 323mm, (1 pied).
Cordon en laine blanc en 1791, écarlate après Brumaire an X ; natté dans la longueur de 163mm, (6 pouces), non natté dans celle de 920mm, (2 pieds 10 pouces) ; au bout du cordon une natte ovale de 115mm, (4 pouces 3 lignes), sur 75mm, (2 pouces 9 lignes), avec coulant, et deux glands, l’un en haut l’autre en bas, de la longueur de 88mm, (3 pouces 3 lignes); frange couverte en laine torse, et le dedans en laine plate. Quelques années après il est composé d’une simple tresse à l’arrière et d’une double resse à l’avant ; il est terminé par une ou deux raquettes tressés de forme ovale, terminées elles-mêmes par un gland à cabochon tissé au point Milan sur une forme en bois, dont les franges mesures 54mm, (2 pouces).
Longueur du cordon tressé double de 395mm, (1 pied 2 pouces 7 lignes), distance entre le cordon arrière de 90mm, (3 pouces 4 lignes), longueur du cordon tressé simple de 386mm, ( 1 pied 2 pouces lignes), terminé par le bout du cordon de 99mm, (3 pouces 8 lignes); coulant de 131mm, (4 pouces 10 lignes), terminé par une ou deux raquettes de 61mm, (2 pouces 3 lignes), de large sur 90mm, (3 pouces 4 lignes), de haut, terminées par un gland à cabochon de 11mm, (5 lignes), de haut sur une forme de bois de 34mm, (1 pouce 3 lignes), dont les franges mesurent 54mm, (2 pouces).
Cheveux : comment liés et frisés.
"Règlement concernant le service intérieur, la police et discipline de l'infanterie" 1792
Les cheveux des sous-officiers et soldats seront attachés près de la tête, et liés en queue, couverte d'un ruban de laine noire, qui sera simplement arrêté par une épingle et sans rosette: ils seront coupés courts sur la tête; ceux de face le seront à la manière dite " d'avant garde " et ne devront pas dépasser le milieu de l'oreille.
La queue ne pourra pas excéder la longueur de huit pouces, et le bout des cheveux ne pourra dépasser le ruban de plus d'un pouce.

"Règlement concernant le service intérieur, la police et discipline de l'infanterie" 1792
Les sous-officiers et soldats porteront habituellement le col noir, conforme au modèle qui sera prescrit; ils ne porteront le col blanc que les jours de grande parade: le col de la chemise sera toujours couvert, de manière à n'être pas apperçu.
Emprunté soit de l’algérien : jaleco (XVIe) (casaque) soit de l’espagnol : jileco
Une décision prise en l’an sept (1798-1799) substitue le terme « gilet » à celui de « veste ». Cependant, l’expression est quelque peu inadéquate puisque le vêtement que l’on nomme « gilet » a encore des basques (fort raccourcis il est vrai). Aussi le règlement et le décret de 1806 maintiennent-ils l’expression « veste ».
Le tissu le plus utilisé est le drap de laine, doublé de lin. Le dos est en lin non doublé.
Enfin, pour les officiers, la doublure est faite de soie ou de satin.
Le mot « habit » a la même étymologie que le mot « habillement » qui en a été la racine.
Il dérive du latin habitus : habit ou manière d’être
De nombreux changements ont été effectués pour les habits en 1792. On dissocie l’habit de la ligne de celui de la légère, et depuis le consulat, il s’établit une dissemblance entre l’habit de la garde et celui de l’infanterie de ligne.
De 1800 à 1811, les habits se raccourcissent et les courbes au niveau du plastron disparaissent progressivement.
La photo ci-dessus vous laisse apprécier une copie du 8ème Grenadier de ligne de l’armée française, de 1799 à 1806. L’habit du soldat est confectionné en drap de laine doublé - le plus souvent - aux basques. Il est dans le dos, doublé de grosse toile de lin.
L’habit provient d’un vêtement de dessus dont le port occidental est devenu permanent sous Louis XIV, ample d’abord, puis étriqué, il a recouvert plus au moins complètement le pourpoint, lequel est devenu par la suite la veste ou le gilet. Lorsque que l’habit cesse d’être un pardessus, la capote, la redingote ou le manteau, le remplacent pour cet usage et viennent compléter l’uniforme.


Comment plier la capote règlementairement :
Ornement particulier porté sur les épaules, d’où son nom, l’épaulette provient de l’ancienne épaulière (partie constitutive de l’armure du moyen-âge).
