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TABLE DES MATIERES

TITRE 1 Formation d’un régiment en bataille

Places des officiers et sous-officiers dans l’ordre de bataille

Places des officiers supérieurs, adjudant-majors et adjudants

Places des tambours et musiciens

Garde du drapeau

Instruction des régiments

Instruction des officiers

Instruction des sous-officiers

TITRE 2 ECOLE DU SOLDAT

 1° PARTIE

1° Leçon

Article 1 -Position du soldat sans armes

 2° Leçon

Article 1 -A droite, à gauche, demi-tour à droite

 3° Leçon

Article 1 -Principes du pas ordinaire direct

 4° Leçon

Article 1 -Principes du pas oblique

 2° PARTIE

1° Leçon

Article 1 -Principes du port d’arme

 2° Leçon

Article 1 -Maniement des armes

 3° Leçon

Article 1 -Charge précipitée

Article 2 -Charge à volonté

 4° Leçon

Article 1 -Feux directs

Article 2 -Feux obliques

Article 3 -Feux de 2 rangs

 3° PARTIE

1° Leçon

Article 1-Marche de front

2° Leçon

Article 1-Marche de flanc

3° Leçon

Article 1-Alignements

4° Leçon

Article 1-Conversion

TITRE 3 ECOLE DE PELOTON

 1° Leçon

Article 1 -Ouvrir les rangs

Article 2 -Alignements à rangs ouverts

Article 3 -Maniement des armes

Article 4 -Serrez les rangs

Article 5 -Alignements à rangs serrez

 2° Leçon

Article 1 -Charge précipitée

Article 2 -Charge à volonté

Article 3 -Feu de peloton

Article 4 -Feux de 2 rangs

Article 5 -Feux en arrière

 3° Leçon

Article 1 -Marche en bataille

Article 2 -Arrêter le peloton marchant en bataille, et l’aligner

Article 3 -Marche oblique en bataille

Article 4 -Marquer le pas, marcher le pas accéléré et le pas en arrière

Article 5 -Marche en bataille par le 3° rang ( Voir animation )

 4° Leçon

Article 1 -Marcher par le flanc

Article 2 -Changer de direction par file

Article 3 -Arrêter le peloton marchant par le flanc, et le remettre face en tête

Article 4 -Le peloton étant en marche par le flanc, le former par file sur la droite ou sur la gauche en bataille

Article 5 -Le peloton étant en marche par le flanc, former le peloton, ou les sections, en marchant

 5° Leçon

Article 1 -Rompre en colonne par section

Article 2 -Marcher en colonne

Article 3 -Changer de direction

Article 4 -Arrêter la colonne

Article 5 -Etant en colonne par section, se former à gauche, ou à droite, en bataille

 6° Leçon

Article 1 -Mettre les files en arrière et les faire rentrer en ligne

Article 2 -Marcher en colonne au pas de route, et exécuter les divers mouvements de file

Article 3 -Rompre et former le peloton

Article 4 -Contre-marche

Article 5 –Etant en colonne par section, se former sur la droite ou sur la gauche en bataille

Article 6 -Instruction pour le tambour-major

Instruction pour tirer à la cible

Maniement de l’arme des sous-officiers

Maniement de l’épée des officiers

Salut de l’épée

Salut du drapeau

Instruction pour le tambour-major

 AJOUTS

Rappel :

 En vert pour «L’art du militaire ou traité complet de l’exercice de l’infanterie, cavalerie, du canon, de la bombe et des piques» publié à Paris chez l’imprimeur Dufart en l’An 1er, (1792-1793).

 En bleu pour le «Manuel militaire ou nouvelle tactique française» publié à Paris chez l’imprimeur Laurens jeune en 1793.

 En rouge pour le «Nouveau manuel militaire ou démonstration simple des temps de l’exercice dédié aux Sans-Culottes»  publié à Paris par l’imprimeur Le Prieur en l’An 2e , (1793-1794).

 En Italique pour le « Manuel des sous-officiers d’infanterie ; extrait des règlements militaires » publié à Hambourg par l’imprimerie F.H. Nestler en 1811.

 En gras pour le «Coup d’œil rapide sur le Règlement de 1791 du Baron Des Michels », publié dans le journal militaire de 1827.

Voir les animations des mouvements :

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TITRE 1 Formation d’un régiment en bataille

 

Le 1° bataillon bataillon de chaque régiment sera placé à droite, et le second à gauche.

Le 1° bataillon de chaque régiment sera composé de la 1° compagnie de grenadiers, et des compagnies des 1°, 3°, 5°, 7°, 9°, 11°, 13° et 15° capitaines de fusiliers du régiment.

Le 2° bataillon de chaque régiment sera composé de la 2° compagnie de grenadiers, et des compagnies

des 2°, 4°, 6°, 8°, 10°, 12°, 14° et 16° capitaines de fusiliers du régiment.

Dans le 1° bataillon, les compagnies de fusiliers seront également placées de la droite à la gauche, dans l’ordre suivant : 1°, 9°, 3°, 11°, 5°, 13°, 7° et 15°.

Dans le second bataillon, les compagnies de fusiliers seront également placées de la droite à la gauche, dans l’ordre suivant : 2°, 10°, 4°, 12°, 6°, 14°, 8° et 16°.

Lorsque les 2 bataillons d’un régiment se trouveront séparés, cet ordre aura lieu par bataillon ; et à leur réunion, il sera rétabli sur la totalité du régiment.

Les 2 compagnies de grenadiers seront dénommées 1° et 2°, d’après le rang d’ancienneté des capitaines qui les commandent ; la 1° sera placée à la droite du premier bataillon, et la 2° à la gauche du 2°.

Chaque bataillon sera partagé en 2 demi-bataillons, désignés par les noms de demi-bataillon de droite et demi-batailon de gauche.

Chaque compagnie, soit de grenadiers ou de fusiliers, formera 1 peloton, et les pelotons seront désignés par les noms de 1°, 2°, 3°, 4°, 5°, 6°, 7°, 8°, de suite, en commençant par la droite et finissant par la gauche de chaque bataillon. Le peloton de grenadiers de chaque bataillon ne sera point compris dans ce nombre, et conservera sa dénomination de grenadiers.

Le 1° et 2° peloton de chaque bataillon formeront la 1° division ; les 3° et 4° pelotons la 2° division ; les 5° et 6° pelotons la 3° division ; enfin la 7° et 8° pelotons formeront la 4° division.   

Chaque peloton sera partagé en 2 parties égales, qui seront désignées par le nom de section ; celle de de droite sera appelée 1° section, celle de gauche 2° section.

Chaque compagnie sera formée par rang de taille, de la droite à la gauche, quelle que soit sa place dans le bataillon ; le tiers composé des plus grands hommes, formera le 1° rang, le tiers composé des plus petits, formera le 2°, et l’autre tiers le 3° rang.

La distance d’un rang à l’autre sera de 32cm, lequel sera mesuré de la poitrine des hommes du 2° et 3° rang au dos de l’homme qui les précède respectivement dans leur file, ou à son havresac, quand le soldat sera chargé.

Les régiments étant sur pied de paix, lorsqu’ils devront manœuvrer par bataillon ou par régiment, les pelotons seront formés sur 2 rangs, afin d’occuper à peu-près la même étendue qu’ils occuperaient sur 3 rangs, au pied de guerre on égalisera les pelotons dans chaque bataillon, en reversant à cet effet, s’il y a lieu, des hommes d’une compagnie dans l’autre.

La compagnie de grenadiers de chaque bataillon restera attachée à son bataillon lorsqu’il devra exercer séparément ; mais lorsqu’on devra exercer par régiment, celle du 2° bataillon ira se réunir à la 1°, et se placera à sa gauche. Les 2 compagnies réunies formeront 2 pelotons d’égale force, qui seront désignés par les noms de 1° et 2° pelotons de grenadiers. 

Un régiment en bataille est composé de plusieurs bataillons, qui sont toujours placés de la droite à la gauche, dans l’ordre de leurs numéros, savoir : le 1er à la droite ; le 2e à la gauche  du 1er, et ainsi de suite.

Chaque bataillon de guerre est formé de 6  compagnies, savoir : 1 compagnie de grenadiers, 1 de voltigeurs, et 4 de fusiliers. Ces compagnies sont placées de la droite à la gauche, dans l’ordre suivant : Les grenadiers, la 1ère de fusiliers, la 2e, la 3e, la 4e et les voltigeurs.
Une compagnie au complet est de 140 hommes. Elle est divisée en 8 escouades. Deux escouades forment une subdivision ; 2 subdivisions , une section.

Le capitaine commande toute la compagnie, le lieutenant la 1ère section, le sous-lieutenant la 2E, chaque sergent une subdivision, chaque caporal une escouade.

En manœuvre, chaque compagnie de grenadiers, de voltigeurs ou de fusiliers, est dénommée peloton ; et les pelotons sont désignés par les noms de 1er, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e, de suite, en commençant par la droite et finissant par la gauche de chaque bataillon.

Un peloton, (ou compagnie), est formé par rang de taille, de la droite à la gauche ; le tiers, composé des plus grands hommes, forme le 1er rang, le tiers composé des plus petits, forme le 2e, et l’autre tiers le 3e rang.

La distance d’un rang à l’autre est de 32cm, qui se mesure de la poitrine des hommes du 2e et du 3e rang au dos de l’homme qui les précède respectivement dans leur file, ou à son havre-sac, quand le soldat est chargé.

Avant de manœuvrer, on égalise ordinairement les pelotons dans chaque bataillon, en reversant à cet effet, s’il y a lieu, des hommes d’une compagnie dans l’autre. Les files de chaque peloton sont numérotées, de manière que chaque homme connaisse son numéro dans son rang. On partage ensuite chaque peloton en 2 parties égales, qui sont désignées par le nom de section. Celle de droite est appellée 1ère section, celle de gauche, 2e section.

Le 1er et le 2e peloton, considérés sous un même commandement, forment la 1ère division. Le 3e et 4e

forment la 2e division. Le 5e et 6e forment la 3e division.

Les 3 premiers pelotons composent le demi-bataillon de droite ; les 3 derniers, le demi-bataillon de gauche.

Nous désirerions surtout que l’infanterie fût formée sur 2 rangs, parce que la formation sur 3 diminue la ligne des combattants, qu’elle en expose inutilement par sa profondeur un plus grand nombre aux coups de l’ennemi, et qu’elle ne fournit pas des feux aussi nourris que ceux d’une troupe sur 2 rangs, à cause de la  perte de temps qu’entraîne le chargement du fusil.

Si l’on nous objectait qu’une infanterie formée sur 3 rangs peut plus sûrement résister aux attaques de la cavalerie qu’une autre formée sur 2, nous ferions observer que l’on pourrait, en ce cas, former le carré sur 4 rangs, en doublant les sections. Nous ne pensons pas qu’un plus grand nombre de rangs placés les uns derrière les autres, et dont 2 seulement sont dans une position défensive, pût mieux préserver l’infanterie d’être enfoncée par la cavalerie. En admettant qu’un tel ordre eût cet avantage, ne rencontrerait-o pas un inconvénient très grave ? celui d’exposer cette troupe, si profondément massée, aux coups meurtriers d’une artillerie nombreuse, qui, masquée par la cavalerie, viendrait, sans être apperçue, la mitrailler à bout portant.

Nous pourrions par d’autres arguments appuyer les avantages de la formation sur 2 rangs, mais nous espérons que ceux dont nous nous sommes servis paraîtront assez péremptoires.

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Places des officiers et sous-officiers dans l’ordre de bataille

Le capitaine à la droite de sa compagnie, ou peloton, au 1° rang.

Le lieutenant en serre-file, à 2 pas derrière le centre de la 2° section.

Le sous-lieutenant en serre-file, à 2 pas derrière le centre de la 1° section.

Le sergent-major, derrière la droite de la 2° section, en serre-file.

Le 1° sergent, derrière le Capitaine au 3° rang ; ce sergent sera désigné dans les évolutions sous le nom de sous-officier de remplacement, et sera guide de droite de son peloton.

Le 2° sergent derrière la gauche de la 2° section en serre-file; ce sergent sera guide de gauche de son peloton dans les évolutions.

Le 3° sergent se placera en serre-file derrière la gauche de la 1° section de son peloton.

Le caporal-fourrier à la garde du drapeau de son bataillon.

Les caporaux dans le rang seront placés à la droite et à la gauche de leur peloton, suivant leur taille, et de préférence au 1° et 3° rang.

 Le capitaine à la droite de sa compagnie ou peloton, au 1er rang.

Le lieutenant en serre-file, à 2 pas derrière le centre de la 2e section.

Le sous-lieutenant en serre-file, à 2 pas derrière le centre de la 1ère section.

Le sergent-major en serre-file, derrière la droite de la 2e section.

Le 1er sergent derrière le capitaine, au 3e rang. Ce sergent est désigné dans les évolutions, sous le nom de sous-officier de remplacement, et sert de guide de droite à son peloton.

Le 2e sergent en serre-file, derrière la gauche de la 2e section. Ce sergent sert de guide de gauche de son peloton dans les évolutions.

Dans le 6e peloton de chaque bataillon, le 2e sergent est placé à la gauche du 1er rang du bataillon, ayant derrière lui un caporal au 3e rang.

Le 3e sergent en serre-file, derrière la gauche de la 1èresection.

Le 4e sergent en serre-file, derrière la gauche de la 2e section, entre le lieutenant et le 2e sergent, (le motif de cette disposition est que la 1ère section étant déjà surveillée par le capitaine, le sous-lieutenant et 2 sergents, le 4e sergent ne peut être affecté qu’au service de la 2e section, si l’on veut obtenir un équilibre exact dans la distribution des officiers et des sous-officiers de la compagnie).

Le fourrier se place derrière la droite de la 1ère section, dans les bataillons où il n’est pas employé à la garde de l’aigle.

Les caporaux sont placés dans le rang, à la droite et à la gauche de leur peloton, suivant leur taille, et de préférence au 1er et au 3e rang.

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Places des officiers supérieurs, adjudant-majors et adjudants

Places des tambours et musiciens

Garde du drapeau

La garde du drapeau de chaque bataillon, composée des 8 Caporaux-fourriers des compagnies de fusiliers, sera placée à gauche de la 2° section du 4° peloton, et fera partie de cette section.

Le 1° rang de cette garde sera composé du Sergent-major qui portera le drapeau, et de deux Caporaux-fourriers, placés l’un à droite et l’autre à sa gauche.

Les 2 autres rangs seront formés chacun de 3 Caporaux-fourriers.

Les Caporaux-fourriers porteront, ainsi que les sous-officiers placés derrière les chefs de pelotons er les sous-officiers de serre-file, l’arme dans le bras droit.

On placera de préférence au 2° rang de la garde du drapeau, les 3 Caporaux-fourriers qui auront le plus de régularité et de perfection, tant pour la position sous les armes, que pour la marche.

Le Colonel, et en son absence le Commandant du régiment, choisira dans chaque bataillon le Sergent-major Qui devra porter le drapeau. Il est de la plus grande importance pour la marche en bataille, que ce Sergent-major soit exercé avec le plus grand soin à la précision du pas, tant pour la longueur que pour la cadence, et à se prolonger sans varier, sur une direction donnée.

La garde de l’aigle d’un régiment est formée d’un officier qui la porte, de 2 anciens militaires, dits 2e et 3e porte-aigles, et des 6 fourriers du 2e bataillon.

Elle est placée sur 3 rangs, à la gauche de la 2e section du 3e peloton du 2e bataillon, et elle en fait partie.

Le 1er rang de cette garde est composé, de l’officier, 1er porte-aigle, et des 2e et 3e porte-aigles, placés, le 2e à sa droite et le 3e à sa gauche.

Les 2 autres rangs sont formés chacun de 3 fourriers.

Ceux-ci portent l’arme dans le bras droit.

