Le tambour
| Collier de tambour | Bretelle de caisse | Cuissière de tambour | Devoir du tambour-major ( règlement 1813 ) |
| Extrait de l'ordonnance d'exercice de 1754 | de l'école du tambour | guide des sous officiers |

Règlement du 1er octobre 1786.
Le collier ou porte-caisse sera également de buffle blanc, de 1137mm, (3 pieds 6 pouces), de longueur sur 77mm, (2 pouces 10 lignes), de largeur au milieu et 115mm, (4 pouces 3 lignes), au deux extrémités, qui seront coupées en biais; il y sera ajouté deux petites lanières de buffle, auxquelles il sera adapté un crochet de cuivre destiné à porter la caisse du tambour.
Circulaire du 4 Brumaire an X, (25 octobre 1801).
En deux pièces jointes ensemble, formant une longueur de 1137mm, (3 pieds 6 pouces), sur 88mm, (3 pouces 3 lignes), dans le haut, et 117mm, (4 pouces 4 lignes), dans le bas, renforcé sous la couture d’un morceau de buffle de 217mm, (8 pouces), de long et cousu de chaque côté aux pinces ; le porte-baguettes d’un morceau double, cousu à deux coutures de 115mm, (4 pouces 3 lignes), de face, sur 108mm, (4 pouces), de hauteur; deux attaches remployées à chaque bout, pour tenir le porte caisse en cuivre ; les dites attaches de 189mm, (7 pouces), chacune de longueur sur 29mm, (1 pouce 1 ligne), de largeur; (Prix 3 Fr 50).
Le dictionnaire militaire de l’encyclopédie.
Il pèse 1 kilogramme, ( 2 livres), et se compose de 2 pièces jointes ensemble, formant une longueur de 1137mm, (3 pieds 6 pouces), sur 88mm, (3 pouces 3 lignes), dans le haut, et 117mm, (4 pouces 4 lignes), dans le bas, renforcé sous la couture d’un morceau de buffle de 217mm, (8 pouces), de long, et cousu de chaque côté aux pinces; le porte-baguettes d’un morceau double, cousu à deux coutures de 115mm, (4 pouces 3 lignes), de face, sur 108mm, (4 pouces), de hauteur; deux attaches remployées à chaque bout pour tenir le porte caisse en cuivre; les dites attaches de 352mm, (13 pouces), chacune de longueur sur 29mm, (1 pouce 1 ligne), de largeur.
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
Le collier se composera de deux pièces ou bande de buffle, d’un feutre destiné à renforcer la couture, d’un porte-baguettes et de deux lanières, attachées aux extrémités.
Les pièces sont entées ou jointes l’une à l’autre, à la partie supérieure qui repose sur l’épaule, par une couture double de 25 points chacune.
Les pièces seront, par le bas, taillées en biseau. Celle qui sera destinée à appuyer sur la poitrine aura 500mm; la pièce destinée à appuyer sur le dos aura 600mm; cette mesure sera prise à la partie la plus allongée du biseau.
Les pièces auront 90mm de largeur à la couture. Cette couture les joindra de manière à ce qu’elles forment un angle conforme au dessin gravé 135. La largeur de chaque pièce, mesurée à leur extrémité inférieure, sera de 120mm; ces extrémités seront coupées en biseau, dont la partie prolongée dépassera l’autre côté de 60mm. Le feutre ne pourra avoir moins de 160mm de longueur; sa largeur sera celle du haut des pièces; il sera cousu, de chaque côté, aux pièces à raison de 8 points par 30mm, à ses extrémités, sous les bandes, il sera joint par des doubles coutures de 15 points chacune.
Le porte-baguettes placé sur le collier, de manière que sa partie supérieure soit à 280mm de l’extrémité la plus prolongée des pièces, se composera d’un seul morceau de buffle qui aura, de largeur, 110mm par le haut, sur 100mm par le bas et 100mm de hauteur.
Ce porte-baguettes présentera 2 passants du calibre des baguettes. Ces passants seront séparés par une couture double qui commencera à 10mm du haut en bas, et se composera de 25 points pour chaque ligne et de 3 points, en travers, par le haut et par le bas. Il y aura, entre chacune des lignes de cette couture, un intervalle de 15mm.
Les lanières qui seront destinées à retenir la caisse, en s’introduisant sous son cordage, auront, de longueur 560mm sur 30mm de largeur, par le haut, et 5mm par le bas.
Elles seront cousues au moyen de 18 points y compris 2 points tournés.
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
La caisse sera portée au moyen de deux bretelles, en buffle, de 870mm de longueur et de 40mm de largeur. Chaque extrémité des bretelles sera percée de 4 trous destinés au passage d’une petite lanière en buffle de 7 à 8mm de largeur et 270mm de longueur, au moyen de laquelle les bretelles pourront se fixer au cordage qui avoisine le cercle de timbre.
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
La cuissière sera de petit buffle ou veau laque, d’un seul morceau ; elle aura 520mm de hauteur ; sa largeur, par le haut, sera de 400mm ; sa largeur, par le bas, sera de 230mm.
La cuissière sera attachée, autour des reins du tambour, au moyen d’une courroie en buffle de 1000mm de longueur, y compris l’enchapure. Elle se terminera, du côté gauche, par une boucle e cuivre enchapée de buffle, avec passant, de 20mm dans œuvre. Elle sera attachée, sur le haut de la cuissière, par deux coutures distantes entre-elles de 10mm et exécutées à raison de 10 points par 30mm. Du côté de sa boucle, cette courroie dépassera la cuissière de 250mm. Par son milieu, la cuissière se fixera au moyen d’une double lanière qui se nouera sous la cuisse du tambour.