A l’origine, l’épaulette consiste en une patte de drap placée sur l’épaule gauche pour maintenir la banderole de la giberne. Lorsque les fantassins abandonnent le ceinturon pour le baudrier, l’on doit mettre sur leur épaule droite une patte semblable qui fut nommée contre-épaulette.
Quant aux officiers, ils avaient la patte gauche en galon d’or ou d’argent avec franges et mélanges de soie servant à indiquer leur grade. Si la patte du côté gauche (épaulette) avait des franges, celle du côté droit (contre-épaulette) n’en avait pas.
Depuis 1791, les grenadiers avaient repris les épaulettes à franges, le corps était en galon de laine rouge dont une extrémité arrondie était bordée d’une corde dite tournante sur laquelle étaient montés quatre rangs de franges. L’autre extrémité du galon avait ses angles abattus ou repliés et présentait une boutonnière qui recevait un petit bouton cousu sur l’habit pour empêcher l’épaulette de se déplacer. Elle avait en dessous une sous-patte en drap cousue à l’épaulette à côté des franges, passant dans une bride de fil adaptée à l’habit près de l’emmanchure et se boutonnait près du collet.
Elle est en drap rouge pour les grenadiers. Le port de l’épaulette est une marque distinctive des compagnies d’élite.
Ce mot trouve son origine chez les Vénitiens qui portent eux-mêmes ces habits (un caleçon d’une seule pièce qui tient des bas), et que l’on appelle pantaloni, à cause de Saint Pantaleon, qui était autrefois leur patron.
Les premières formes de pantalon viendraient des Gaulois (les braies).
Dans l’armée française, ce sont les compagnies franches levées de 1792 et 1793, ainsi que l’école de Mars et les légions bataves et belges qui seront les premières à adopter les pantalons collants et les petites guêtres
Elles l’adoptèrent comme tenue de route ou de corvée. La mode se propagea.
Une circulaire de l’an cinq (1796-1797) mentionna le pantalon de toile et en fixa le prix ; l’arrêté de l’an onze (1802-1803) autorisait aux hommes de troupe le port des culottes (anciennes appellations du pantalon) de toile blanche à la condition que leur masse puisse y subvenir.
Les circulaires de l’an douze (1803-1804) voulut que chaque homme de l’armée expéditionnaire fut muni d’un pantalon de toile fourni au compte de l’Etat ;
En 1812, tout l’armée en fut équipée et en 1815 (nov.) on le donna comme première mise .
Anciennement les fantassins prirent le goût des guêtres dans les guerres de succession (d’Espagne) et imitèrent en cela les coutumes des basques, ils tirèrent des termes guet et reguest le nom des guestres.
La guêtre se compose d’une jambe et d’un gousset arrondi par-devant, chacun en deux pièces, le tout assemblé par des coutures piquées.
Elle se ferme sur le dehors de la jambe au moyen de boutons. Les guêtres sont munies d’un sous-pieds en vache ou en toile.
Les grandes guêtres ou guêtres longues

Elles montaient au-dessus du genou et s’attachaient au premier et au second bouton de la culotte pour qu’elles restent en place. Elles étaient accompagnées d’une jarretière de même étoffe qui s’arrêtait au moyen d’une boucle en cuivre afin de serrer le mollet.
Ainsi le prescrivait encore les décisions de l’an sept (1798-1799), qui réglait l’espèce des effets de petit équipement.
Les guêtres longues emprisonnaient le genou, le fantassin avait le jarret comme atrophié, de là venait la mode et la nécessité du pas ordinaire et de la marche à jarret tendu.
Mais avant la suppression des guêtres longues, les troupes avaient d’elles-mêmes cessées de porter la jarretière, elles l’arrachaient.
Les guêtres noires étaient en drap de laine et avaient 22 boutons de cuivre jaune. Quand aux guêtres blanches elles étaient en toile avec 22 boutons recouverts d’étoffe blanche. ( le nombre de boutons variait selon la taille du soldat)
Une circulaire de l’an quatorze (1805-1806) daigne que les guêtres blanches cessent d’être reconnues au nombre des effets de petit équipement, depuis 1812 les guêtres vont changer dans toute l’infanterie française, ils seront en guêtres courtes ou demi-guêtres, sauf pour la garde impériale qui continua de porter de longues guêtres blanches pour la grande tenue.