On place de préférence au 2e rang de la garde de l’aigle, les 3 fourriers qui ont le plus de égularité et de perfection, tant pour la position sous les armes, que pour la marche.

Instruction des régiments

Instruction des officiers

Instruction des sous-officiers

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TITRE 2 ECOLE DU SOLDAT

 Ordre des exercices de l’école de peloton

Tête droite, tête gauche, par le flanc droite, front, par le flanc gauche, front, demi-tour droite, demi-tour droite, pas d’école en avant marche.

1° PARTIE

Immobilité

L’immobilité étant de tous les principes le premier à observer, on ne saurait trop recommander à celui qui veut apprendre l’exercice, à en contracter l’habitude. Celui qui ne cesse de remuer, ne peut s’aligner, ni laisser prendre sur lui d’alignement, et fait toujours voir en lui u soldat sans instruction. Il résulte de l’immobilité que chaque individu doit tenir, un avantage très grand, celui de laisser voir dans l’étendue d’un rang, un alignement correct.

1° Leçon

Article 1 -Position du soldat sans armes

Les talons sur la même ligne et rapprochés autant que la conformation de l’homme le permettra ; les pieds un peu moins ouverts que l’équerre et également tournés en dehors ; les genoux tendus sans les raidir, le corps d’aplomb sur les hanches, et penché en avant ; les épaules effacées et également tombantes, les bras pendant naturellement, les coudes près du corps, la paume des mains un peu tournée en dehors, le petit doigt en arrière et contre la couture de la culotte ; la tête droite sans être gênée, le menton rapproché du cou sans le couvrir ; les yeux fixés à terre, à environ 15 pas devant soi.

D’avoir les talons joints et posés sur la même ligne, les pointes des pieds également en-dehors et en équerre, les jarrets tendus sans les raidir, le corps bien d’aplomb, les épaules droites, effacées et également tombantes, le haut du corps et la poitrine en avant, sans cependant tendre le derrière, les bras allongés dans toute leur longueur, sans les raidir, les deux mains pendantes et placées à plat, sur le côté droit de la cuisse ; la tête dégagée des épaules, le cou retiré en arrière, le menton un peu rapproché de la cravate, sans cependant la couvrir ; la tête tournée à droite, de manière que l’œil gauche se trouve dans la direction des boutons de la veste, le regard fixé sur l’objet qui lui sera indiqué.

Les talons joints et posés sur la même ligne, les pointes des pieds également en dehors et en équerre, les jarrets tendus sans les raidir, le corps bien d’aplomb, les épaules droites, effacées et également tombantes, le haut du corps et la poitrine en avant, sans cependant tendre le derrière, les bras allongés dans toute leur longueur, sans les raidir, les 2 mains pendantes et placées à plat le long des cuisses, la tête dégagée des épaules ; le col retiré en arrière, le menton un peu rapproché de la cravate, sans la couvrir, la tête tournée à droite, de manière que l’œil gauche se trouve dans la direction des boutons de la veste, le regard fixé sur un objet quelconque.

La position du soldat est la suivante : Le corps d’aplomb, la tête droite, haute, libre et dégagée des épaules, de manière à faire les mouvements de tête sans remuer le corps, les épaules effacées, les bras tombant naturellement sur le côté sans raideur, le poignet un peu en dehors, pour que les coudes soient joints au corps, les hanches égales, ni plus saillantes ni plus reculées l’une que l’autre, les talons joints, et posés sur la même ligne, les pieds également ouverts, les jarrets tendus, le haut du corps très-en-avant.

 

A vos rangs

Garde/vous

Alignement

Au premier commandement, le soldat se rassemblera sur 1, 2 ou 3 rangs, en raison du nombre ; au second, il prendra la position indiquée, et restera immobile jusqu’au commandement d’alignement, qu’il cherchera à prendre le plus vivement possible, en piétinant jusqu’à ce qu’il se croie aligné, ç-à-d, jusqu’à ce qu’il puisse découvrir la poitrine de la 2° file de droite ou de gauche, ce qui dépend du côté ou se prend l’alignement.

 Garde à vous/peloton, Garde/vous

Au premier commandement, le soldat fixera son attention; au deuxième il prendra la position prescrite et l’immobilité.

 Tête/à droite, Tête/à droite, Tête/droite

Le soldat tournera la tête sans brusquer le mouvement, de manière que le coin de l’œil gauche du côté du nez, réponde à la ligne des boutons de la veste, les yeux fixés sur la ligne des yeux des hommes du même rang.

Au commandement, on tourne brusquement la tête à droite, de manière que le coin de l’œil gauche, du côté du nez, réponde à la ligne des boutons de la veste, les yeux fixés sur la ligne des yeux des hommes du même rang.

 Fixe

Il replacera de même la tête dans la position directe, qui doit être la position habituelle du soldat.

 Repos

A ce commandement, le soldat ne sera plus tenu de garder l’immobilité ni la position.

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 2° Leçon

Article 1 -A droite, à gauche, demi-tour à droite

Peloton par le flanc droit/à droite, Par le flanc droit/droite, Par le flanc droit/à droite

Au 2° commandement, le soldat tournera sur le talon gauche, élevant un peu la pointe du pied gauche, et rapportera en même temps le talon droit à côté du gauche, et sur la même ligne.

La recrue lève la pointe des pieds et tourne sur les talons.

On tourne vivement à droite, le talon gauche servant toujours de pivot; on élève un peu le talon droit pour pouvoir tourner plus facilement.

 

Front

 Peloton-Demi-tour/à droite, (1 temps-2 mouvements), Peloton-Demi-tour/droite, (1 temps-2

mouvements)  

1° Au commandement demi-tour faire un demi à droite, porter le pied droit en arrière, la boucle vis-à-vis  et à 8cm du talon gauche, saisir en même temps la giberne par le coin de la main droite.

Au commandement peloton, demi-tour, on porte vivement le pied droit à 8cm en arrière du gauche, de manière que la boucle du pied droit se trouve vis-à-vis du talon gauche ; on saisit la giberne par le coffre avec la main gauche, en appuyant le petit doigt sur le couvercle pour l’assujettir, et on attend le commandement de droite.

2° Au commandement à droite, tourner sur les 2 talons en élevant un peu les pointes des pieds, les jarrets tendus,  faire face en arrière, rapporter en même temps le talon droit à côté du gauche, et lâcher la giberne.

A ce commandement, on tourne vivement sur 2 talons, élevant un peu la pointe des pieds, pour que le frottement n’empêche pas de tourner le haut du corps très en avant, pour éviter le chancellement. Lorsqu’on aura achevé de tourner, et que l’on sera dans l’encadrement, on rapportera le pied droit sur l’alignement du gauche, et on gardera l’immobilité.

R : Lorsque le soldat portera l’arme, il la tournera de la main gauche au 1° temps du demi-tour à droite, comme il sera expliqué au 1° mouvement de la charge, et la replacera dans la position du port d’armes, à l’instant où rapportera le talon droit à côté du gauche.

3° Leçon

Article 1 -Principes du pas ordinaire direct

 

De la marche

Il y a différentes sortes de pas : le pas ordinaire, le pas redoublé et le pas oblique.

 

Pas d’école

Le pas d’école est d’autant plus nécessaire au recrue, qu’il lui donne la clef de la marche. Au mot de marche, la recrue porte le pied gauche en avant à 49cm de distance, et laisse la jambe droite tendue jusqu’à ce qu’il eut pris l’aplomb de son corps sur le pied gauche, ensuite, l’inspecteur lui compte, 1-2, le recrue fait le même mouvement avec le pied, qui doit être au mot de 2 sur la ligne directe du talon gauche; l’inspecteur reprend, 3-4, au mot de 4, le recrue a fait 2 petits mouvements de manière que le pied droit se trouve horizontalement en face du pied gauche, l’inspecteur reprend encore une fois, et dit 5-6, le recrue a fait encore 2 mouvements, de façon que le pied droit est à 49cm du gauche ; ainsi s’exécute le as d’école successivement.

    

La longueur du pas ordinaire

La longueur du pas ordinaire sera de 65cm, à compter d’un talon à l’autre, et sa vitesse de 76 par

minute.

Le principal est le pas ordinaire ; sa mesure est de 65cm et de 70 pas par minute.

La mesure du pas ordinaire est ordinairement de 60 pas par minute.

Le pas ordinaire est de 70 à la minute, et sa mesure est de 65cm.

Le pas ordinaire, étant par sa lenteur en opposition avec la vivacité naturelle de nos troupes, devrait être de 90 à la minute et remplacer le pas de route, qui serait supprimé. Si le pas de 76 à la minute était jugé nécessaire pour rompre la mauvaise allure des recrues, il devrait prendre, en ce cas, la dénomination de pas d’école.

 

En avant/marche, En avant/marche, En avant/marche, En avant/Pas ordinaire/marche

Au 1° commandement, le soldat portera le poids du corps sur la jambe droite.

Au 2°, il portera vivement, mais sans secousse, le pied gauche en avant, à 65cm du droit, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée et légèrement tournée en dehors, ainsi que le genou; portera en même temps le poids du corps en avant, et posera, sans frapper, le pied gauche à plat, précisément à la distance où il se trouve du pied droit; tout le poids du corps se portera sur le pied qui pose à terre; le soldat passera vivement, mais sans secousse, la jambe droite en avant, le pied passant près de terre, le posera à la même distance et de la même manière qu’il vient d’être expliqué pour le pied gauche, et continuera de marcher ainsi, sans que les jambes se croisent, sans que les épaules tournent, et la tête restant toujours dans la position directe.

Au 1° commandement, il faut porter le poids du corps sur la jambe droite.

Au 2° commandement, il faut porter le pied gauche en avant, vivement et sans secousse, jusqu’au

dessus de la place où il doit poser à terre, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée et légèrement tournée en dehors, ainsi le que le genou ; marquer, dans cette position, un petit temps d’arrêt; poser le pied à plat, précisément à la place où le temps d’arrêt a été marqué, afin de ne pas prolonger le pas d’un second mouvement, ni de ne le pas raccourcir, ce qui arriverait, si le corps était en arrière; avoir attention que tout le poids du corps porte sur le pied qui pose à terre ; passer sans retard, la jambe droite en avant, en pliant le genou le moins qu’il est possible ; le pied doit passer près de la terre, sans la toucher ; il faut le poser doucement, sans frapper ; continuer de marcher, le jarret tendu, sans que les jambes se croisent, et la tête toujours directe, sans que les épaules tournent ; ne point s’occuper de l’alignement, lorsque on commence à marcher.

L’instructeur aura soin de compter à son recru, 1-2-3-, 1-2-3. L’instructeur a soin que le recrue porte en avant le pied gauche, vivement et sans secousse, jusqu’au-dessus de la place où il doit poser à terre, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée et légèrement tournée en dehors, ainsi que le genou, marquer, dans cette position, un petit temps d’arrêt, poser le pied à plat, précisément à la place où le temps d’arrêt a été marqué, afin de ne pas prolongé le pas d’un second mouvement ni de ne pas le

raccourcir, ce qui arriverait si le corps était en arrière; avoir attention que tout le poids du corps porte sur le pied qui pose à terre; passer sans retard la jambe droite en avant, en pliant le genou le moins qu’il fut possible; le pied doit passer près de terre, sans la toucher, il faut le poser doucement sans frapper, continuer de marcher le jarret tendu sans que les jambes se croisent et la tête toujours directe, ne s’occuper seulement que de conserver son alignement qui est de découvrir la poitrine de son 3° homme, lorsque vous marcherez soit en peloton ou en bataillon.

 

Pas accéléré

La longueur de ce pas sera le même que celui du pas ordinaire, mais sa vitesse sera de 100 par minute.

Si le rang marche au pas accéléré, le commandement de halte se fera un instant avant que le pied ne soit prêt à poser à terre.

Le pas accéléré devrait être plus précipité, et de 120 à la minute.

 

Du pas redoublé

Le pas redoublé est de 120 à la minute, et s’exécute en doublant la vitesse, et est du même principe que le pas ordinaire.

 

Pas de charge

Le pas de charge est ordinairement usité lorsque l’ennemi nous poursuit ou que nous le poursuivons. On fait 120 pas par minute et même plus, selon la position du terrain et l’exigence des cas.

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4° Leçon

Article 1 -Principes du pas oblique

 

Oblique à droite/marche, Oblique à droite/marche, Oblique à droite/marche, Oblique à

droite/marche

La vitesse du pas oblique sera comme celle du pas ordinaire direct de 76 par minute; la longueur de ce

pas va être indiquée ci-après. L’homme de recrue, étant de pied ferme, l’instructeur lui fera porter le pied droit obliquement à droite en avant, à environ 65cm du gauche, observant de faire tourner un peu la pointe du pied droit en dedans, pour empêcher l’épaule gauche d’avancer, le soldat restera dans cette position. Au commandement de deux de l’instructeur, l’homme de recrue portera le pied gauche, par la ligne la plus courte, à environ à 46cm en avant du talon droit, et restera dans cette position. Il continuera à marcher de cette manière, aux commandements un, deux, en arrêtant à chaque pas, ayant la plus grande attention à maintenir les épaules carrément et la tête directe.

Le pas oblique à gauche s’exécutera d’après les mêmes principes; le soldat partira d’abord du pied gauche.

Lorsqu’en marche l’ordre oblique à droite se donne quand le pied gauche touche terre, le soldat partant du pied droit en oblique ; l’ordre pour l’oblique à gauche se donne quand le pied droit touche terre.

Le pas oblique ne sera jamais accéléré.

Le pas oblique consiste à déterminer l’impulsion du corps à droite ou à gauche, laissant toujours la tête tournée du même côté.

Le soldat conservera la position fixe de son corps; au mot marche, il portera le pied droit obliquement, à droite ou à gauche, environ à 65cm de l’autre ; il restera dans cette position, en ayant l’attention de tourner le pied un peu en dedans. Au mot deux, il portera le second pied, par la ligne la plus courte, à 46cm en avant du talon droit; restera dans cette position et continuera de marcher.  

Le pas oblique consiste à déterminer l’impulsion du corps à droite où à gauche, laissant toujours la tête tournée du même côté.

La recrue conservera la position fixe de son corps. Au mot marche, il portera le pied droit, si il est pris sur le pied droit, le pied gauche, si il est pris sur le pied gauche, obliquement à gauche à 54cm de l’autre ; il restera dans cette position, en ayant l’attention de tourner le 1° pied un peu en-dedans, sans que le corps perde sa position directe.

Pour exécuter l’oblique à droite, le soldat conservera la position fixe de son corps ; au mot de marche, il portera le pied droit obliquement à droite, à environ 65cm du gauche ; il restera dans cette position, en ayant attention de tourner le pied droit un peu en-dedans; au mot 2, il portera le pied gauche par la ligne la plus courte, à 46cm en avant du talon droit, et continuera de marcher.     

Le pas oblique, très-long à apprendre et très difficile à marcher avec précision, devrait être remplacé par un quart d’à droite ou d’à gauche individuel. Alors le 2° rang, pour ne pas marcher sur les talons du 1°, ferait le 1° pas d’un pied, afin que les rangs marchassent à 3 pieds l’un de l’autre.

 

Peloton/halte

Au 2° commandement qui sera fait à l’instant ou l’un ou l’autre pied indifféremment va poser à terre, le

soldat rapportera le pied qui est derrière, à côté de l’autre, sans frapper .

 

Le pas de course

Le pas de course devrait être adopté, et servir alternativement avec les autres pas à l’exécution des manœuvres. Le degré de vitesse de ce pas ne peut être fixé, parce qu’il est dépendant des circonstances et des localités. Nous pensons toutefois que le fantassin pourrait habituellement parcourir la course 60 toises par minutes.

 

Marquer le pas/marche

Le second commandement sera fait à l’instant où le pied va poser à terre, les soldats simuleront le pas, en rapportant les talons à côté l’un de l’autre, sans avancer, et en observant la cadence du pas.