La partie inférieure de la cuissière s’attachera au-dessous du genou du tambour, au moyen d’une jarretière de buffle de 450mm enchapée à droite d’une boucle en cuivre de même que ci-dessus. La partie ce cette courroie portant la boucle, dépassera la cuissière de 50mm. Cette courroie sera cousue comme celle de la ceinture. La largeur de ces 4 courroies sera de 25mm.
( syntaxe et orthographe d'origine respectée )
Le tambour-major est un sous-officier élu au chois du conseil d’administration. Il fait partie de l’état-major ; il est le chef des tambours et cornets ; c’est de lui qu’ils reçoivent l’ordre qui lui a été donné au cercle. Il fait l’appel des musiciens ; il passe l’inspection des tambours ; il commande leur service au moyen d’un contrôle par rang de compagnie ; il a le droit de coucher seul ; il loge avec le caporal-tambour et les musiciens ; il fait ordinaire avec les sergents.
L’usage veut qu’il soit reçu par le capitaine de police à la tête de la garde, tous les tambours y étant présents.
Il porte une longue canne à grosse pomme. Les différentes batteries que le règlement lui prescrit de faire exécuter, et qui forment ce qu’on appelle l’ «ordonnance », sont celle-ci :
| La générale | L’assemblée | Le rappel | Aux drapeaux | Aux champs |
| Le pas accéléré | La retraite | La messe | La breloque | Aux armes |
Voir les batteries hors règlements :
Voir : Fonctions et responsabilités du tambour-major
Voir : surveillance et instruction des tambours
La générale annonce le rassemblement de toutes les troupes d’une garnison, d’un cantonnement ou d’un camp ; à l’école des tambours, elle termine la leçon, afin qu’on ne prenne point le change, en supposant qu’elle appelle aux armes. Au lieu de la générale,on bat le premier, c’est a dire aux champs , quand il y a dans le même lieu d’autres troupes qui ne doivent pas prendre les armes. Pour une troupe partant d’une garnison, le premier se bat deux heures avant qu’on ne se mette en route. Quelquefois, pour éviter que la générale ne répande l’alarme, on la remplace par la retraite. Si on bat à l’improviste, les troupes s’assemblent de suite au poste d’alarme.
Au camp, la générale commence ordinairement au quartier-général ; c’est le tambour de la garde de la place qui l’exécute ; les tambours de la garde de police et des officiers généraux y répondent de suite : elle se bat une heure et demie avant le départ ; si elle se battait pour une réjouissance, l’armée en serait prévenue.
C’est la batterie qui annonce la réunion des hommes par compagnie. Elle est en usage pour l’avertissement des gardes en garnison et au camp ; aussi l’appelle-t-on également « battre la garde » ; elle a lieu en garnison à 9 heures du matin. Dans les pays méridionaux, où la garde peut se monter à 10 heures, l’assemblée doit être battue à 7 heures du matin.
En route, l’assemblée est la seconde batterie après la générale ou le « premier » ; c’est pourquoi on l’appelait autrefois le «second » ; elle précède le « drapeau », afin de faire habiller le soldat pour qu’il se rende au lieu du rassemblement. Au camp, lorsque l’ « assemblée » doit annoncer la garde, elle se bat à 7 heures, depuis le 1er mai jusqu’au 1er septembre, et à 8 heures les autres mois de l’année.
Au camp, l’ « assemblée » est la seconde batterie ; elle a lieu une demi-heure après la générale, lorsqu’on doit décamper ; elle commence toujours par la droite, et indique qu’il faut détendre, charger les bagages et atteler.
Le rappel est l’avertissement de la réunion des compagnies en bataillon, à rangs serrés. Cette batterie sert aussi à rendre les honneurs au sénat en corps, aux sénateurs faisant leur entrée d’honneur, aux grands officiers de la légion d’honneur, chefs de cohortes, aux généraux de division commandant une division militaire territoriale faisant leur entrée d’honneur, aux généraux de division employés, et généraux de division inspecteurs pendant leur inspection.
En garnison, le tambour de la garde de police rappelle à 8 heures et demie du matin aux tambours pour leur inspection ; à 11 heure un quart les tambours rappellent pour la garde.
On fait usage de cette batterie, lorsqu'on emporte le drapeau ( aigle ou enseigne ) de la demeure du commandant ou qu'on l'y reconduit, soit en garnison, soit en route. Quand une troupe part d'une garnison, il ne doit pas y avoir plus de 2 heures d'intervalle entre la générale et le drapeau.
Quand en route, on apporte le drapeau, cette batterie est la troisième, c'est-à-dire qu'elle succède à la générale ou premier, et à l'assemblée. Elle a lieu une heure et demie après la générale.