Les souliers à clous, chaussettes et chaussons
note : il n'y a pas de soulier droit et gauche, ils sont tous les deux identiques
Si la partie des vêtements qui est en drap blanc reçoit des taches de boue, de graisse ou de vin, on emploie de la terre de pipe humectée avec de la salive, lorsque l'on est à jeun; on laisse sécher cette terre de pipe, on gratte ensuite légèrement avec l'ongle la place tachée, et on bat l'habit à cet endroit. Si la tache résiste à cet essai, on l'enlève avec un peu d'eau et de savon, et on lave ensuite la tache jusqu'à ce qu'il n'y reste plus de savon; ou bien on emploie la recette qui termine cet article,
Si l'habit a des taches de goudron, on dissout la tache avec du beurre, que l'on enlève ensuite par le procédé ci-dessus.
Pour faire disparaître les taches de boue dont le drap écarlate pourrait être sali, on fait usage du jus de citron, à défaut duquel on emploie du vinaigre.
Quand l'habit est détaché et sec, on le bat et on le vergette.
Quand aux parties qui sont de drap blanc, on les blanchit de la manière ci-après:
On étend l'habit sur une table et on le saupoudre suffisamment avec du son bien sec, entremêlé d'un peu de fine poudre de blanc d'Espagne; on le frotte avec un morceau d'étoffe; on ôte ensuite cette poudre, et avec l'étoffe on bat l'habit dans toutes ses parties, pour qu'il s'imprègne également de blanc; on bat alors de nouveau l'habit avec le martinet, jusqu'à ce qu'il n'en sorte plus de poussière, puis on le brosse avec une vergette peu rude.
Ce procédé était également celui des anciens soldats d'infanterie. Ce qu'on pourrait objecter contre cette pratique, c'est le désavantage qu'elle aurait peut-être de fatiguer et d'user l'étoffe.
Voici ce que prescrit le règlement de police : Toutes les parties de l'habillement doivent être battues, vergettées et tenues dans le plus grand état de propreté. Les taches doivent être enlevées, soit avec du savon, soit avec de la pierre à détacher employée avec de l'eau très propre qu'on laisse sécher naturellement, et en frottant ensuite l'étoffe contre elle-même. Il est expressément défendu de laver les habits; cette méthode étant nuisible à la conservation des étoffes.
Pour entretenir la propreté de l'habillement sans nuire à sa solidité, on emploie, s'il est de drap blanc, que le son, et on l'emploie le moins possible. L'usage de toute terre ou craie reconnue caustique et corrosive, et sévèrement défendu.
Les boutons et les boucles s'éclaircissent avec du blanc délayé, dont il est formé une pâte liquide avec laquelle on les frotte; et pour que cet entretien ne gâte pas les habits et les vestes, on enchâsse les boutons dans un morceau de bois fait exprès, qu'on appelle «patience». L'instruction de juin 1806, IIIè partie, prescrit de nettoyer le cuivre avec de la brique et du vinaigre.
Réparation d'Habillement et Chaussures
Le soldat doit s'exercer à raccommoder lui-même les différentes parties de son habillement et équipement, sa buffleterie et sa chaussure: la surveillance de ces réparations regarde le fourrier.
Il faut que le soldat soit toujours muni d'une trousse garnie, dans laquelle il y ait un dé, du cuir pour sous-pieds, du fil, des aiguilles, des ligneul et des soies de cordonnier, de la poix et une alène. Le règlement qui prescrit cette trousse voulait même que chaque soldat eut son rasoir. Il serait convenable que cette trousse contint à l'avance un fond de culotte basane.
On n'a pas cru devoir détailler ici les moyens de faire les différentes sortes de réparations indiquées plus haut: c'est par une sorte d'apprentissage et par la pratique qu'il faut que les militaires parviennent ainsi à trouver en eux-mêmes toute espèce de ressource quand ils entreront en campagne.
Etat et Durée des Effets d'habillement et armement.
Il serait superflu d'entrer dans le détail de la quantité des effets, des prix de façon, de la coupe et des dimensions des vêtements.
Ce qu'il importe généralement aux sous-officiers de connaître, c'est l'état et la durée des effets, l'espèce et le placement des marques distinctives, la composition d'un havre-sac de soldat, et enfin, la manière de faire ( emplir ) le sac pour le voyage.
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Capote |
3ans |
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Habit |
2ans |
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Veste à manche |
2ans |
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Pantalon de tricot |
1an |
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Caleçon de toile |
1an |
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Schako |
4ans |
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Bonnet de police |
2ans |
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Grand équipement, buffleterie |
20ans |
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Giberne |
20ans |
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Caisse et collier de tambour |
20ans |
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Tablier de sapeur |
20ans |
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Armement, fusil et sabre |
50ans |
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Drapeau |
12ans |
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Hache de sapeur et étui |
10 ans |
Recherches effectuées par Franky Simon et Jan Decoster
Sources bibliographiques :
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