 

En avant/marche

Au second commandement les soldats reprendront le pas de 65cm.

 

Changez le pas/marche

Au second commandement, qui sera fait à l’instant où le pied va poser à terre, les soldats rapporteront vivement le pied qui est derrière, à côté de celui qui vient de poser à terre, et repartiront de ce dernier pied.

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2° PARTIE

1° Leçon

Article 1 -Principes du port d’arme

 L’homme de recrue étant placé en position, il lui fera relever la main gauche, sans plier le poignet, en ne faisant agir que l’avant-bras gauche, l’instructeur élèvera alors le fusil perpendiculairement, et le placera l’arme dans la main gauche, le bras très-peu ployé, le coude en arrière et joint au corps sans le serrer, la paume de la main serrée contre le plat extérieur de la crosse, son tranchant extérieur dans la première articulation des doigts, le talon de la crosse entre le 1° et 2° doigt, le pouce par-dessus, les 2

derniers doigts sous la crosse, qui sera appuyée plus ou moins en arrière suivant la conformation de l’homme, de manière que l’arme vue de face, reste toujours perpendiculaire, et que le mouvement de la cuisse en marchant ne puisse pas la faire lever ni vaciller; la baguette au défaut de l’épaule, le bras droit pendant naturellement.

Le soldat, après s’être placé, comme nous l’avons dit, en en parlant de sa position, relevera la main gauche, sans plier le poignet, prendra son fusil, le placera contre son épaule gauche, la crosse posée dans cette même main, le bras très bien ployé, le coude en arrière et joint au corps, sans le serrer, la paume de la main serrée contre le plat extérieur de la crosse, son tranchant entièrement dans la 1° articulation, la vis entre le 1° et le 2° doigt, le pouce par-dessus, les 3 derniers doigts sous le talon de la crosse, la crosse appuyée un peu en avant de la hanche, un peu à côté de la cuisse, de manière que son mouvement ne fasse pas lever l’arme; la platine tournée un peu en dehors, ce qui est nécessaire pour que le coude gauche ne s’écarte pas du corps ; les coudes bien placés et près du corps.

Le soldat dans sa position doit avoir les talons joints et posés sur la même ligne, les pointes des pieds également en dehors et en équerre, les jarrets tendus sans les raidir, le corps bien d’aplomb, les épaules droites, effacées et également tombantes, le fusil dans la main gauche, sans plier le poignet, la crosse posée de manière que la paume de la main serre le plat extérieur de la crosse, le bras très bien ployé, le coude en arrière et joint au corps sans le serrer, la vis entre le 1° et le 2° doigt, le pouce par dessus, les 3 autres doigts sous le talon de la crosse, la crosse appuyée un peu en avant de la hanche, un peu à côté de la cuisse, de manière que son mouvement ne fasse pas lever l’arme, la platine tournée un peu en-dehors, ce qui est nécessaire pour que le coude gauche ne s’écarte pas du corps.

Le soldat restant immobile dans la position indiquée, sans armes, se préparera à recevoir l’arme que  l’instructeur lui présentera dans la main gauche. Pour cet effet, il relèvera un peu la main, et ploiera le poignet de manière que la crosse se trouve placée, sans écarter le coude du corps, le bec entre les 2 premiers doigts, le pouce sur la vis, l’arme d’aplomb et appuyée au défaut de l’épaule, et que le bout du canon tombe ni en avant ni en arrière, la platine tournée en-dehors ; ce qui est nécessaire pour que le coude gauche ne s’écarte pas du corps.

 Portez  armes,  

On élève son arme avec la main droite, en la faisant passer le long du corps ; le poignet gauche se prépare à recevoir l’arme, sans se détacher de la cuisse pour aller la chercher, et la main droite la fixe à l’épaule dans la position indiquée pour le port d’arme.

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2° Leçon

Article 1 -Maniement des armes

 

Le soldat sous les armes doit être fier, un regard hardi doit annoncer sa fermeté, sa valeur et son intrépidité ; il doit aussi observer un grand silence et prêter une oreille attentive au commandement de l’officier ou de l’instructeur qui le commande.

 

Charge en douze temps ,Charge en douze temps, Charge en douze temps, Charge en douze temps

voir la charge en douze temps en images :

Dans la charge en douze temps, on décompose tous les mouvements ; cette charge lente a pour objet d’apprendre aux soldats ou gardes les détails de la charge et l’habitude de l’uniformité si nécessaire dans les grands mouvements.

Au mot de charge en douze temps, le soldat doit se préparer.

 

1 Chargez/vos armes, (1 temps-2 mouvements), Chargez/vos armes, (1 temps-2 mouvements),

Chargez/armes, (1 temps-2 mouvements),

1° Faire demi-à droite sur le talon gauche, placer en même temps le pied droit en équerre derrière le talon gauche, la boucle appuyant contre le talon; tourner l’arme avec la main gauche, la platine en dessus, et saisir en même temps la poignée du fusil avec la main droite ; l’arme d’aplomb et détachée de l’épaule, laisser la main gauche sous la crosse.

Au 1°, le soldat doit faire un demi-tour à droite, sur le talon gauche ; placer le pied droit en équerre, derrière le talon gauche ; tourner en même temps la platine en dessus, avec la main gauche ; saisir la poignée du fusil avec la main droite, l’arme d’aplomb et détachée de l’épaule, et laisser la main gauche libre sous le talon de la crosse.

Aux mots chargez-armes, le soldat fait un demi-tour à droite sur le talon gauche, place le pied droit en équerre derrière le talon gauche, la boucle touchant le talon.

On saisit l’arme à la poignée avec la main droite, la faisant tourner sur la cuisse ; au même moment on fait un demi-tour à droite sur le talon gauche, la boucle du pied droit appuyée au talon gauche.

2° Abattre l’arme avec la main droite dans la main gauche, qui viendra en même temps la saisir à la capucine, le pouce allongé le long du bois, la crosse sous l’avant-bras droit, la poignée du fusil contre le corps, à environ 5cm du téton droit, le bout du canon à hauteur de l’œil, la sous-garde un peu en dehors, le coude gauche appuyé sur le côté; en même temps que l’arme tombe dans la main gauche, le pouce de la main droite se placera contre la batterie au-dessus de la pierre, les 4 autres doigts fermés, l’avant-bras droit le long de la crosse.

Au 2° mouvement, le soldat doit abattre l’arme avec la main droite, dans la main gauche, qui vient en même temps saisir l’arme à la capucine, le pouce allongé le long du bois, la crosse sous le bras droit, la poignée du fusil contre et à 3cm au –dessous du téton droit, le bout du canon à hauteur de l’œil, la sous-garde un peu en dehors, le coude appuyé sur le côté ; en même temps que l’arme tombe dans la main gauche, le pouce de la main droite se place contre la batterie, au-dessous du chien, les 4 doigts de la main fermés, l’avant-bras droit le long de la crosse.

En même temps il abat son arme dans la main gauche et la crosse dessous le bras droit, la platine au-dessus, le pouce allongé le long du bois, la poignée du fusil contre et à 3cm au-dessous du talon droit, le bout du canon à hauteur de l’œil, la sous-garde un peu en-dehors, le coude gauche appuyé sur le côté, le pouce de la main droite se place contre la batterie, au-dessous du chien, les 4 doigts fermés, l’avant-bras le long de la crosse.

On abat l’arme avec la main droite dans la main gauche, qui vient en même-temps saisir l’arme à la capucine, le pouce allongé le long du bois, la crosse sous le bras droit, le canon à hauteur de l’œil, la sous-garde un peu en dehors, le pouce de la main droite sur la batterie, prêt à ouvrir le bassinet, les

autres doigts fermés.

 

2 Ouvrez /le bassinet, (1 temps-1 mouvement), Ouvrez /le bassinet, (1 temps-1

mouvement),Ouvrez/net, (1temps-1 mouvement), Ouvrez/net, (1temps-2 mouvements)

Découvrir le bassinet, poussant fortement la batterie avec le pouce de la main droite, la main gauche résistant, et contenant l’arme; retirer aussitôt le coude droit en arrière, porter la main à la giberne, en la passant entre la crosse et le corps, et ouvrir la giberne.

Le soldat doit découvrir le bassinet, en poussant fortement la batterie avec le pouce de la main droite, résistant et contenant l’arme de la main gauche, retirer le coude en arrière, porter la main à la giberne, en la passant entre la crosse et le corps, et ouvrir la giberne.

Le soldat découvre le bassinet, en poussant fortement la batterie avec le pouce de la main droite, résistant et contenant l’arme de la main gauche, retire le coude droit en arrière, porte la main à la giberne, en la passant entre la crosse et le corps et ouvre la giberne.

1° On fait résistance du pouce, en poussant fermement la batterie pour découvrir le bassinet, et contenant l’arme de la main gauche.

2° On retire vivement le coude en arrière, on passe la main droite entre la crosse et le corps, on prend la cartouche dans la giberne, on la saisit entre les deux premiers doigts et le pouce, et on reste là.

 

3 Prenez/la cartouche, (1 temps-1 mouvement), Prenez/la cartouche, (1 temps-1 mouvement),

Prenez/touche, (1 temps-1 mouvement), Prenez/touche, (1 temps-1 mouvement)

Prendre la cartouche entre le pouce et les 2 premiers doigts, et la porter tout de suite entre les dents, la main droite passant entre la crosse et le corps.

Le soldat doit prendre la cartouche, la tenir entre le pouce et les 2 premiers doigts, et la porter promptement à la bouche, tout prêt à la déchirer au commandement suivant.

Le soldat doit prendre une cartouche, la tenir entre le pouce et les 2° doigts et la porter vivement à sa bouche tout prêt à la déchirer au commandement.

On sort la cartouche de la giberne, on la passe entre la crosse et le corps, on la porte à la bouche entre les dents, prêt à la déchirer.

 

4 Déchirez/la cartouche, (1 temps-1 mouvement), Déchirez/la cartouche, (1 temps-1 mouvement),

Déchirez/touche, (1 temps-1 mouvement), Déchirez/touche, (1 temps-1 mouvement)

Déchirer la cartouche jusqu’à la poudre, la tenant près de l’ouverture entre le pouce et les 2 premiers doigts ; la descendre tout de suite et la placer perpendiculairement contre le bassinet, la paume de la main droite tournée vers le corps, le coude droit appuyé sur la crosse.

Le soldat doit déchirer la cartouche jusqu’à la poudre, la tenant près de l’ouverture avec le pouce et les 2 premiers doigts, la descendre tout de suite en baissant la tête, et la placer horizontalement sur le bassinet, le dessus de la main en l’air, le coude appuyé sur la crosse.

Le soldat doit déchirer la cartouche jusqu’à la poudre, la descendre perpendiculairement près du bassinet, ayant le coude sur la crosse.

On déchire la cartouche jusqu’à la poudre; on la descend de suite sur le bassinet, prêt à amorcer, en serrant avec les doigts le bout déchiré pour que la poudre ne se perde pas.

 

5 Amorcez, (1 temps-1 mouvement), Amorcez, (1 temps-1 mouvement), Amorcez, (1 temps-1

mouvement), Amorcez, (1 temps-1 mouvement)

Baisser la tête, porter l’œil sur le bassinet, le remplir de poudre, resserrer la cartouche près de l’ouverture avec le pouce et le 1° doigt, relever la tête et porter la main droite derrière la batterie, en appuyant les 2 derniers doigts contre.

Après que le soldat, la tête baissée et l’œil sur le bassinet, l’a rempli de poudre avec le pouce et le 1° doigt, il relève la tête et porte la main droite derrière le bassinet, en appuyant les 2 derniers doigts dessus.

Le soldat jette un clin d’œil sur le bassinet pour le remplir de poudre et relever la tête en portant la main droite derrière le bassinet, en appuyant les 2 derniers doigts dessus.

On baisse la tête, on porte l’œil sur le bassinet, on le remplit de poudre, on relève vivement la tête, on passe les 2 derniers doigts de la main droite derrière la batterie, prêt à fermer le bassinet.

 

6 Fermez/le bassinet, (1 temps-1 mouvement), Fermez/le bassinet, (1 temps-1

 mouvement), Fermez/net, (1 temps-1 mouvement), Fermez/net, (1 temps-1 mouvement)

Résister de la main gauche, fermer fortement le bassinet avec les 2 derniers doigts, tenant toujours la cartouche entre les 2 premiers et le pouce; saisir tout de suite la poignée du fusil avec les 2 derniers doigts et la paume de la droite; le poignet droit joint au corps, le coude en arrière et un peu détaché du corps.

Le soldat doit résister de la main gauche, fermer fortement le bassinet avec les 2 derniers doigts, tenant toujours la cartouche dans les 2 premiers, saisir tout de suite la poignée du fusil avec les 2 derniers doigts et la paume de la main droite, le poignet joint au corps, le coude en arrière et un peu détaché du corps.

Le soldat doit résister de la main gauche, ferme fortement le bassinet avec les 2 derniers doigts, tenant la cartouche entre le pouce et les 2 premiers doigts, saisit vivement la poignée du fusil avec les 2 derniers doigts et la paume de la main, le poignet joint au corps, le coude en arrière et un peu détaché du corps. 

On ferme vivement le bassinet, en retirant le coude du corps, tenant toujours la cartouche entre les 2 premiers doigts ; on saisit la poignée du fusil avec les 2 derniers doigts et la paume de la main droite, le poignet joint au corps, le coude en arrière et un peu détaché du corps.

 

7 L’arme/à gauche, (1 temps-2 mouvements), L’arme/à gauche, (1 temps-2 mouvements),

L’arme/gauche, (1 temps-2 mouvements), L’arme/gauche, (1 temps-2 mouvements)

1° Redresser l’arme le long de la cuisse gauche, en appuyant fortement sur la crosse et étendant

vivement le bras droit, sans baisser l’épaule droite; tourner en même temps la baguette vers le corps, ouvrir la main gauche et laisser couler l’arme dans cette main jusqu’à la grenadière, le chien portant sur le pouce de la main droite; faire en même temps face en tête en tournant sur le talon gauche, porter le pied droit en avant, le talon contre la boucle du pied gauche.

Le soldat doit, dans le 1° mouvement redresser l’arme, en étendant fortement le bras droit de sa longueur ; tourner en même temps la baguette vers le défaut de l’épaule, ouvrir la main gauche et laisser tomber le fusil dans cette main, jusqu’à la grenadière, le chien portant sur le pouce de la main droite, et faire, en même temps, face en tête, en portant le pied droit en avant ; le talon contre et touchant la boucle du pied gauche.

Le soldat doit observer dans ce temps 2 mouvements, 1, 2. Le 1° redresser l’arme en étendant vivement le bras droit de sa longueur, tourner en même temps la baguette vers le défaut de l’épaule, ouvrir la main gauche, y laisser tomber le fusil jusqu’à la grenadière, le chien portant sur le pouce de la main droite, et faire en même temps face en tête, en portant le pied droit en avant, le talon contre et touchant la boucle du pied gauche.

On allonge le bras droit en le croisant ; on redresse l’arme ; on tourne en même-temps la baguette vers le défaut de l’épaule, on ouvre la main gauche pour laisser glisser le fusil jusqu’à la grenadière, le chien portant sur le pouce de la main droite ; on fait face en tête, en portant le pied droit en avant, le talon contre et touchant la boucle du pied gauche.

2° Lâcher alors le fusil de la main droite, descendre l’arme avec la main gauche le long et près du corps, remonter en même temps la main droite à hauteur et à 3cm de distance du canon, poser la crosse à terre sans frapper, la main gauche appuyée au corps au-dessous du dernier bouton de la veste, l’arme touchant la cuisse gauche, le bout du canon vis-à-vis le milieu du corps.

Au dernier mouvement, lâcher le fusil de la main droite, descendre l’arme avec la main gauche, le long et près du corps ; remonter, en même temps, la main droite à hauteur et à 3cm du bout du canon, poser la crosse à terre sans frapper, la main gauche appuyée au-dessus du dernier bouton de la veste, l’arme touchant la cuisse gauche, le bout du canon à 22cm et vis-à-vis le défaut de l’épaule droite.