Au camp, cet ordre et cet intervalle de batteries sont les mêmes, le signal aux drapeaux vient de la droite, il annonce que les troupes doivent se mettre en bataille à la tête du camp.
On pourrait aussi appeler " ralliement" cette batterie parce que, si une troupe en manoeuvre ou en pleine campagne avait été dispersée par la breloque, on bat aux drapeaux pour la rallier à son aigle.
Autrefois, on faisait encore usage de cette batterie pour faire poser les armes aux faisceaux ou au corps de garde.
Le signal que l'ordonnance prescrit pour la faire exécuter consiste à élever le bras droit, en tournant le poignet dedans, de façon que la canne soit à la hauteur de la cravate, on pourrait douter si le bout de la canne doit être à gauche ou à droite. Il y a des tambours-majors qui sont dans l'habitude de la diriger vers leur gauche, le mouvement contraire semble plus gracieux.
On appelle ainsi la batterie du pas ordinaire, parce qu' au camp, elle annonce que la tête de la troupe est en marche; on l'appelait autrefois la "marche". Elle sert à rendre les honneurs au Saint-Sacrement, à Sa Majesté, aux princes, grands dignitaires, ministres, maréchaux, grands officiers militaires ou civils et généraux en chef. Dans les messes militaires, on bat aux champs au moment de l'élévation. On appelle cette marche " le premier " quand en route on s'en sert pour faire partir les fourriers du régiment, ou bien, quand au camp, on s'en sert au lieu de la générale , par la raison qu'il n'y aurait qu'une partie du camp qui devrait détendre. Dans les routes de nuit, lorsque les tambours de la queue battent aux champs après que la colonne a fait halte pour se rallier, cela indique que la tête de la colonne doit se remettre en marche. C'est au son de cette batterie qu'on défile. Cependant Sa Majesté fait plus ordinairement défiler au pas accéléré .
Cette batterie sert aussi à annoncer la fermeture des portes. Les tambours montent, dans ce cas, sur le parapet du rempart pour l'y exécuter.
Le pas accéléré a succédé au " pas de manoeuvre, et celui-ci au " pas redoublé " , il sert à conduire les gardes à leur poste et à les en ramener. Le pas accéléré proprement dit se bat à cent à la minute, mais il peut, suivant la volonté du chef; être ralenti ou précipité, et devient alors le pas de route ou le pas de charge. Le signal que l'ordonnance prescrit consiste à porter le bout de la canne en avant, le bras tendu. Il serait difficile d'expliquer pourquoi il n'y a presque pas de tambours-majors qui se soient conformés à cette instruction. Le signal consacré par l'usage, et qui a prévalu, consiste à élever la canne, le bras tendu, la paume de la main tournée en avant, la pomme de la canne à la hauteur et devant la poignée du sabre.
La retraite est l'avertissement de l'appel du soir qui a lieu une demi-heure après cette batterie terminée. Elle se bat au signal du tambour-major du plus ancien régiment, et les tambours l'exécutent depuis la place d'armes jusqu'à leur quartier.
Dans le cas d'une dispute engagée entre différents régiments, ou dans toute autre circonstance, telle qu'un incendie, etc.., on fait quelquefois battre la retraite, qui équivaut à un ordre aux militaires de regagner de suite leur logement.
En garnison, elle a lieu une demi-heure après que le mot est donné.
Au camp, elle a lieu au soleil couchant, elle est annoncée par un coup de canon, ou tout autre signal de la droite
Dans les évolutions de ligne, on la fait quelquefois battre derrière tel ou tel régiment marchant en ligne, pour lui annoncer qu'il faut qu'il se retire.
Le tambour-major, après avoir fait l'inspection et l'appel du tambour-maître et des tambours, les conduit, la caisse sur le dos, au lieu désigné pour la retraite.
Après la retraite, les tambours-majors ne font plus rendre les honneurs à personne.
C'était une batterie particulière ; elle est inusitée depuis la révolution. Elle servait à appeler les compagnies qui se réunissaient sans armes, les dimanches et fêtes, à la gauche de la garde du jour.
On la bat pour les distributions et pour les corvées, aussi dit-on également " battre la fascine ", qui est une des principales corvées du camp. On la bat pour faire balayer les rues du camp, ce qui a lieu après que les tentes sont tendues et que la garde a défilé.
pendant les exercices, on fait quelquefois battre la breloque, soit que la troupe ou qu'elle soit de pied ferme, ce qui indique aux soldats qu'ils peuvent rompre les rangs et se disperser à volonté, elle se bat pour envoyer les travailleurs à leur chantier et pour les leur faire quitter.
Cette batterie consiste en trois coups de baguette, elle appelle les gardes, postes et piquets.
Il n'est rien dit ici au sujet des signaux des ces différentes batteries, ils sont tous expliqués au règlement d'exercice, Ecole du peloton, sixième leçon.
Batteries que n'a point prescrites le règlement de 1791
On vient de voir quelles sont les batteries consacrées par le règlement d'exercice. Il en a omis plusieurs, que d'autres règlements en vigueur reconnaissent, ou dont on fait par conséquence encore usage aujourd'hui .