Au second mouvement lâcher le fusil de la main droite, descendre l’arme avec la main gauche le long et près du corps, remonter en même temps la main droite à hauteur et à 3cm du bout du canon, poser la crosse à terre sans frapper, la main gauche appuyée au-dessus du dernier bouton de la veste, l’arme touchant la cuisse gauche, le bout du canon à 22cm et vis-à-vis le défaut de l’épaule. 

Au second mouvement, on lâche le fusil de la main droite; on descend l’arme avec la main gauche le long et près du corps, remontant en même-temps la main droite à hauteur et à 3cm du bout du canon, posant la crosse à terre sans frapper, la main gauche appuyée au dernier bouton de la veste, l’arme touchant la cuisse gauche, le bout du canon vis-à-vis le milieu du corps, tenant toujours la cartouche entre les 2 premiers doigts et le pouce, prêt à la mettre dans le canon.

 

8 Cartouche/dans le canon, (1 temps-1 mouvement), Cartouche/dans le canon, (1 temps-1

mouvement), Cartouche/non, (1 temps-1 mouvement), Cartouche/non, (1 temps-1 mouvement) 

Porter l’œil sur le bout du canon, tourner brusquement le dessus de la main droite vers le corps, pour renverser la poudre dans le canon, en élevant le coude à hauteur du poignet; secouer la cartouche, l’enfoncer dans le canon, et laisser la main renversée, les doigts fermés sans les serrer.

Le soldat doit porter l’œil sur le bout du canon, tourner brusquement le dessus de la main droite vers le corps, pour renverser la poudre, en élevant le coude à la hauteur du poignet, secouer la cartouche et laisser la main renversée, les doigts fermés sans les serrer.

Le soldat doit porter son œil sur le bout du canon, tourner brusquement le dessus de la main droite vers le corps pour renverser la poudre dans le canon, en élevant le coude à la hauteur du poignet, secouer la cartouche avant de la quitter et laisser la main renversée, les doigts fermés sans les serrer.

On porte l’œil sur le bout du canon, on tourne brusquement le dessus de la main droite vers le corps pour faire entrer la cartouche dans le canon, en élevant le coude à la hauteur du poignet ; rester la main renversée, les doigts fermés sans les serrer.

 

9 Tirez/la baguette, (1 temps-2 mouvements), Tirez/la baguette, (1 temps-2 mouvements),

Tirez/guette, (1 temps-1 mouvement), Tirez/guette, (1 temps-1 mouvement)

1° Baisser vivement le coude droit, et saisir la baguette entre le pouce et le 1° doigt ployé, les autres fermés ; la tirer vivement en allongeant le bras, les ongles en l’air; la ressaisir par le milieu entre le pouce et le 1° doigt, la main renversée, la paume de la main en avant, et la retourner rapidement entre la baïonnette et le visage en fermant les doigts, les baguettes des hommes du 2° et 3° rang rasant l’épaule droite de l’homme qui est immédiatement devant eux dans leur file, la baguette droite et parallèle à la baïonnette, le bras tendu, les yeux en l’air, le gros bout de la baguette vis-à-vis l’embouchure du canon, sans y être engagé.

Le soldat doit, au 1° mouvement baisser vivement le coude droit et saisir la baguette entre le 1° pouce et le 1° doigt ployé ; tirer tout de suit la baguette à moitié hors des tenons ; renverser vivement la main droite, le pouce en bas, le coude droit élevé pour saisir la baguette près des tenons avec le bout des doigts et le pouce ; achever de la tirer dans la même direction, en allongeant les doigts vers le gros bout, et étendant le bras de toute sa longueur.

Le soldat doit baisser vivement le coude droit et saisir la baguette entre le pouce et le 1° doigt, tirer la baguette à moitié hors des tenons, renverser vivement la main droite le pouce en-bas, saisir la baguette près des tenons avec le bout des doigts et le pouce, achever de la tirer dans la même direction, en allongeant les doigts vers le gros bout et étendant le bras de toute sa longueur, tourner la baguette le bras tendu, porter le gros bout dans le canon jusqu’à la moitié et rester là.

On baisse vivement le coude droit, et on saisit la baguette entre le pouce et le premier doigt ployé, et on la fait sortir des tenons à moitié ; on rabat la main pour la venir saisir entre le pouce et le premier doigt, les ongles en l’air, la baguette posant sur le doigt du milieu pour lui faire faire la bascule, la tournant vivement, mettant le gros bout dans le canon, et faisant entrer la baguette jusqu’à la main, ç-à-d jusqu’à la moitié ; ayant grande attention, lorsqu’on la fait tourner, de bien la partager en 2.

2° Mettre le gros bout de la baguette dans le canon, et l’y enfoncer jusqu’à la main.

Au second mouvement, tourner, le bras tendu. La baguette du 2° et 3° rang rasant l’épaule droite de son chef de file, porter le gros bout dans le canon, et le faire entrer jusqu’à la main, qui tiendra la baguette empoignée.

 

10 Bourrez, (1 temps-1 mouvement), Bourrez, (1 temps-1 mouvement), Bourrez, (1 temps-1

mouvement), Bourrez, (1 temps-1 mouvement)

Etendre le bras de sa longueur, en remontant la main droite pour saisir la baguette avec le pouce allongé, le 1° doigt ployé et les autres fermés; la chasser avec force dans le canon 2 fois de suite, et la ressaisir par le petit bout entre le pouce et le 1° doigt ployé, les autres fermés, le coude droit joint au corps.

Le soldat doit étendre le bras, de sa longueur, en remontant la main droite pour saisir la baguette avec le pouce allongé, le 1° doigt ployé et les autres fermés ; la chasser avec force dans le canon 2 fois de suite, et la resaisir par le petit bout entre le pouce et le 1° doigt, les autres doigts ployés comme ci-dessus, le coude droit joint au corps.

Le soldat doit faire glisser son pouce sur la baguette, en appuyant légèrement jusqu’à ce qu’il eut saisi le petit bout de la baguette pour la chasser avec force dans le canon et ensuite la resaisir entre le pouce et le 1° doigt, les autres doigts ployés, le coude droit joint au corps.

On remonte vivement la main droite pour saisir la baguette par le petit bout avec le pouce et le premier doigt, les ongles en-dedans, puis on la chasse avec force, en retirant le coude droit au corps, et on la ressaisit par le petit bout entre le pouce et le premier doigt.

 

11 Remettez/la baguette, (1 temps-2 mouvements), Remettez/la baguette, (1 temps-2 mouvements), Remettez/guette, (1 temps-1 mouvement), Remettez/guette, (1 temps-1 mouvement)

1° Comme au 1° mouvement de tirez la baguette, porter le petit bout de la baguette à l’entrée des tenons, sans l’y engager.

Le soldat doit, au 1° mouvement, chasser vivement la baguette à moitié hors du canon, descendre la main, le 1° doigt contre le bout du canon, la main renversée, le pouce en bas, le coude élevé à la hauteur du poignet, achever de tirer en allongeant les doigts vers le petit bout et rester le bras tendu.

Le soldat doit chasser vivement la baguette hors du canon, descendre la main, le 1° doigt contre le bout du canon, la main renversée, le pouce en bas, le coude élevé à la hauteur du poignet, achever de la tirer en allongeant les doigts vers le petit bout, la tourner pour apporter le petit bout dans les tenons, la faire glisser le long des tenons et l’enfoncer en plaçant sur le gros bout la main un peu ployée.

On tire vivement la baguette hors du canon, allongeant le bras les ongles en l’air ; on la ressaisit par le milieu entre le pouce et le premier doigt, comme on l’a expliqué ci-dessus ; on la suit toujours des yeux, et lorsqu’elle est tournée, on fait entrer le petit bout dans les tenons ; on la fait glisser et on l’enfonce, en plaçant le petit doigt sur le gros bout la main fermée.

2° Engager le petit bout dans le tenon, et faire glisser la baguette avec le pouce; remonter vivement la main, la placer un peu ployé sur le gros bout.

Au 2° mouvement, la tourner comme il est expliqué à tirez la baguette, pour apporter le petit bout dans les tenons, la faire glisser le long des tenons, et l’enfoncer tout de suite, en plaçant sur le gros bout la main un peu ployée.

 

12 Portez/vos armes, (1 temps-3 mouvements), Portez/vos armes, (1 temps-3

mouvements),Portez/armes, (1 temps-3 mouvements), Portez/armes, (1 temps-3 mouvements) 

1° Elever l’arme avec la main gauche le long du corps, la main gauche à hauteur de l’épaule, le coude gauche ne quittant pas le corps, le canon en dehors; descendre en même temps la main droite, pour saisir l’arme à la poignée.

Le soldat doit, au 1° mouvement, élever l’arme le long du corps avec la main gauche, la main gauche à hauteur de l’épaule gauche, le coude gauche ne quittant pas le corps, le canon en dehors, abaisser la main droite pour saisir l’arme à la poignée.

Le soldat doit élever l’arme le long du corps avec la main gauche, la main gauche à hauteur de l’épaule, le coude gauche ne quittant pas le corps, le canon en-dehors, abaisser la main droite pour saisir l’arme à la poignée

On élève l’arme le long du corps avec la main gauche, la main gauche à hauteur de l’épaule, le coude gauche ne quittant pas le corps ; la main droite vient saisir l’arme à la poignée pour la fixer à l’épaule 

2° Elever l’arme de la main droite, lâcher alors la main gauche, la descendre et la porter sous la crosse; rapporter en même temps le talon droit à côté du gauche et sur le même alignement ; appuyer l’arme avec la main droite contre l’épaule, dans la position indiquée pour le port d’armes, la main droite

touchant l’arme à la poignée, sans la serrer.

Au 2° mouvement, élever l’arme de la main droite, lâcher alors la main gauche, et la porter sous la crosse, rapportant le pied droit à côté du gauche et sur le même alignement, appuyer l’arme avec la main droite, contre l’épaule gauche ; dans la position indiquée pour le port d’arme, la main droite touchant l’arme à la poignée sans la tenir.

Ensuite élever l’arme de la main droite, lâcher la main gauche et la porter sous la crosse, rapporter le pied droit à côté du gauche et sur le même alignement, appuyer l’arme avec la main droite contre l’épaule gauche, dans la position indiquée pour le port d’armes, la main droite touchant l’arme à la poignée sans la tenir.

Aussitôt la main gauche vient se placer sous la crosse, rapportant le pied droit à côté du gauche, et sur le même alignement.

3° Laisser tomber vivement la main droite le long de la cuisse dans la position prescrite.

Au 3° mouvement, laisser tomber vivement la main droite le long de la cuisse.

Laisser tomber vivement la main droite le long de la cuisse.

La main droite tombant dans le rang.

 

Apprêtez/vos armes, (1 temps-3 mouvements), Apprêtez/armes, (1temps-2 mouvements),

Apprêtez/armes, (1temps-3 mouvements), Apprêtez/armes, (1temps-3 mouvements)

1° Rang

1° Tourner l’arme, la platine en dessus, avec la main gauche, la saisir avec la main droite à la poignée, comme au 1° mouvement de la charge, et rester face en tête, en tournant seulement la pointe du pied gauche un peu en dedans.

Le 1° rang fait son 1° mouvement comme le 1° mouvement du 1° de la charge.

Chaque soldat porte son arme avec la main droite au milieu du corps, place le petit doigt joignant le ressort de la batterie, le pouce allongé le long du bois à la hauteur du menton, la contre-platine tournée presque vers le corps, la baguette vers le front du bataillon, il porte en même temps le pouce de la main droite sur la tête du chien, le 1° doigt au-dessous de la sous-garde, ferme vivement le coude droit en armant et saisit la poignée en portant le 1° doigt sur la gachette. Vous n’oublierez point au moment où vous portez votre arme au milieu de votre corps de faire un demi-à-droite.

Règlement de 1776

Au 1° mouvement, on tourne la platine en-dessus avec la main gauche ; on saisit la poignée de l’arme avec la main droite, la main gauche libre sous la crosse, faisant un demi-à-droite, comme dans le 1° temps de la charge.

Règlement de 1778

Au 1° mouvement, tournent la platine en-dessus avec la main gauche, saisissent la poignée avec la main droite, l’arme d’aplomb, la main gauche libre sous la crosse, tournant le pied gauche un peu en de-dans. 

2° Porter vivement le pied droit en arrière, le talon en l’air, les doigts du pied ployés, poser le genou à terre à 27 ou 32cm en arrière, et à environ 16cm sur la droite du talon gauche, observant de ne pas

tomber brusquement; descendre en même temps l’arme avec la main droite, la saisir avec la main gauche à la capucine, poser la crosse à terre sans frapper, la placer devant la cuisse droite, de manière que le bec de la crosse soit vis-à-vis le talon gauche, saisir en même temps le chien avec le pouce et le 1° doigt de la main droite.

Au 2° mouvement, il apporte l’arme, avec la main droite au milieu du corps, place la main droite en frappant, le petit doigt joignant le ressort de la batterie, le pouce allongé le long du bois à la hauteur du menton, la contre-platine tournée presque vers le corps, la baguette vers le front du bataillo, il porte en même temps le pouce de la main droite sur le chien, le 1° doigt au-dessous de la sous-garde, et les 3 autres doigts joints au 1°, ferme vivement le coude droit en armant, et saisit la poignée.

Règlement de 1776

Au 2° mouvement, on apporte l’arme avec la main droite au milieu du corps ; on place la main gauche le petit doigt joignant le ressort de la batterie, allongé le long du bois à la hauteur du menton, la contre-platine tournée presque vers le corps, la baguette vers le front du bataillon ; on porte en même-temps le pouce de la main droite sur la tête du chien, le 1° doigt au-dessous, et contre la sous-garde, les 3 autres doigts joints aux premiers.

Règlement de 1778

Au 2° mouvement, on porte vivement le pied droit en arrière, le talon en l’air, les doigts pliés en dessous ; on pose le genou à terre de 27 à 32cm en arrière, et à 16cm sur la droite du talon gauche, observant de ne pas tomber brusquement ; on détache l’arme de l’épaule avec la main droite, on la saisit avec la gauche à la capucine, on pose la crosse à terre, sans frapper, de manière que le bec de la crosse soit vis-à-vis le derrière du talon gauche ; on saisit le chien avec le pouce et le 1° doigt de la main droite. 

3° Armer.

Règlement de 1776

Au 3° mouvement, on ferme vivement le coude droit en armant, et on saisit la poignée.

Règlement de 1778

Au 3° mouvement, on armera.

 

2° Rang

1° Comme le 1° mouvement de la charge.

Le 2° rang fait son 1° mouvement comme le 1° rang, excepté qu’il porte le pied droit sur la droite à 16cm du gauche, et sur l’alignement du rang.

Le second rang fait la manœuvre ci-dessus démontrée, à l’exception qu’il porte le pied droit sur le côté à 16cm du gauche et sur l’alignement du rang.

R : règlement de 1778

Les hommes du 2° rang doivent, au 1° mouvement, faire un demi-tour à-droite sur le talon, placer le pied droit en équerre, derrière et contre le talon gauche, la boucle appuyant au talon ; tourner en même-temps la platine en-dessus avec la main gauche, saisir la poignée avec la main droite, l’arme d’aplomb détachée de l’épaule, laisser la main gauche libre sous le talon de la crosse.

2° Apporter l’arme avec la main droite au milieu du corps, placer la main gauche, le petit doigt joignant le ressort de la batterie, le pouce allongé le long du bois à la hauteur du menton, la contre-platine tournée presque vers le corps, la baguette vers le front du bataillon ; porter en même temps le pouce de la main droite sur la tête du chien, le 1° doigt au-dessous et contre la sous-garde, les 3 autres doigts joints au 1°.

Son 2° mouvement, comme le 1° rang.

Au 2° mouvement, apporter l’arme avec la main droite au milieu du corps. ; on place la main gauche le petit doigt joignant le ressort de la batterie, allongé le long du bois à la hauteur du menton, la contre-platine tournée presque vers le corps, la baguette vers le front du bataillon ; on porte en même-temps le pouce de la main droite sur la tête du chien, le 1° doigt au-dessous, et contre la sous-garde, les 3 autres doigts joints aux premiers.

3° Fermer vivement le coude droit en armant, et saisir l’arme à la poignée.

Règlement de 1778

Au 3° mouvement, on armera.

Règlement de 1776

Le second rang avance le pied droit de 19 à 22cm sur le côté, le corps portant sur la partie droite, et fait, pour armer son arme, les mêmes mouvements que le premier rang.

 

3° Rang

1°, 2° et 3° mouvements comme ceux du 2° rang.

Le troisième rang fait la même manœuvre pour les armes, mais il se replie un peu à gauche en faisant un demi-à-droite, et au moment où l’on commande en/joue, il porte le pied gauche à 16cm en avant, en emboîtant le 2° rang.  Règlement de 1778

Les hommes du 3° rang doivent imiter ceux du 2°, excepté qu’ils ne feront qu’un quart d’à-droite, qu’ils porteront le pied droit à 22cm sur la droite, et à 8cm du talon gauche, la pointe du pied gauche tournée un peu en-dedans, ainsi que celle du pied droit.

Règlement de 1776

Le troisième rang déboîte à gauche, en portant le pied gauche à 16cm à gauche, la boucle du pied droit vis-à-vis le talon gauche ; les mêmes mouvements pour armer que les premier et second rangs.

 

Joue, (1 temps-1 mouvement), En/joue, (1 temps-2 mouvements), En/joue, (1 temps-1 mouvement), Joue, (1 temps-1 mouvement)

Abaisser brusquement le bout du canon, glisser vivement la main gauche jusqu’à la capucine, appuyer la crosse contre l’épaule droite, le bout du canon un peu baissé, les coudes abattus sans être serrés au corps, fermer l’œil gauche, diriger l’œil droit le long du canon, abaisser la tête sur la crosse pour

ajuster, placer le 1° doigt sur la détente.

R : Les hommes du 3° Rang seulement, porteront en même temps le pied droit à 22cm sur la droite, vers le talon gauche de l’homme qui est à côté d’eux.

Après la position d’apprêter armes, on commande en joue. Les 2 rangs l’exécutent à la fois. Les soldats doivent abaisser brusquement le bout du canon, porter vivement la main gauche, le 1° doigt en de-ça contre la capucine, appuyer la crosse contre l’épaule droite, le talon à la hauteur de l’épaule, le bas canon plus bas qu’elle, les coudes abattus sans être serrés au corps, fermer l’œil gauche, diriger l’œil droit le long du canon, abaisser la tête sur la crosse pour ajuster, placer le 1° doigt sur la détente.

Au mot de joue le soldat doit abaisser brusquement le bout du canon, porter la main gauche en-deçà et contre la capucine, appuyer la crosse contre l’épaule droite, le talon à la hauteur de l’épaule; le bras du canon plus bas qu’elle, les coudes abattus sans être serrés au corps, fermer l’œil gauche, diriger l’œil droit le long du canon, abaisser la tête sur la crosse pour ajuster et placer le 1° doigt sur la détente.  

A ce commandement, on baisse brusquement le bout du canon, on porte vivement la main gauche en avant pour recevoir l’arme, le 1° doigt en-de-çà contre l’épaule droite, les coudes abattus sans être serrés au corps; on ferme l’œil gauche, dirigeant le droit le long du canon pour ajuster, ayant soin de tirer à hauteur de ceinture d’homme.

 

Redressez/vos armes, (1 temps-1 mouvement)

Redresser fortement l’arme, et reprendre la position du 3° mouvement, d’apprêtez vos armes.

 

Feu, (1 temps-1 mouvement), Feu, (1 temps-2 mouvements), Feu, (1 temps-1 mouvement), Feu, (1 temps-1 mouvement)

Appuyer avec force le 1° doigt sur la détente, sans baisser davantage la tête, ni la détourner, et rester dans cette position.

Il faut, au 1° mouvement, appuyer avec force le 1° doigt sur la détente, sans baisser davantage la tête, et rester dans cette position.

Au 2° mouvement, retirer vivement l’arme pour prendre la position de la fin du 6° temps de la charge, excepté que le pouce saisira la tête du chien avec le 1° doigt ployé et les autres doigts fermés pour les remettre au repos, et que le 3° rang, en retirant l’arme, reculera en portant le pied à 22cm en arrière de son alignement, le pied gauche suivant, pour se trouver dans la position de la charge. Après ce mouvement, on fait mettre le chien au repos.

Au mot de feu le soldat appuie avec force le 1° doigt sur la détente sans déranger la tête.

A ce commandement, on appuie vivement le doigt sur la détente, ayant soin de bien saisir le

commandement pour qu’on n’entende qu’un seul coup, et que les armes ne partent pas les unes après les autres. Il faut avoir grand soin de ne pas détacher la crosse de l’épaule, et de faire au contraire résistance à l’épaule droite, pour éviter que le fusil en partant ne repousse.

 

Chargez, (1 temps-1 mouvement)

Retirer brusquement l’arme, et prendre la position du 2° mouvement du 1° temps de la charge, excepté que le pouce de la main droite, au lieu de se placer contre la batterie, saisira la tête du chien avec le 1° doigt ployé et les autres fermés. Le 1° Rang se relèvera vivement sans pencher le corps en avant, mais en effaçant l’épaule droite, afin de ne point rencontrer l’arme du 2° Rang, et le 3° Rang rapportera le pied droit derrière le gauche, la boucle contre le talon.

 

Le chien/au repos, (1 temps-1 mouvement)

Relever le chien jusqu’au cran du repos, prendre garde de ne pas l’armer; porter aussitôt la main à la giberne, en la passant entre la crosse et le corps, et ouvrir la giberne.

 

Portez/vos armes, (1 temps-1 mouvement)

Au commandement portez, les soldats mettront le chien au repos, comme il vient d’être expliqué, fermeront le bassinet, et saisiront le fusil  à la poignée; à celui vos armes, ils porteront les armes

vivement, et feront face en tête.

 

Présentez/vos armes, (1 temps-2 mouvements), Présentez/vos armes, (1 temps-2 mouvements),

Présentez/armes,(1 temps-2 mouvements), Présentez/armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Comme le 1° mouvement de la charge, excepté que le soldat restera face en tête.

Le soldat porte brusquement la main droite au-dessous de la sous-garde, tourne la contre-platine un peu en-dehors.

Au mot présentez, il faut tourner la platine en dessus, avec la main gauche, saisir la poignée avec la main droite, l’arme d’aplomb, détachée de l’épaule, et la main gauche libre sous la crosse.

On tourne un peu la platine en-dessus avec la main gauche; on saisit la poignée de l’arme avec la main droite; l’arme d’aplomb détachée de l’épaule; et la main gauche libre sous la crosse.

2° Achever de tourner l’arme avec la main droite, pour l’apporter d’aplomb vis-à-vis l’œil gauche, la baguette en avant, le chien à hauteur du dernier bouton de la veste, la main droite empoignant l’arme au-dessous et contre la sous-garde; l’empoigner en même temps brusquement avec la main gauche, le petit doigt contre le ressort de la batterie, le pouce allongé le long du canon contre la monture, l’avant-bras collé au corps sans être gêné, rester face en tête, sans bouger les pieds.

Au commandement vos armes, achever de tourner l’arme avec la main droite, pour la porter d’aplomb, vis-à-vis l’œil gauche, au milieu du corps, la baguette en avant, le chien à la hauteur du dernier bouton de la veste, la main droite empoignant l’arme au-dessous de la sous-garde, l’empoigner en même temps brusquement avec la main gauche, placer le petit doigt contre le ressort de la batterie ,le pouce allongé le long du canon, contre la monture, l’avant-bras collé au corps, sans être gêné, rester face en tête, sans bouger les pieds.

Et au mot de 2, il arrache vivement et met en direction devant lui, la sous-garde en avant, le canon faisant face à l’œil gauche qui est en direction aux boutons de la veste, en ce que la tête est tournée un peu à droite.

On achève de tourner l’arme avec la main droite pour la porter d’aplomb au milieu du corps, le chien à hauteur du dernier bouton de la veste, le petit doigt de la main gauche touchant le ressort de la batterie, le pouce allongé le long du bois et du canon, l’avant-bras gauche collé au corps sans être gêné, la tête haute, le regard fixe, et rester face en tête, sans bouger les pieds.

 

Portez/vos armes, (1 temps-2 mouvements), Portez/armes, (1 temps-3 mouvements), Portez/armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Tourner l’arme avec la main droite, le canon en dehors, l’élever et le placer contre l’épaule gauche avec la main droite, descendre la main gauche sous la crosse, la main droite restant libre sur la poignée.

Au mot portez, il faut tourner la contre-platine en-dehors.

On fait tourner l’arme avec la main droite, n la place à l’épaule dans la position indiquée pour le port d’arme, la main gauche se plaçant sous la crosse.

2° Laisser tomber vivement la main droite à sa position.

Au mot 2, la porter vivement à l’épaule gauche.

La main droite tombant vivement dans le rang.

3° Et au 3° temps, laisser tomber la main droite sur la cuisse droite.

 

Reposez-vous/sur vos armes, (1 temps-2 mouvements), Reposez/armes, Reposez-vous/armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Descendre l’arme en allongeant vivement le bras gauche, la saisir en même temps avec la main droite au-dessus et près de la capucine; lâcher l’arme de la main gauche, et la porter vivement vis-à-vis  l’épaule droite, la baguette en avant, le petit doigt derrière le canon, la crosse à 7cm de terre, la main droite appuyée à la hanche, l’arme d’aplomb, la main gauche pendante sur le côté.

On saisit l’arme avec la main droite au-dessus et contre la capucine, on la lâche de la main gauche, en la laissant un peu glisser ; on porte vivement l’arme, en la faisant passer le long du corps, le petit doigt derrière le canon pour la contenir, la baguette en dehors. ; on laisse glisser l’arme dans la main droite.

2° Laisser glisser l’arme dans la main, la laisser tomber sans frapper, la main basse, le canon entre le pouce et le 1° doigt allongé le long de la monture, les 3 autres doigts allongés et joints, le bout du canon à environ 5cm de l’épaule droite, la baguette en avant, le talon de la crosse à côté et contre la pointe du pied droit, l’arme d’aplomb.

On laisse glisser l’arme dans la main droite, et on la porte à terre sans bruit, le bout du canon près de l’épaule, le talon de la crosse contre et à côté de la pointe du pied droit, la main basse, le canon entre le 1° doigt et le pouce de la main droite, ces 2 doigts allongés le long de la monture ; les 3 autres joints et allongés.

 

Repos, (1 temps-1 mouvement)

Le soldat passera la main droite étendue sur la baguette et appuiera le bout du canon contre l’épaule droite. Le soldat ne sera plus tenu de garder l’immobilité ni la position.

 

En place/repos

A ce commandement, les soldats ne seront plus astreints à conserver l’immobilité, mais il conserveront toujours l’un ou l’autre talon en place.b

 

Garde à vous/peloton, (1 temps-1 mouvement)

Le soldat reprendra la position de reposé sur les armes.

 

Inspection/des armes, (1 temps-1 mouvement), Inspection/armes, (1 temps-1 mouvement),

Inspection/armes, (1 temps-1 mouvement)

Le soldat étant dans la position de reposé sur les armes, faire un à-droite et demi sur le talon gauche, en portant le pied droit à 16cm du gauche perpendiculairement en arrière de l’alignement, les pieds en équerre; saisir l’arme brusquement de la main gauche à la hauteur du dernier bouton de la veste,

incliner le bout du canon en arrière sans que la crosse bouge, la baguette tournée vers le corps; porter

en même temps la main droite à la baïonnette, la saisir par la douille et la branche, de manière que

l’extrémité de la douille dépasse le talon de la main de 3cm, et qu’en la tirant le pouce s’allonge sur la lame ; l’arracher du fourreau, la porter et la fixer au bout du canon, saisir aussitôt la baguette, et la tirer comme il est expliqué à la charge en douze temps; la laisser glisser dans le canon, et se remettre aussitôt face en tête dans la position de reposez sur les armes.

Le soldat fait un à-droite et demi sur le talon gauche, en portant le pied droit à 16cm du gauche, perpendiculairement en arrière de l’alignement, les pieds en équerre, il saisit l’arme brusquement de la main gauche, à la hauteur du dernier bouton de la veste, incline l’arme sans que la crosse ne bouge, porte la main droite à la baïonnette, en la saisissant par la douille et la branche de manière que l’extrémité de la douille dépasse le talon de la main de 3cm, l’arrache du fourreau et la porte au bout du canon, en rapprochant l’arme du corps, ensuite il saisit la baguette entre le pouce et le 1° doigt, la tire, la fait glisser dans le canon et fait face aussitôt pour reprendre la position.

Le soldat reposé sur son arme fait à droite et demie sur le talon gauche, en portant le pied droit à 16cm du gauche perpendiculairement en arrière de l’alignement, les pieds en équerre ; il saisit brusquement l’arme de la main gauche à hauteur du dernier bouton de la veste, incline le bout du canon en arrière du talon de la crosse, ne bougeant point la baguette tournée vers le corps ; dans cette position, il porte la main droite à la baïonnette, en la saisissant par la douille et la branche, de manière que l’extrémité de la douille dépasse le talon de la main de 3cm, et qu’en la tirant, le pouce s’allonge sur la lame. Il l’arrache du fourreau, la porte et la place au bout du canon, en rapprochant l’arme du corps ; il saisit aussi-tôt la baguette entre le pouce et le premier doigt, la tire, comme expliqué à la charge en douze temps, la laisse glisser dans le canon, et fait face en tête pour reprendre sa première position, et reste immobile jusqu’à ce que l’officier inspecteur passe devant lui.

Alors l’instructeur inspectera successivement l’arme de chaque soldat, en passant devant le rang. Chaque soldat, à mesure que l’inspecteur passera devant lui, élèvera vivement son arme de la main droite, la saisira avec la main gauche entre la capucine et le ressort de la batterie, la platine en dehors, la main gauche à hauteur du menton, l’arme vis-à-vis l’œil gauche ; l’instructeur la prendra et la lui rendra après l’avoir examinée; le soldat la reprendra de la main droite, et la replacera à la position de reposez sur les armes. Lorsque l’inspecteur l’aura dépassé, il remettra de lui-même la baguette, en reprenant la position prescrite au commandement d’inspection des armes, après quoi il se remettra face en tête.

Après que l’officier aura inspecté l’arme, le soldat passera vivement son arme de la main droite dans la main gauche, la platine en dehors, la main gauche placée entre la capucine et le petit ressort de la batterie ; le soldat ouvrira sa giberne avec la main droite au moment où l’officier inspectera son fusil, et dès que l’officier l’aura dépassé, alors il remettra de lui-même la baguette dans ses tenons, et reprendra sa 1° position.

A ce moment, le soldat passe vivement l’arme dans la main gauche, la platine en dehors, la main gauche placée entre la capucine et le petit ressort de la batterie vis-à-vis de l’épaule gauche. Au moment où l’inspecteur lui aura rendu son arme, il la placera à la position prescrite pour se reposer sur les armes, et quand il l’aura dépassé, il remettra lui-même la baguette dans ses tenons, et se remettra face en tête.

 

Baïonnette/au canon, (1 temps-1 mouvement), Baïonnette/non, (1 temps-1 mouvement)

Prendre la position indiquée ci-dessus, mettre la baïonnette au bout du canon, comme il a été expliqué, et se remettre aussitôt face en tête.