|
|
Batterie du camp et des places de guerre, elle a pour objet de tenir les troupes en éveil.
En garnison, cette batterie, exécutée au point du jour sur le parapet, annonce l'ouverture des portes.
Au camp, elle annonce le doublement des gardes , c'est au point du jour que le tambour de la garde du camp, se conformant aux signaux de la droite, doit l'exécuter.
Son signal est arbitraire, l'usage de quelques tambours-majors est de prendre la canne de la main gauche, et de mettre le pouce sur la pomme, à la hauteur de l'épaule gauche, mais plus ordinairement, on l'exécute sans signal.
Les tambours font encore usage de cette batterie pour saluer un officier, le jour de sa réception.
Il sert à annoncer à une troupe sous les armes, qu'elle doit reprendre l'immobilité et observer le silence. En ligne, le côté d'où il vient, annonce de quel côté viendra le commandement ; le roulement sert à fermer un ban ; l'ordre est composé de roulements
En garnison, il est fait un roulement le matin pour faire lever les soldats.
Deux roulements à 9 heures et demie du matin, annoncent l'inspection du sergent, une heure après, trois roulements annoncent l'inspection de l'officier de semaine. Les roulements de 10 heure du matin et de 4 ou 5 après-midi sont ceux des repas. Une demi-heure après la retraite, le tambour de garde fait trois roulements qui annoncent l'appel ; il est ajouté à ce signal une petite batterie pour le distinguer, quand la garnison se compose de différents régiments. Une demi-heure après l'appel, ce même tambour fait un roulement pour éteindre les feux ; aux messes militaires, il est battu un roulement, très court, qui annonce la fin de l'office divin.
En route, un roulement, suivi de trois coups de baguette, exécuté après l'arrivée du drapeau, annonce qu'il faut que chaque sergent-major fasse l'appel.
Au camp, un roulement, suivi de trois coups de baguette et d'un rappel, exécuté par le tambour de la garde de police, annonce, pendant le jour, qu'il faut que le piquet s'assemble.
Au camp, un roulement est le signal auquel doivent s'élever et s'abattre ensemble les tentes.
A l'exercice, lorsqu'une troupe exécute la marche en route ou toute autre manoeuvre au pas non cadencé, un roulement indique aux soldats qu'il faut qu'ils reprennent le silence, le pas cadencé et l'arme au bras.
Le signal de ces batteries est arbitraire, celui dont les tambours-majors font usage, a quelques ressemblance avec celui du pas ordinaire. Ils étendent à droite le bras droit et agitent vivement la canne.
Cette batterie à lieu, aussitôt la parade défilée, pour l'ordre de la place. Elle a lieu le soir, après la fermeture des portes, pour donner le mot d'ordre, elle consiste en trois roulements, suivis chacun d'un coup de baguette.
Son signal est le même que celui ci-dessus. Le tambour-major fait cesser chaque roulement par un mouvement de son bras qui abaisse et relève la canne.
L'ordre sert aussi à appeler dans les régiments à telle ou telle classe de sous-officiers.
Batterie qui précède les publications ou réceptions d'officiers.
Le signal du ban est arbitraire, puisque le règlement de 1791 ne le prescrit pas ; l'usage des tambours-majors est de passer diagonalement la canne devant la figure, la pomme à droite, les doigts en dessous, et d'appuyer le jonc dans la saignée du bras gauche, que le bout de la canne dépasse d'un pied.
Avant le règlement de 1791, les régiments marchaient à la charge, au bruit de la musique et des tambours d’un seul bataillon. La charge n’était d’abord battue que lentement, et presque à la mesure du pas ordinaire ; on l’accélérait ensuite peu à peu, en ne changeant le mouvement que de 100 pas en 100 pas, jusqu’à ce que la batterie fût à raison de 120 par minute. Le signal que les tambours-majors ont adopté aujourd’hui est à-peu-près la même que celui que prescrit le règlement d’exercice pour le pas accéléré, excepté qu’ils retirent le coude droit en arrière, et dirigent le bout de la canne plus bas et près de terre. Ils accélèrent le pas de charge au moyen d’un tremblement de la main droite.
Les tambours donnent un nom plus trivial encore à cette batterie.
On l’exécute aujourd’hui comme on battait autrefois la marche des verges, c’est-à-dire, de régiment en régiment, à mesure que défilent devant la troupe les hommes traînant le boulet, ensuite de leur condamnation à cette peine. Le rigaudon commence par un roulement ; son signal se fait tenant la canne dans le même sens et de la même manière que pour le roulement, à l’exception que la pomme est à la hauteur de la ceinture.
Cette marche, qui est différente pour chaque régiment, a pour objet d’appeler et de rassembler plus facilement les soldats égarés ou restés en arrière pendant la nuit ou pendant un temps de brouillard. Il est donc bien important que chaque soldat soit familiarisé avec cette batterie. Son signal est arbitraire ; il y a des tambours-majors qui la font exécuter, en réunissant les signaux du pas accéléré et de la retraite.