Si la baïonnette étant au bout du canon, l’instructeur veut faire mettre la baguette dans le canon pour faire l’inspection des armes, après avoir tiré, il commandera : baguette/dans le canon.

Si, au lieu de faire l’inspection des armes, on ne voulait que faire mettre la baguette au bout du canon,

On commanderait : baïonnette/non. Alors le soldat exécuterait ce temps, en 1 mouvement.

 

Baguette/dans le canon, (1 temps-1 mouvement), Baguette/non, (1 temps-1 mouvement)

Mettre la baguette dans le canon, comme il a été expliqué ci-dessus, et faire aussitôt face en tête ; la remettre ensuite successivement, à mesure que l’arme de chaque soldat aura été inspectée. Le soldat n’élèvera pas l’arme pour la présenter à l’instructeur lorsqu’il passera devant lui. Le soldat n’élèvera pas l’arme pour la présenter à l’instructeur lorsqu’il passera devant lui, l’instructeur devant seulement examiner si l’arme n’est point chargée ; il pourra s’en assurer, prendre la baguette par le petit bout et la faire sauter dans le canon.

De même, si la baïonnette étant au canon, on voulait y faire mettre la baguette, on commanderait baguette/non. Alors ce serait pour faire l’inspection des armes. Le soldat exécuterait ce temps en 1 mouvement. L’inspection finie, on fait porter les armes.

 

Vos armes/à terre, (1 temps-2 mouvements), Armes/terre, (1 temps-2 mouvements),Vos

armes/terre, (1 temps-2 mouvements)

1° Tourner l’arme de la main droite, la contre platine en avant ; saisir en même temps le coin de la giberne avec la main gauche; courber le corps brusquement, avancer le pied gauche, le talon vis-à-vis la capucine, poser l’arme à terre droit devant soi avec la main droite, le talon de la crosse restant toujours à hauteur du pied droit, le jarret droit un peu ployé, le talon droit élevé.

Le soldat étant reposé sur son arme, doit, au commandement, tourner l’arme de la main droite, la contre-platine en-avant, saisir la giberne de la main gauche, courber le corps brusquement, porter le pied gauche en-avant de 22cm, poser l’arme à terre, droite et devant soi, avec la main droite, le talon de la crosse restant toujours à la hauteur de la pointe du pied droit, le jarret droit un peu ployé, le talon élevé, et le talon gauche vis-à-vis la capucine.

On tourne l’arme de la main droite, la contre-platine en avant ; on saisit la banderole de la giberne avec la main gauche ; on courbe le corps brusquement en avançant le pied gauche ; on pose l’arme à droite devant soi ; le talon de la crosse restant toujours à hauteur de la capucine.

2° Se relever, rapporter le pied gauche à côté du droit; lâcher la bretelle de la giberne, et laisser tomber les 2 mains à leur position.

Le soldat en se relevant, aura soin de rapporter le pied gauche à côté du droit, et laisser tomber les 2 mains à plat sur le côté de la cuisse.

On se relève rapportant le pied gauche à côté du droit, laissant tomber les 2 mains à plat sur le côté.

Le mouvement d’arme à terre devrait être rayé du règlement, parce qu’il est inutile pour faire reposer ; la formation des faisceaux par files nous paraît préférable.

 

Relevez/vos armes, (1temps-2 mouvements), Reprenez/armes, (1 temps-2 mouvements),

Relevez/armes

1° Comme le 1° mouvement de vos armes à terre .

Le soldat répète ce qu’il vient de faire, ç-à-d porte le pied gauche à 22cm et vis-à-vis la capucine, saisi la giberne de la main gauche, courbe le corps brusquement.

2° Relever l’arme, rapporter le pied gauche à côté du droit et tourner aussitôt l’arme avec la main droite, la baguette en avant; lâcher en même temps la giberne, et laisser tomber la main gauche à sa position.

Il reprend son arme de la main droite, en la tournant de manière que la baguette soit en avant.

On relève les armes en se servant du même principe que celui avec lequel on les a posées à terre.

 

Portez/vos armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Elever vivement l’arme de la main droite, la porter contre l’épaule gauche en la faisant tourner pour que le canon se trouve en dehors; placer en même temps la main gauche sous la crosse, et

descendre la main droite contre la batterie.

2° Laisser tomber la main droite vivement à sa position.

 

L’arme/au bras, (1temps-3 mouvements), L’arme/bras, ( 1 temps-3 mouvements), L’arme/bras, (1temps-3 mouvements)

1° Empoigner brusquement l’arme à 11cm au-dessous de la platine, sans tourner l’arme et en l’élevant un peu.

Le soldat doit empoigner brusquement son arme, à 11cm au-dessous de la platine, sans tourner le fusil, et en l’élevant un peu.

On empoigne brusquement l’arme avec la main droite à 11cm au-dessous de la platine; on élève un peu l’arme avec la main gauche sans rien changer de sa position. 

2° Quitter la crosse de la main gauche, placer l’avant-bras gauche étendu sur la poitrine contre le chien, la main sur le téton droit.

Au 2° mouvement, il doit quitter la crosse de la main gauche, placer l’avant-bras gauche étendu sur la poitrine contre le chien, la main sur le téton droit.

On croise l’avant-bras gauche de manière que la main gauche se trouve sur le téton droit, les 4 doigts allongés, et le pouce dessus.

3° Laisser tomber la main droite vivement à sa position.

Au 3° mouvement, il doit laisser tomber la main droite à sa position ; si c’est en marchant, il lui est libre de la laisser à la position du 2° mouvement, c’est à sa volonté.

On abat vivement la main droite sur le côté.

 

Repos, (1 temps-1 mouvement)

Le soldat passera la main droite étendue sur la baguette et appuiera le bout du canon contre l’épaule droite. Le soldat ne sera plus tenu de garder l’immobilité ni la position.

 

En place/repos

A ce commandement, les soldats ne seront plus astreints à conserver l’immobilité, mais il conserveront toujours l’un ou l’autre talon en place.

 

L’arme/à volonté

Porter l’arme indifféremment sur l’une ou sur l’autre épaule, d’une ou des deux mains, l’extrémité du

canon en l’air.

 

L’arme/au bras

Reprendre vivement la position du  3° mouvement de ce temps.

 

Portez/vos armes, (1temps-3 mouvements), Portez/armes, (1temps-3 mouvements)

1° Porter brusquement la main droite à la poignée de l’arme.

On portera vivement la main droite à la poignée de l’arme.

2° Placer brusquement la main gauche sous la crosse.

La main gauche la reçoit et la place dans sa position.

3° Laisser tomber la main droite vivement à sa position; descendre en même temps l’arme avec la main gauche à la position du port d’armes.

La main droite retombe aussi-tôt dans le rang.

 

Remettez/la baïonnette, (1 temps-3 mouvements), Remettez/nette, (& temps-3 mouvements)

1° Descendre l’arme en allongeant le bras gauche; la saisir en même temps avec la main droite, au-dessus et près de la capucine, comme au 1° mouvement de reposez sur les armes.

Le soldat doit saisir l’arme avec la main droite au-dessus de la capucine.

2° Descendre l’arme de la main droite le long de la cuisse gauche; la saisir de la main gauche au-dessus de la droite, pour prendre la position du 2° mouvement de l’arme à gauche, mais sans placer le talon droit devant la boucle du pied gauche; ôter la baïonnette avec la main droite, la remettre dans le fourreau, et laisser la main droite près de la douille.

La descendre de la main droite le long de la cuisse gauche, la saisir de la main gauche au-dessus de la droite, pour prendre la position de l’arme à gauche de la charge ; ôter la baïonnette de la main droite, détacher l’arme du corps avec la main gauche, remettre la baïonnette dans son fourreau, en baissant la tête pour en voir l’entrée, et la relever aussitôt, la main droite ployée sur la douille. 

3° Elever l’arme de la main gauche, la saisir à la poignée avec la main droite, et porter l’arme.

Elever l’arme avec la main gauche, la saisir avec la main droite à la poignée, et porter l’arme. 

 

L’arme sous le bras/gauche, (1 temps-2 mouvements), L’arme sous le bras/gauche, (1 temps-2

mouvements), L’arme sous le bras/gauche, (1 temps-2 mouvements)

1° Empoigner brusquement l’arme avec la main droite, le pouce sur la contre-platine et le 1° doigt contre le chien ; détacher en même temps l’arme de l’épaule, le canon en dehors, sans que le bec de la crosse change de place; la saisir avec la main gauche à la capucine, le pouce allongé sur la baguette, l’arme d’aplomb vis-à-vis de l’épaule, le coude gauche joint à l’arme

Les soldats doivent empoigner brusquement l’arme, avec la main droite, à la poignée, la détacher en même-temps de l’épaule, le canon en-dehors, la saisir de la main gauche à la capucine, le pouce alongé sur la baguette, afin qu’elle ne glisse pas des tenons, l’arme d’aplomb vis-à-vis l’épaule gauche, le coude joint à l’arme, le pouce sur la contre-platine, et le 1°doigt contre le chien.

On saisit l’arme à la poignée avec la main droite, la main gauche remontant vivement à la capucine, les 4 doigts empoignant l’arme et le pouce posé sur la baguette pour l’empêcher de glisser, le talon de la crosse ne changeant point de place, le coude joint à l’arme, le pouce droit sur la contre-platine, et le premier doigt contre le chien.

2° Renverser l’arme, la passer sous le bras gauche, la main gauche restant à la capucine, le pouce appuyé sur la baguette pour l’empêcher de glisser, le petit doigt appuyé à la hanche, la main droite tombant en même temps à sa position.

Au 2° mouvement, il faut passer l’arme sous le bras gauche, sans changer la main gauche de place, le petit doigt appuyé sur la hanche, la main droite tombante en même-temps à plat sur le côté.

R : Maniement des armes pour assister aux enterrements : On commande dans tous les enterrements militaires un certain nombre de soldats plus ou moins, selon le grade qu’occupait le défunt, pour assister armés, et rendre au mort les derniers honneurs.

Tous les soldats qui y assistent, on le bout du fusil renversé, et la crosse sous le bras gauche. Le commandement pour prendre cette position est : l’arme sous le bras gauche. Ce temps s’exécute en 2

mouvements.   

On chasse l’arme vivement sous le bras gauche avec la main droite, le coude gauche se ployant de manière que la platine se trouve entre le coude et le corps, le bout du fusil à environ 16 cm de terre, le petit doigt de la main gauche appuyé sur la hanche, et la main droite tombant vivement sur le côté.

R : Ce commandement se fait dans 2 cas; d’abord quand une troupe est surprise par la pluie, ou qu’on

assiste aux enterrements.

 

Portez/vos armes, (1 temps-2 mouvements), Portez/armes, (1 temps-2 mouvements), Portez/armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Relever l’arme de la main gauche, sans trop brusquer ce mouvement, pour éviter que la baguette ne s’échappe des tenons; la saisir de la main droite à la poignée, pour l’appuyer contre l’épaule; quitter en même temps l’arme de la main gauche et la placer brusquement sous la crosse.

Je crois inutile de répéter ce que doivent faire les soldats ; il suffit de dire que les soldats doivent être au port-d’arme.

On redresse l’arme avec l’avant-bras gauche; la main droite se porte à la poignée de l’arme; au même moment la main gauche se place sous la crosse, l’arme assujettie à l’épaule. 

2° Laisser tomber la main droite vivement à sa position, descendre en même temps l’arme avec la main gauche à la position du port d’armes.

La main droite tombe dans le rang.

 

Baïonnette/au canon, (1 temps-3 mouvements)

1° Comme le 1° mouvement de remettez la baïonnette.

2° Comme le 2° mouvement de remettez la baïonnette. Excepté que la main droite saisira la douille de la baïonnette, comme il a été prescrit à l’inspection des armes, pour l’arracher du fourreau et la porter brusquement au bout du canon; laisser la main droite à la branche de la baïonnette.

3° Porter l’arme comme il a été expliqué au 3° mouvement de remettez la baïonnette.

 

Croisez/la baïonnette, (1 Temps-2 mouvements)

1° Comme le 1° mouvement du 1° temps de la charge, empoigner l’arme à 5cm au-dessous du chien

2° Abattre l’arme avec la main droite dans la main gauche, qui la saisira un peu en avant de la capucine, le canon en-dessus, le coude gauche près du corps, la main droite appuyée sur la hanche

droite, la pointe de la baïonnette à hauteur de l’œil. Les hommes du 2° et du 3° rang auront attention que la pointe de leur baïonnette ne touche pas l’homme qui est devant eux.

 

Observations relatives au mouvement de croisez la baïonnette

Il est de circonstances où le soldat est dans le cas de faire usage de la baïonnette au bout du fusil, soit pour attaquer, soit pour se défendre.

 

L’usage de la baïonnette, L’usage de la baïonnette

Si après ou avant d’avoir fait feu, un corps d’infanterie se trouve assailli par un corps de cavalerie ou d’infanterie, le 1° rang le recevra de pied ferme, en lui présentant la baïonnette en avant. Cette manœuvre est très avantageuse pour l’infanterie, dans les combats de ce corps contre la cavalerie ; car, pendant que le 1° rang forme un rempart hérissé de baÏonnettes, que les chevaux ne peuvent franchir les 2 autres rangs font un feu continuel sur l’ennemi, dont ils en tuent d’autant plus, qu’étant plus près, ils sont plus à leur portée.

L’infanterie fait encore usage de la baïonnette, lorsque sa poudre étant épuisée, elle veut, par un coup de force, ou vendre cher son dernier instant ; ou remporter une victoire complète. Rien n’effraye et n’intime plus une armée, que la marche sage et tranquille d’une ligne d’infanterie, qui, en venant l’attaquer, conserve son courage et son sang-froid, malgré les décharges réitérées.

On se sert encore de la baïonnette pour surprendre ou pour enlever un poste placé dans une position telle qu’il pourrait être secouru, si l’attaque était annoncée par des décharges.

Le commandement du mouvement qui fait prendre la position de l’attaque, ou de la défense avec la baïonnette, est baïonnette/en avant.

Si après avoir fait feu un corps d’infanterie se trouve assailli par un corps de cavalerie, le 1° rang fait un demi-à-droite en saisissant de la main droite la poignée du fusil et l’abat à la hauteur du poitrail du cheval, pendant lequel temps les 2 autres rangs font le feu de file. Cette manœuvre est très avantageuse pour l’infanterie, dans les combats de ce corps contre la cavalerie ; car, pendant que le 1° rang forme un rempart hérissé de baïonnettes et les 2 autres rangs faisant feu, ils en tuent d’autant plus qu’ils sont plus à portée, et par ce moyen tous les coups sont portants.

L’infanterie fait encore usage de la baïonnette, lorsque la munition manque et qu’elle veut par un coup de force ou vendre cher son dernier instant ou remporter une victoire complète.

Rien n’effraye et n’intimide plus une armée quelconque que la marche sage et tranquille d’une ligne d’infanterie, qui, au moment d’être attaquée, conserve son courage et son sang-froid, malgré les décharges réitérées.
On se sert encore de la baïonnette pour surprendre ou pour enlever un poste placé dans une position qui pourrait être secouru, si l’attaque est annoncée par des décharges. Le commandement est : La baïonnette/en avant.

La baïonnette laissée au bout du fusil donnant à l’arme un poids qui fatigue le soldat et qui l’empêche de tirer juste, ne devrait être mise en son lieu qu‘au moment d’aborder l’ennemi. Ce mouvement produirait alors un effet d’impulsion très redoutable.

 

La baïonnette/en avant, (1 temps-2 mouvements), La baïonnette/en avant, (1 temps-2 mouvements)

 

1° Rang

Les gardes du 1° rang doivent, au 1° mouvement, exécuter ce qui est prescrit au 10 temps de la charge, excepté de faire un à droite entier.

1° Les soldats du 1° rang doivent, exécuter ce qui est prescrit au 1° temps de la charge, ç-à-d, faire une à-droite en portant le pied droit derrière le gauche, la boucle touchant le talon gauche.

Au 2° mouvement, baisser l’arme, la laissant tomber dans le pli du bras gauche, placer la main gauche contre la platine, le pouce en dessus, les 4 doigts en dessous, le long de la sous-garde ; la main droite à la poignée du fusil, en baissant les armes, le 1° rang portera le pied gauche de côté, à 27cm du droit, les talons sur la même ligne.

2° Au 2° mouvement, les soldats baissent l’arme, la laissant tomber dans le pli du bras gauche, placent leurs mains gauches contre la platine, le pouce en-dessus, les 4 doigts en-dessous, le long de la sous-garde ; la main droite à la poignée du fusil, en baissant les armes.

Si la baïonnette était présentée par les 3 rangs, le 2° et le 3° rangs tireraient un peu la crosse en arrière, pour que la pointe de la baïonnette ne touche pas les gardes du 1° rang.

Les armes du 1° rang doivent être horizontales, celles des 2 autres un peu relevées.

Le 1° rang aura soin d’avoir les armes horizontalement placées.

2° Rang

1° Le 2° rang posera le pied droit sur le côté, à 22cm du gauche, les talons sur la même ligne.

Le 2° rang aura soin de retirer un peu les crosses en arrière, afin que les pointes des baïonnettes ne touchent pas le 1° rang. Les armes devront être un peu élevées.

3° rang

1° Le 3° rang portera le pied gauche sur le côté, à 22cm du droit, pour pouvoir s’emboîter dans le 2° rang.

Le 3° rang aura soin de retirer un peu les crosses en arrière, afin que les pointes des baïonnettes ne touchent pas le 1° rang. Les armes devront être un peu élevées.

 

Portez/armes

Au commandement de portez, le 1° rang rapproche le pied gauche à sa position, et à celui de armes, chaque garde porte l’arme vivement et en 1 temps, comme lorsqu’on a fait faire feu, et qu’on ne veut plus faire recharger les armes.

 

Remettez/la baïonnette, (1 temps-3 mouvements)

1° descendre l’arme en allongeant le bras gauche ; la saisir en même temps avec la main droite, au-dessus et près de la capucine, comme au premier mouvement de reposez sur les armes.

2° Descendre l’arme de la main droite le long de la cuisse gauche ; la saisir de la main gauche, au-dessus de la droite, pour prendre la position du 2° mouvement de l’arme à gauche, mais sans placer le talon droit devant la boucle du pied gauche ; ôter la baïonnette avec la main droite, la remettre dans le fourreau, et laisser la main droite près de la douille.

3° Elever l’arme de la main gauche, la saisir à la poignée avec la main droite, et porter l’arme.

 

 Portez/vos armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Tourner sur le talon gauche pour se remettre face en tête, rapporter le talon droit à côté du gauche, redresser en même temps l’arme de la main droite, la porter à l’épaule gauche, et placer la main gauche sous la crosse.

2° Laisser tomber la main droite vivement à sa position.

 

Descendez/vos armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Comme le 1° mouvement de reposez sur les armes.

2° Incliner un peu le bout du canon en avant, la crosse en arrière et à environ 8cm de terre; la main

droite appuyée à la hanche contiendra l’arme de manière que les baïonnettes des hommes des 2° et 3° rangs ne touchent pas ceux qui sont devant eux.

R : Il est des circonstances où le soldat ne saurait porter l’arme à l’épaule, comme lorsqu’il traverse les bois touffus, et où il est même obligé de s’appuyer sur son arme pour s’en aider, comme lorsqu’il doit gravir des côtes escarpées ou franchir des fossés ; il est donc nécessaire de commander descendez/vos armes.

 

Portez/vos armes

Au commandement portez, redresser l’arme perpendiculairement dans la main droite; au

commandement vos armes, exécuter ce qui a été prescrit pour les porter, en partant de la position de

reposé sur les armes.

 

Maniement des armes en faction

Afin d’éviter au factionnaire, ou sentinelle, la fatigue de porter continuellement les armes, comme il est prescrit au port-d’armes on est convenu de lui permettre de porter l’arme au bras.

Un factionnaire a 2 sortes de maniement d’armes, qui sont, de rendre les honneurs aux Officiers et troupes qui passent et en se relevant. Un factionnaire rend 2 sortes d’honneurs, l’une est en présentant les armes, et l’autre est en portant les armes ; celui-ci se rend ordinairement aux Sous-lieutenants, Luitenants, Capitaines et troupes armées ; le 2° se rend aux Majors, Lieutenants-colonel  et à tous les Officiers généraux, quand les troupes ne sortent point du corps-de-garde ; car lorsqu’elles en sortent, il y a plusieurs distinctions.

Le commandement du 1° est portez/armes, le commandement du 2° est présentez-armes.

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3° Leçon

Article 1 -Charge précipitée

1 Charge précipitée,  Charge précipitée,  Charge précipitée, Charge précipitée ou en 4 temps

 

Chargez/vos armes, Chargez/vos armes, Chargez/armes, Chargez/armes

Exécuter le 1° temps de la charge; découvrir le bassinet, prendre la cartouche, la déchirer, la descendre près du bassinet, et amorcer.

Au 1° temps on découvre le bassinet, prend la cartouche, la déchire et amorce.

Le soldat découvre le bassinet, prend la cartouche, la déchire et amorce.

On abat l’arme dans la main gauche ; on prend la cartouche, on amorce, on passe les 2 doigts derrière la batterie, et on reste dans cette position jusqu’au second commandement.

Deux, Deux, Deux, Deux

Fermer le bassinet, passer l’arme à gauche, mettre la cartouche dans le canon, la secouer et l’enfoncer.

Au 2° temps on ferme le bassinet, passe l’arme à gauche et met la cartouche dans le canon.

Il ferme le bassinet, passe l’arme à gauche et met la cartouche dans le canon.

On ferme le bassinet, on passe l’arme à gauche, on élève la main droite à hauteur du bout du canon, prêt à mettre la cartouche.

Trois, Trois, Trois, Trois

Tirer la baguette, la faire entrer dans le canon jusqu’à la main, et bourrer 2 coups.

Au 3° on tire la baguette, la met dans le canon et bourre.

Il tire la baguette, la met dans le canon et bourre.

On met la cartouche dans le canon, on tire la baguette et on bourre.

Quatre, Quatre, Quatre, Quatre

Remettre la baguette, et porter l’arme.

Au 4° on sort la baguette, la met à sa place et porte l’arme.

Il sort la baguette du canon, la met à sa place et porte l’arme.

On remet la baguette et on porte l’arme.

Article 2 -Charge à volonté

2 Charge à volonté, Charge à volonté, Charge à volonté, Charge à volonté

 

Chargez/vos armes, Chargez/vos armes, Chargez/armes, Chargez/armes

S’exécute comme la charge précipitée, mais de suite, et sans s’arrêter sur les 4 temps marqués.

Comme la charge précipitée, mais sans s’arrêter à aucun temps.

La charge à volonté se fait sans s’arrêter à chacun des temps. Au mot de feu le soldat appuie avec force sur la détente sans déranger la tête, et recharge son arme à volonté successivement jusqu’à la fin du roulement ; alors le soldat let le chien au repos et reprend sa 1° position.

Elle s’exécute en ne s’arrêtant sur aucun temps, les réunissant tous avec le plus de vitesse possible.

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4° Leçon

Les feux seront ou directs ou obliques.

Les troupes sont ordinairement sur 3 rangs, et les gardes nationales sur 2 rangs.

L’infanterie est ordinairement sur 3 rangs.

Les feux s’exécutent de plusieurs manières, sur 2 ou 3 rangs. Les feux sur 3 rangs sont ceux de peloton, division ou bataillon. Ceux sur 2 rangs sont les feux de file.

Article 1 -Feux directs

Feux de Peloton, Feux de Peloton

Peloton

Armes, Apprêtez/armes, Apprêtez/armes

Les trois hommes prendront la position qui a été indiquée, suivant le rang dans lequel ils se trouvent placés.

Le soldat saisira la dernière syllabe du commandement, et ne fera son mouvement qu’au mot armes. Les 3 rangs feront leurs mouvements ensemble. 

Joue

Feu

Chargez

Ils chargeront les armes et les porteront.

R : Ces divers commandements seront exécutés comme il a été prescrit au maniement des armes.

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Article 2 -Feux obliques

R : Les feux obliques s’exécuteront par les mêmes commandements que les feux directs, avec cette  seule différence, que le commandement joue sera précédé chaque fois du commandement

d’avertissement, oblique à droite ou à gauche, qui se fera après celui armes; à cet avertissement les hommes du 3° rang fixeront les yeux sur le créneau où ils devront mettre en joue.

 Peloton

Armes

Oblique à droite/Joue

Le 1° rang dirigera le bout du canon à droite, en inclinant le genou gauche en dedans, sans déranger les

pieds.

Le 2° rang dirigera de même le bout du canon à droite, sans bouger les pieds.

Le 3° rang avancera le pied gauche d’environ 16cm, et vers la pointe du pied droit de l’homme du 2° rang de sa file; avancera aussi le corps en pliant un peu le genou gauche, et dirigera le bout du canon à droite.

R : Les 3 rangs effaceront l’épaule droite. Dans cette position, les 2 derniers rangs seront prêts à tirer dans le même créneau que dans le feu direct, quoique dans une direction oblique.  

Feu

Chargez

Les 3 rangs reprendront la position qui leur a été prescrite dans le feu direct; le 3° rang rapportera le pied gauche, le talon contre la boucle du pied droit, en retirant l’arme.

 Peloton

Armes

Oblique à gauche/Joue

Le 1° rang dirigera le bout du canon à gauche, sans incliner le genou ni bouger les pieds.

Le 2° rang mettra en joue dans le créneau à gauche de son chef de file, sans bouger les pieds.

Le 3° rang avancera le pied gauche d’environ 16cm, et vers le talon droit de l’homme du 2° rang de sa file; avancera aussi le haut du corps, en pliant un peu le genou gauche, et mettra en joue dans le créneau à gauche de son chef de file.

R : Les 3 rangs effaceront l’épaule gauche. Dans cette position, les 2 derniers rangs seront prêts à tirer dans le créneau à gauche de leur chef de file, et dans une direction oblique.  

Feu

Chargez

Les 3 rangs reprendront retireront leurs armes dans la position oblique où elles se trouvent, et amorceront dans cette position; le 3° rang rapportera le pied gauche, le talon contre la boucle du pied droit, en passant l’arme à gauche, les 3 rangs prendront la même position que dans le feu direct.

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Article 3 -Feux de 2 rangs

R : Le feu de 2 rangs s’exécutera par les 2 premiers rangs; le 3° ne faisant que charger et passer l’arme au 2° rang, ne tirera point; Au moyen de cette disposition, le 1° rang tirera debout.

 3 Feux de 2 rangs, Feu de file

 Peloton, Apprêtez

Armes, Armes

Les 3 rangs prendront la position prescrite pour les 2° et 3° rangs, dans les feux directs et obliques.

Le commandement de feu de file n’est que pour prévenir le soldat qu’il va faire le feu de file; à celui d’apprêtez-armes, le 1° et 2° prennent la position du 1°, et les 3 rangs arment ensemble. 

Commencez/ le feu, Commencez/feu

L’homme du 1° et du 2° rang mettront en joue ensemble, et feront feu; l’homme du 3° rang ne devant pas tirer, ne fera que charger et passer son arme à celui du 2° rang.

L’homme du 1° rang chargera vivement son arme, et tirera à nouveau, puis rechargera son arme, fera feu de nouveau ; et ainsi de suite.

L’homme du 2° rang, après avoir fait feu, passera son arme de la main droite au soldat du 3° rang de sa file; celui-ci la prendra de la main gauche, et passera la sienne de la main droite au soldat du 2° rang, lequel tirera avec l’arme de celui du 3° rang, la chargera ensuite, et tirera un second coup avec la même arme, qu’il repassera aussitôt à l’homme du 3° rang, ainsi de suite ; en sorte que l’homme du 2° rang tire toujours 2 coups de suite avec la même arme; avant de la repasser à l’homme du 3° rang, excepté la 1° fois.

R : Après le 1° feu, l’homme du 1° et 2° rang de chaque file ne s’astiendront pas à tirer ensemble. Les 3

rangs feront toujours face en tête, en passant l’arme à gauche; et après avoir chargé, ils prendront la position d’apprêtez vos armes ; à cet effet chaque soldat, ayant remis la baguette, élèvera son arme de la main gauche, la laissant glisser dans cette main, qui se placera contre le ressort de la batterie à hauteur du menton, en même temps qu’il fera un demi à-droite pour revenir à la position prescrite, et que le pouce de la main droite se placera sur la tête du chien pour armer, le petit doigt au-dessus et contre la sous-garde. L’homme du 3° rang passera toujours son fusil à celui du 2° rang, sans être armé.

Au commandement commencez/feux, la 1° file du 1° et 2° rang met en joue et fait feu ; la 2° file de chaque rang attend, avant de mettre en joue, qu’elle ait compté 1-2-3-4 du moment que le coup de son voisin aura parti. Cette distance fait monter le feu également, de manière qu’il n’y ait pas d’interruption. On observera surtout beaucoup de calme. L’homme du 1° rang aura soin de faire un mouvement de tête pour avertir sa file qu’il va mettre en joue, ce qui est un moyen d’établir l’ensemble.

Lorsque l’homme du 2° rang a fait feu, il passe de la main droite son arme à son homme de file du 3° rang, lequel la reçoit de la gauche, toute armée, tire le coup, charge l’arme, retire un 2° coup, la repasse ainsi de suite jusqu’à ce qu’on fasse finir le feu. 

 Pour faire cesser le feu

Roulement

Le soldat ne tirera plus; chaque homme mettra son arme au repos, la chargera ou achèvera de la charger, si elle ne l’est pas, et la portera ; les hommes du 2° et 3° rang ayant attention de reprendre leur propre arme.

Lorsqu’on veut faire cesser le feu, on fait faire un roulement aux tambours, et il est très-expressément défendu de tirer un seul coup de fusil après le roulement.

Dans les écoles où il n’y a pas de tambours, on y substitue les mots de roulement et fin de roulement. Pendant la distance qu’il y aura entre le mot de roulement et fin de roulement, on doit charger son arme, la porter à l’épaule et rester immobile.

R : On recommandera aux soldats d’être attentifs à observer, en mettant le chien au repos, si la fumée sort par la lumière ; ce qui est une indication sûre que le coup est parti. Si la fumée ne sortait pas, le soldat, au lieu de recharger passerait derrière le rang, pour épingler et amorcer de nouveau. Si le soldat, croyant le coup parti, avait mis une 2° charge, il devrait du moins s’en apercevoir en bourrant par la hauteur de la charge, et il serait tr ès punissable, s’il en mettait une troisième.

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3° PARTIE

1° Leçon

Article 1-Marche de front

Peloton en avant

Guide à gauche, (ou à droite)

Marche
Au commandement de marche, le rang partira vivement du pied gauche.

Le guide marchera exactement dans la trace de l’homme qui le précède, en conservant toujours la

distance.

L’instructeur fera observer de tenir légèrement au coude à coude à son voisin du côté du guide. Ne point ouvrir le coude gauche ni le bras droit. Céder à la pression qui vient du côté du guide ; et résister à celle qui vient du côté opposé. Ne rejoindre qu’insensiblement le coude de son voisin du côté du guide, s’il venait à s’éloigner, ou si l’on s’était soi-même éloigné. Conserver toujours la tête directe et les yeux fixés à terre, à 4 mètres devant soi, en allongeant ou en raccourcissant d’une manière presque insensible son pas.