retour batteries hors reglements
Le tambour-major fait à 8 heures et demie du matin l’inspection des tambours, à 9 heures, il fait battre la garde. Il conduit ses tambours avec les détachements du régiment au lieu d’assemblée pour la garde, de manière à s’y trouver à 11 heures et demie. Cinquante pas avant d’y arriver, il fait battre aux champs ; il se place à la droite de la garde. Après la garde défilée, il ramène en ordre les tambours qui ne sont pas de service.
Le soir, il les rassemble et les conduit, la caisse sur le dos, sur la place d’armes, de manière à y arriver une demi-heure avant la fermeture des portes ; il les forme sur un ou plusieurs rangs suivant leur nombre.
Le tambour-major a ordinairement par chaque tambour deux peaux de caisse sous sa garde ; elles sont achetées à l’avance au moyen des deniers de baguettes des tambours, parce qu’en route et dans beaucoup de villes, on n’a pas la facilité de s’en fournir, et que sans cette précaution, il pourrait arriver que quelques compagnies se trouvassent dépourvues de caisses battantes.
Le tambour-major veille à la manière dont sont remontées et nettoyées les caisses. Hormis les cas d’alarme et la marche de nuit, il ne fait exécuter aucune batterie entre la retraite et la diane.
Quand il commande un tambour pour conduire la garde d’honneur des généraux de brigade employés, il donne ordre à ce tambour de ne pas rester, et de rapporter de suite au quartier son équipement.
Surveillance d’instruction – défilement, etc….
Les tambours-majors doivent assister à l’école de leurs tambours, et leur faire donner la leçon sous leurs yeux, par le tambour-maître. Aussitôt que les élèves ont surmonté les premières difficultés, c’est en marchant, et non de pied ferme, qu’ils doivent être exercés, et leur manière doit être simple, nette et bien tranchée.
En marche, le tambour le plus habile prend la place à la droite de chaque rang des tambours, et y exécute le roulement qui sert de basse aux batteries.
Lorsqu’on défile, le tambour-major se porte en tête de la colonne, ainsi que les tambours et musiciens.
A 50 pas de la personne à qui on rend les honneurs, il fait signe à la musique de jouer ; et quand les tambours et la musique ont défilé, il les forme à quelques pas au-delà et vis-à-vis la personne à qui se rendent les honneurs. La musique joue jusqu’à ce que le dernier peloton ait défilé, alors elle prend, ainsi que les tambours, la queue du régiment.
Si le tambour-major est précédé d’un autre régiment, il ne fait signe à la musique de jouer, qu’au moment ou la musique qui le précède a cessé.
Lorsque la troupe doit partir du gîte, le tambour-major se lève aussitôt qu’il entend battre la diane ou le rappel par le tambour de la garde de police, et se rend de suite sur place ; il y réunit ses tambours, en fait l’appel et leur fait exécuter la générale ou le premier, en les conduisant dans tous les quartiers de la ville où sont logés les hommes du régiment.
Si la ville est considérable, il les partage en plusieurs détachements, et reste au corps de garde de la place jusqu’à leur retour.
Lorsque la troupe se met en marche, le tambour-major se met 2 pas en avant de ses tambours formés sur deux rangs, et les conduit ainsi en les maintenant à 30 pas en avant de la tête de colonne. Il laisse un tambour à la tête et un à la queue de chaque bataillon.
Lorsque le régiment voyage dans les chemins de traverse ou dans les pays étrangers, et qu’il a été requis des guides de gîte en gîte, le tambour-major est chargé de les réunir au corps de garde de police, pendant qu’on bat la générale ou le premier ; il remet un de ces guides au commandant du logement, il en remet un au commandant de l’arrière-garde, et est responsable du troisième qu’il fait marcher à côté de lui ; et si dans les marches de nuit, il doute de sa fidélité, il le fait attacher avec des cordes tenues par deux tambours.
Le tambour-major commande chaque jour plusieurs tambours de service, savoir, un pour l’avant-garde ou garde de police, un pour le piquet chargé d’assister aux distributions, et enfin des tambours destinés à marcher à la queue de chaque bataillon.
Lorsque le régiment est arrivé à 300 pas du glacis d’une place, et qu’il est crié : « qui vive ?», le tambour-major s’arrête de sa personne, et répond: «France » ; lorsqu’il est crié « quel régiment ? », il désigne le numéro de son régiment, il fait battre la marche dès les postes avancés, ou dès la première barrière.
La veille des séjours du régiment, le tambour-major réunit ses tambours, et leur fait battre la retraite dans le quartier et dans ses environs ; le jour du séjour, il les conduit sur la place d’armes pour y battre la retraite avec les tambours de la garnison.
Au camp, les tambours-majors font répéter toutes les batteries venant de la droite, et à l’exception de la générale, ils font exécuter de pied ferme toutes les batteries devant le drapeau, à raison de 25 reprises de suite.
Dans les cantonnements, le tambour-major doit toujours, autant que possible, être logé, ainsi que ses tambours, près de l’officier qui commande.
Le jour d’une action, le tambour-major emploie, suivant l’ordre qu’il en recoit, une partie des tambours à aller chercher les cartouches aux caissons de la division d’artillerie la plus à portée, et à les distribuer aux serres-files, placés derrière les hommes qui en manquent ; tandis que l’autre partie de ses tambours reste attentive à faire les roulements, donner les coups de baguette, ou battre la charge.
retour surveillance d'instruction
Batteries de caisse ( règlement du « manuel d’infanterie 1807 »)
Il existe maintenant dans chaque régiment une manière de battre la caisse qui est dissemblable et de caprice. Il n’a pas été pour cet objet communiqué de règlement aux troupes depuis celui du 14 mai 1754, approuvé de nouveau le 6 mai 1755, si ce n’est à quelques régiments étrangers. En conséquence les tambours-maîtres et les tambours-majors, désireux d’approfondir ce qui les concerne, devraient avoir recours à ce règlement, qui a fixé l’espèce de chaque batterie et son mode d’exécution.
-Pour appeler aux consignes, on fait : un roulement, une breloque, un rappel
-Pour appeler aux tambours : un roulement, la première reprise de l’assemblée.
-Pour appeler aux sergents et caporaux de semaine : un roulement, un rappel.
-Pour appeler aux caporaux : un roulement, un coup de baguette.
-Pour appeler aux fourriers : un roulement ; deux coups de baguette.
-Pour appeler aux sergents : un roulement, trois coups de baguette.
-Pour appeler aux sergents-majors : un roulement, quatre coups de baguette
-Pour les distributions : on bat la breloque. On la bat pour faire balayer les rues du camp.
On la bat pour éparpiller une ligne sous les armes, ce qui s’appelle aussi « battre à la paille »
-Pour inspections de sergents et caporaux de semaine : on bat deux roulements ( règlement de 1768 )
-Pour inspection d’officiers de semaine : on bat trois roulements ( règlement de 1768 )
-Au camp, cette même batterie appelle à l’ordre.
-Au camp, on bat la garde à sept heures et demie dans les mois d’été, à huit heures dans l’hiver.
-Dans les routes de nuit, si le tambour de la queue rappelle, c’est pour faire arrêter la tête. S’il bat aux champs, c’est pour la faire marcher.
-Pour lever le camp, on bat la générale, l’assemblée et le drapeau.
-Si le camp ne se lève pas en entier, au lieu de la générale, on bat le premier.
-En route, on bat le premier, l’assemblée et le rappel.
-Au camp, un coup de canon donne le signal de la retraite ; dans tous les cas, toute batterie venue de la droite est répétée à l’instant sur toute la ligne.
A l’exception de la générale, les batteries doivent s’exécuter d’abord de pied ferme devant le drapeau, à raison de vingt-cinq reprises de suite.
Après la retraite, les tambours ne battent plus pour rendre d’honneurs.
Leur école ne commence jamais par la générale.
Batteries de caisse
Le roulement du matin pour l'appel se fait à l'heure ordonnée suivant la saison
A huit heures et demie, rappel aux tambours pour leur inspection
A neuf heures, on bat la garde et l'assemblée, à neuf heures et demie, deux roulements pour inspection des sergents de semaine ( règlement de 1768 )
A dix heures, roulement de la soupe
A dix heures et demie, trois roulements pour l'inspection des officiers de semaine ( règlement de 1768 )
A onze heures et demie on rappelle; après le départ de la garde, on bat l'ordre et ensuite le roulement pour l'appel
A quatre heures en hiver, et à cinq heures en été, roulement de la soupe
Rappel pour les tambours à l'heure ordonnée suivant la saison, à l'effet de battre la retraite. Le tambour-major, après avoir passé l'inspection et fait l'appel, les conduit ainsi que le tambour-maître, au lieu désigné pour la retraite
Roulement de l'appel à l'heure ordonnée suivant la saison
Une demi-heure après l'appel, roulement des feux
A toute heure de la journée, les officiers supérieurs, le capitaine de police, l'adjudant-major, l'adjudant, et le sergent de planton font battre, suivant le besoin, aux consignés, sergents-majors, fourriers, sergents et caporaux de semaine; aucune autre personne ne peut s'arroger ce droit.
La présente consigne sera exécutée sous la responsabilité de l'adjudant et la surveillance du capitaine de police.
Le sergent inspecte la sentinelle
Il est chargé de faire exécuter toutes les batteries aux heures que l'adjudant lui indique; l a en conséquence le tambour de service à ses ordres.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Source : manuel d'infanterie 1813 . Paris
Extrait de l'ordonnance d'exercice du 14 mai 1754
Les mots qui commencent par P marquent les coups frappés fort de la main droite; cette main étant sous la gauche, on en note les coups sur le ligne d'en bas

La lettre B étant moins dure à prononcer et ayant beaucoup d'analogie avec P, désigne les coups faibles de la même main, et se place sur cette même ligne

Les T marquent les coups appuyés fort de la main gauche; cette main étant au dessus de la droite, on
en représente le coup par une note qui est dans l'intervalle au dessus de la ligne d'en bas

Le D ayant une prononciation presque pareille, mais plus douce que le T, désigne les coups faibles de cette même main, et se place dans le même intervalle

Le coup double commencé faiblement de la main gauche, fini et appuyé surtout de la droite, se marque ainsi

Le coup double commencé faiblement de la main droite, fini et appuyé principalement de la gauche, est noté ainsi
Quelques uns l'ont nommé « FLA »

On nomme « RA » simple, un roulement de quatre coups de baguettes, battu fort vite dont le dernier est plus marqué; le premier de la main droite, les deuxième et troisième faibles de la main gauche, le quatrième très fort de la droite, il se marque ainsi :

Le RA double ( ou RLA ) est un grand roulement à bâtons rompus, c'est à dire deux coups de suite de la même main, deux de la droite, deux de la gauche, etc ... Voici la façon de le noter :

Le roulement qu'une partie des tambours fait tandis que l'autre bat l'ordonnance, est exprimé par un zigzag sur la troisième ligne d'en haut

On commence toujours un RA de la main droite. Il se finit aussi par un coup fort de la même main
Quand les coups sont alternativement de la main droite et de la gauche, on les compte, et l'on dit : les cinq, les sept, les neufs coups, etc. C'est ce qu'on appelle battre à bâtons ronds.
Les Tambours-majors auront soin en instruisant les tambours de se servir de ces termes ( le mot FLA cesse d'y être employé, et de faire l'école en marchant; car il n'y aura que le pas qui donnera une cadence égale.
Il faut toujours partir du pied gauche, et finir de marcher du pied droit; le Tambour-major commandera d'abord : marche, afin que tous les pieds gauches se lèvent, et tout de suite il fera commencer à battre quand les pieds gauches seront prêts à être posés à terre.
On doit toujours observer la même cadence dans les diverses batteries; chaque pas ordinaire devant durer une seconde ( maintenant, la soixante-seizième partie d'une minute ); on fera soixante pas ( maintenant soixante-seize pas )en une minute.
On se conformera pour les autres batteries aux mesures indiquées aux tableaux suivants.
Pour conserver cette cadence toujours égale, les tambours majors exerceront leurs tambours à passer sans interruption d'une batterie à l'autre, comme de la générale à l'assemblée, à l'appel, etc. Le tambour de la droite du premier rang, sur le pas duquel les autres se règlent, donnera lieu du dernier coup de baguette.
Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas ( maintenant un soixante-seizième de minute ). Il en est du pied gauche et du droit comme à l'assemblée.


Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas ( maintenant un soixante-seizième de minute). Le pied gauche doit se poser après la barre de mesure qui ne comprend que les trois lignes de tambours; le pied droit après la grande barre: c'est dit une fois pour tout le reste de l'ordonnance.
On commence toujours du pied gauche, et on finit du droit. Le pied gauche, à la mesure en levant, le droit fait la mesure.


Vivement le pied gauche et le pied droit alternativement, une demi-seconde par pas redoublé ( d'un centième à un cent-vingtième de minute par pas ). Les trois quarts des tambours roulent toujours: huit pas, fort; huit pas, doux. Le tambour de la droite du premier rang avertit du roulement fait, par un grand coup de baguette.


Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas ( un soixante-seizième de minute ). Le pied gauche se pose à tous les premiers coups de baguette, et le pied droit à tous les derniers de chaque phrase de la batterie.
Le pied gauche et le pied droit comme à l'appel.


Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas ( un soixante-seizième par minute ). On distribue les tambours par deux, et par quatre s'ils sont ce nombre ou d'avantage. A tous les cinquièmes pas, un coup de baguette ou un RA qui dure quatre secondes ou quatre pas. Deux tambours battent le pied gauche alternativement.
Premier tambour de la droite.

Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas ( un soixante-seizième de minute ). Le pied gauche et le droit comme à la prière.


Deux secondes par mesure. On la commence tantôt du pied gauche et tantôt du pied droit.

La Marche, ou Marche du Roi de Prusse
Une seconde par pas. Le pied gauche et le droit comme au drapeau


Deux secondes par mesure

De pied ferme, - deux secondes par mesure. Tous les airs de chaconne vont sur cette batterie; mais elle n'est qu'un avertissement, ainsi un air y est inutile.

Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas. Le pied gauche et le droit comme à la retraite

Une seconde par demi-mesure, c'est à dire par pas. Le pied gauche doit se placer après la barre de mesure qui ne comprend que les trois lignes de tambours; le pied droit, après la grande barre. Cet avis sert pour la prière et la fascine. Le pied gauche à la mesure en levant; le pied droit bat la mesure.

Le Tambour-major sera chargé de l'instruction des tambours et en sera responsable à l'Aide-major de chaque bataillon; le plus ancien tambour de chaque bataillon répondra de ceux de son bataillon, si les bataillons sont séparés
Cette instruction doit embrasser la tenue, la marche et la manière dont les tambours doivent battre toutes les batteries avec précision.
On suivra la marche et les batteries réglées en 1754, et les commandants des prononces et des places tiendront la main à ce qu'on ne s'en écarte en aucun point.
On exercera les tambours, d'abord un à un, ensuite deux ensemble, et successivement un plus grand nombre.
Lorsqu'ils seront parvenus au degré de perfection nécessaire, ils seront exercés deux fois par semaine pendant l'hiver, et pendant l'été ils ne le feront que les jours qu'on exercera leur bataillon entier.
Des batteries des tambours, et des signaux relatifs aux évolutions
Pour suppléer au défaut de la voix, lorsqu'elle ne pourra se faire entendre sur l'étendue du front des bataillons, on se servira des batteries des tambours pour annoncer chaque mouvement.
Pour rassembler une troupe, ou pour lui faire serrer les rangs lorsqu'elle sera rassemblée, on fera « appeler »
Pour marcher en avant, on battra « aux champs »
Tout mouvement qui n'aura pas été indiqué, sera annoncé par un roulement s'il doit se faire à droite, ou par deux s'il doit se faire à gauche
Si le bataillon doit se rompre par divisions, après un, ou deux roulements on donnera deux coups de baguettes, quatre si c'est par demi-bataillon, trois si c'est par peloton, et cinq si c'est pas section, après quoi les tambours batteront « aux champs »: le bataillon étant rompu, se reformera dès que l'on battra « aux drapeaux » , et marchera devant lui en bataille.
Il marchera le pas redoublé si l'on bat « la charge »
Les bataillons entiers feront un quart de conversion quand, après un ou deux roulements suivis d'un coup de baguette, les tambours battront « aux champs »: s'il y avait plus d'un bataillon et qu'on voulut leur faire faire ensemble le quart de conversion, on ne donnera pas de coup de baguette après les roulements.
On fera la colonne d'attaque, quand après deux coups de baguette suivis d'un roulement, les tambours battront « l'assemblée » et celle de retraite, quand les deux coups de baguette seront suivis de deux roulements.
Si l'on bat « la retraite », le bataillon fera demi-tour à droite et marchera devant lui.
On fera battre « la breloque » pour envoyer le bataillon à la paille.
Lorsque le Commandant voudra faire manoeuvrer la troupe par les batteries ci dessus désignées, i fera, avec son arme, le signal aux tambours pour faire les roulements et donner les coups de baguette nécessaires pour indiquer la manoeuvre que la troupe devra faire.
On ne fera usage de ces batteries de tambours pour manoeuvrer que le moins possible et on y suppléera par les moyens suivants. Quand celui qui commandera aura fait un commandement, chaque Aide-major, ou à son défaut chaque Sous-aide-major le répétera à son bataillon le plus promptement possible, pour que le mouvement se fasse avec célérité, soit en bataille ou en colonne; et dans ce dernier cas, les divisions exécuteront toujours les mouvements de celles qui la précéderont.
Ordonnance du Roy pour régler l'exercice de l'infanterie ( 1er janvier 1766 )
Le guide des sous officiers ( Paris chez Cordier. )
Extrait de l'instruction portant règlement sur l'arrêté du casernement et logement des troupes Françaises
Du 29 Floréal an 7
Tambours
Les tambours d'un bataillon logeront ensemble .
Place des tambours et musiciens
Les tambours de chaque bataillon, formés sur un rang si le régiment est sur le pied de paix, sur deux rangs s'il est sur le pied de guerre, seront placés à quinze pas derrière le cinquième peloton de leur bataillon. Le Tambour-major sera à la tête des tambours du premier bataillon, et le caporal-tambour à la tête de ceux du second. Les musiciens, sur un rang, seront placés à deux pas derrière les tambours du premier bataillon.