 En arrière/marche

Au commandement de marche, les soldats retireront vivement le pied gauche en arrière, et le poseront à la distance de 32cm, à compter d’un talon à l’autre, et ainsi de suite jusqu’au commandement de halte, qui sera toujours précédé de celui de peloton; les soldats arrêteront à ce commandement, en rapportant le pied qui est en avant à côté de l’autre. 

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2° Leçon

Article 1-Marche de flanc

Marche de flanc, Marcher par le flanc, Marche des flancs

Les soldats étant placés sur 1 rang, coude à coude, l’instructeur fera les commandements suivants :

C’est marcher sur plusieurs de hauteur, le front de la marche étant très petit; pour bien exécuter cette marche, il faut apprendre à bien emboîter les uns dans les autres.

 Peloton par le flanc droit, (ou à gauche)/à droite, (ou à gauche),/marche, A droite, (ou à gauche)/marche

1° Au 1er commandement, ils feront à droite ou à gauche.

2° Au commandement de marche, ils partiront vivement du pied gauche, au pas ordinaire. 

R : A chaque pas le pied de l’homme qui précède soit remplacé par celui de l’homme qui le suit, que le soldat ne plie pas les genoux, pour éviter de marcher sur les talons de l’homme qui le précède et que la tête de l’homme qui précède immédiatement chaque soldat, lui cache celles de tous les autres qui sont devant lui.

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3° Leçon

Article 1-Alignements

L’instructeur commandera au 2° hommes de l’aile droite, ou gauche, de marcher 2 pas en avant.

Lorsque ceux-ci seront alignés il commandera :

 A droite, (ou  gauche)/alignement

A ce commande, le rang tout entier, à l’exception des 2 hommes servant de base d’alignement, se portera au pas ordinaire sur la nouvelle ligne et s’y placera tranquillement, d’après les principes suivants : Chaque soldat tournera la tête et les yeux à droite ou à gauche, marchera dans la cadence du pas ordinaire, 2 pas en avant en raccourcissant le dernier, de manière à se trouver à environ 16cm en arrière du nouvel alignement, qu’il ne doit jamais dépasser ; il se portera ensuite par de petits pas, les jarrets tendus, tranquillement et sans saccade, à côté de l’homme auquel il doit appuyer, de manière que sans déranger la position de sa tête, la ligne des yeux ainsi que celle de ses épaules, se trouve dans la direction de celle de son voisin, et de manière à sentir légèrement son coude sans ouvrir le sien.

 Fixe  

A ce commandement, les soldats replaceront la tête et les yeux dans la position directe, et reprendront l’immobilité.

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4° Leçon

Article 1-Conversion

La conversion est une manière de tourner une ligne comme un rayon, autour d’un point considéré comme centre.

 1 Converser par file à droite et à gauche

Par file à droite, (ou à gauche)/marche, Par file à gauche, (ou à droite),/marche

Au commandement le 1er homme de la file tournera à droite ou à gauche, et marchera ensuite droit devant lui ; chaque homme viendra successivement tourner à la même place que le 1er.

Marcher par le flanc à droite ou à gauche c’est marcher sur plusieurs d’hauteur pour bien exécuter cette marche, il faut bien emboîter les uns dans les autres, et pour bien emboîter, le recrue n’a qu’à fixer la raie du dos de son chef de file, il verra par son mouvement le pied qu’il porte en avant.

 2 Converser par file à droite et à gauche en marchant par le flanc

Par le flanc gauche, (ou droite),/marche

Au commandement, qui sera fait sur l’un ou l’autre pied indifféremment, et un peu avant que le pied  ne soit prêt à poser à terre, les soldats tourneront le corps, poseront le pied qui est levé dans la nouvelle direction, et partiront de l’autre pied, sans altérer la cadence du pas.

 Peloton/halte/front

Ce commandement sera fait lorsque l’instructeur voudra arrêter le rang marchant par le flanc, et le remettre face en tête.

Au 1° commandement la file s’arrêtera et aucun homme ne bougera plus quand même il aurait perdu la distance.

Au 2° comandement, chaque homme se mettra face en tête par un à gauche, si l’on marche par le flanc droit, et par un à droite, si on marche par le flanc gauche.

 3 Conversions de pied ferme

Elles ont lieu, pour faire passer une troupe de l’ordre de bataille à l’ordre en colonne, ou de l’ordre de colonne à l’ordre de bataille.

L’homme qui est au pivot de la conversion, ne fait que tourner sur la place, sans avancer ni reculer.

L’homme qui est à l’aile marchante, doit toujours faire le pas de 65cm.

 Par peloton à droite/marche, Peloton, (ou section), à droite/marche

Les soldats partiront du pied gauche, et tourneront en même temps la tête un peu à gauche, les yeux fixés sur la ligne des yeux des hommes qui sont à leur gauche ; l’homme qui est au pivot ne fera que marquer le pas, en se conformant au mouvement de l’aile marchante ; l’homme qui conduit cette aile marchera le pas de 65cm, avancera dès le 1° pas un peu l’épaule gauche, jettera les yeux sur le terrain qu’il doit parcourir, et de temps en temps sur le rang, et sentira toujours le coude de l’homme qui est à côté de lui, mais légèrement et sans jamais le pousser.

Les autres soldats doivent sentir légèrement le coude de leur voisin du pivot, résister à la pression qui viendrait du côté opposé, et se conformer au mouvement de l’aile marchante, en faisant le pas d’autant plus petit qu’ils seront du côté du pivot

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4 Conversion en marchant

Elles ont lieu dans les changements de direction en colonne, toutes les fois que ce mouvement s’exécute sur le côté opposé au guide.

Dans les conversions en marchant, l’homme qui est au pivot fait le pas de 16cm, afin de dégager le point de la conversion ; ce qui est nécessaire pour que les subdivisions d’une colonne puissent changer de direction sans perdre leur distance.

L’homme qui est à l’aile marchante, doit toujours faire le pas de 65cm.

Le mouvement de tournez à droite, (ou à gauche), n’a lieu que dans les changements de direction en colonne sur le côté du guide ; et il faut bien se garder de confondre ce mouvement avec les conversions en marchant.

 A droite, (ou à gauche), conversion/marche

Le commandement d’avertissement se fera à 2 pas avant d’arriver au point de conversion.

Au commandement d’exécution, la conversion s’exécutera de la même manière que de pied ferme, excepté que le tact des coudes restera du côté du guide, au lieu de se prendre du côté du pivot ; que l’homme qui est au pivot, au lieu de tourner sur la place, se conformera au mouvement de l’aile marchante, en sentant légèrement le coude de son voisin, en faisant le pas de 16cm, et gagnera ainsi du terrain en avant en décrivant un petit cercle, de manière à dégager le point de conversion, et que le milieu du rang cintre un peu en arrière.

 5 Changer de direction sur le côté du guide

Tournez à gauche, (ou à droite), /marche

Le commandement d’avertissement sera fait 2 pas d’avance.

Au commandement d’exécution, qui sera prononcé à l’instant ou le rang devra tourner, le guide fera un à gauche ou à droite en marchant, et se prolongera dans la nouvelle direction, sans ralentir ni accélérer la cadence, sans allonger ni raccourcir la mesure du pas ; tout le reste du rang se conformera promptement, mais sans courir, à la nouvelle direction du guide, et pour cet effet, chaque homme avancera l’épaule opposée au guide, prendra le pas accéléré, pour se porter dans la nouvelle direction, tournera la tête et les yeux du côté du guide, joindra le coude de son voisin du même côté, en se plaçant sur l’alignement du guide dont il prendra le pas, et replacera ensuite la tête et les yeux dans la position directe ; chaque homme arrivera ainsi successivement sur l’alignement du guide.

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TITRE 3 ECOLE DE PELOTON

Ordre des exercices de l’école de peloton

Présenter les armes; porter les armes; reposer sur les armes; poser les armes à terre; relever les armes; porter les armes; porter les armes ; porter l’arme au bras ; porter les armes ; remettre la baïonnette ; porter les armes ; passer l’arme sous le bras gauche; porter les armes ; baïonnette au canon ; porter les armes ; charge en douze temps

1° Leçon

De quelque nombre de file que le peloton soit composé, il sera toujours formé sur 3 rangs. Lorsque le nombre des files sera au-dessous de 12, le peloton sera formé sur 2 rangs

Article 1 -Ouvrir les rangs

En arrière/ouvrez vos rangs/marche/fixe

Au 1° commandement, le chef de peloton, le sous-officier de remplacement, et les 2 serre-file placés à la gauche du 1er et 3e rang, se porteront légèrement en arrière, pour aller tracer l’alignement où devront se placer les 2 derniers rangs.

Le chef de peloton et le serre-file placés à la gauche du 1er rang, se porteront sur la ligne des serre-files, et s’aligneront sur eux.

Le sous-officier de remplacement et le serre-file, placé à la gauche du 3e rang, se porteront à 4 pas en arrière du rang des serre-files, et jugeront cette distance à l’œil sans compter les pas.

 Au commandement de marche, le peloton du 1er rang ne bougera.

Les 2 derniers rangs marcheront en arrière au pas ordinaire, sans compter les pas, et se placeront sur l’alignement déterminé pour chaque rang. Le chef de peloton alignera le 2° rang, et le sous-officier de remplacement le 3°, sur le serre-file de gauche de leur rang.

Les serre-files placés derrière le 3e rang, marcheront en arrière en même temps que ce rang, et se placeront à leur distance lorsqu’il sera rentré dans l’alignement.

Le chef de peloton et le sous-officier de remplacement ayant aligné leurs rangs respectifs, on commandera fixe. A ce commandement, le chef de peloton et le serre-file placé à la gauche du 2° rang, reprendront leurs places au 1° rang.

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Article 2 -Alignements à rangs ouverts

Par file à droite, (ou à gauche),/alignement

Les rangs étant ouverts, l’instructeur fera marcher les 3 hommes de la droite ou de la gauche de chaque rang 2 ou 3 pas en avant, et les ayant alignés, donnera le commandement.

Au commandement, les soldats de chaque rang se porteront sur l’alignement, chacun deux se laissant précéder de  pas par son voisin du côté de l’alignement.

A droite, (ou à gauche),/alignement

Au commandement, les rangs entier s’aligneront

Article 3 -Maniement des armes

Article 4 -Serrez les rangs

Serrez vos rangs/marche

Au commandement, les 2 derniers rangs serreront au pas ordinaire, chaque homme se dirigeant sur son chef de file ; le chef de peloton et le sous-officier de remplacement reprendront alors leurs places de bataille.

Article 5 -Alignements à rangs serrez

Dans les alignements à rangs serrés, le chef de peloton surveillera l’alignement  du 1° rang, et le sous-officier de remplacement celui des 2 derniers rangs ; ils s’habitueront à le juger par la ligne des yeux et des épaules, en jetant un coup d’œil par-devant et par derrière le rang.

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2° Leçon

Article 1 -Charge précipitée

Etant en bataille, au 1° temps de la charge précipitée ou à volonté, le chef de peloton et le sous-officier de remplacement feront un demi à-droite comme les soldats, et se remettront face en tête lorsque le soldat qui est à côté d’eux passera l’arme à gauche.

La charge à volonté étant la charge de combat, et par conséquent celle qu’il importe le plus de rendre familière aux soldats, on s’y attachera de préférence, dès qu’ils seront bien affermis dans les principes, et on les amènera par degré à charger 3 coups au moins, et même 4 par minute, avec régularité et aisance. 

Article 2 -Charge à volonté

Article 3 -Feu de peloton

Feu de peloton

Commencez le feu

Peloton/Armes

Joue

Feu

Chargez

Au commandement feu de peloton, le chef de peloton se portera vivement derrière le centre de son peloton, à 2 pas en arrière des serre-files. Le sous-officier de remplacement reculera sur l’alignement des serre-files vis-à-vis de son créneau, ce principe sera général pour ce sous-officier dans les feux.

Au commandement de chargez, les soldats retireront leurs armes, les chargeront et les porteront; le chef de peloton fera aussitôt recommencer le feu par les même commandements, ce qui continuera ainsi jusqu’au roulement.

Les feux de peloton et de bataillon devraient être supprimés, parce qu’ils seraient avantageusement remplacés, dans toutes les circonstances de la guerre, par le feu de 2 rangs, et qu’ensuite la précision dans ces feux d’ensemble, déjà difficile à obtenir sur un terrain d’exercice, devient presque impossible sur un champ de bataille.

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Article 4 -Feux de 2 rangs

1 Feux de deux rangs

Peloton/Armes

Commencez le feu

Au commandement de feu de deux rangs, le chef de peloton se portera à 1 pas en arrière du 3° rang vis-à-vis son créneau.

Le feu commencera par la file de droite du peloton ; la file suivante ne mettra en joue qu’au moment ou celle qui vient de tirer amorcera, et ainsi de suite jusqu’à la gauche ; mais cette progression n’aura lieu que pour le 1° feu seulement, chaque homme devant ensuite charger et tirer sans se régler sur les autres, et en se conformant à ce qui a été prescrit dans l’école du soldat.

Pour rendre les feux de 2 rangs aussi nourris dès qu’ils commencent, que lorsqu’ils sont parvenus à la gauche des sections ou des pelotons, nous proposons de faire compter, dans chaque rang de peloton ; les soldats par 4, par les commandements suivants : Par la droite de chaque rang, par peloton, comptez-vous quatre. Les soldats tourneront légèrement la tête à droite, et se compteront par 4 d’un ton ferme et haut. Ensuite on fera le commandement de : feu de 2 rangs ; bataillon ou peloton, armes ; commencez le feu. Le feu commencera par les N° 1 ; les N°2 feront le leur lorsque les N°1 passeront l’arme à gauche ; ainsi de suite. Les avantages de cette disposition nous paraissent incontestables, car, en supposant 2 pelotons, de 48 soldats chacun, l’un formé sur 2 rangs et l’autre sur 3, du premier 12 coups de fusil partiront à la fois, tandis qu’il n’en partira du second que 2 ou 4, en faisant commencer le feu  par la droite de chaque section. Il nous semble que cette supposition ne peut être combattue.

   

2 Cesser le feu

L’instructeur fera cesser le feu, soit de peloton, soit de deux rangs, par un roulement, et à l’instant où le roulement commencera, les soldats cesseront de tirer; s’ils avaient fait feu, ils chargeraient les armes et les porteraient ; s’ils se trouvaient dans la position d’apprêtez vos armes, ils feraient front, remettraient en même temps le chien au repos, et porteraient les armes ; s’ils se trouvaient dans la position joue, ils exécuteraient d’eux-mêmes le mouvement redressez vos armes, feraient front en remettant le chien au repos, et porteraient les armes. Dans le feu de peloton, le 1° rang se relevra pour mettre le chien au

repos; dans celui de deux rangs, les hommes du 2° et 3° rangs, se rendront réciproquement leur arme ; s’ils ne l’avaient pas, après avoir mis le chien au repos, et avant de porter l’arme.

Le roulement sera toujours suivi d’un coup de baguette, et à ce signal le chef de peloton, ainsi que le sous-officier de remplacement, reprendront vivement leurs places de bataille, et rectifieront, s’il y a lieu, l’alignement des rangs.

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Article 5 -Feux en arrière

Dans le feu de peloton en arrière, le 3° rang, devenu 1°, mettra le genou en terre.

Dans les feux en arrière, les 3 rangs ayant fait demi-tour à-droite, le 3° rang devenu 1°, et le 1° devenu 3°, prennent chacun la position indiquée pour le 1° et 2° rang.

Le feu de 2 rangs en arrière commencera par la gauche du peloton devenue droite.

 1 Feux en arrière

Peloton

Demi-tour/à droite

Au commandement demi-tour, le chef de peloton se placera face et contre l’homme de droite du 1° rang de son peloton, le sous-officier de remplacement et les serre-files traverseront légèrement par le créneau du chef de peloton, et se placeront face en arrière, à 2 pas du 1° rang, vis-à-vis leurs places de bataille.

Au commandement d’à droite, le chef de peloton se reportera dans son créneau, mais au 3° rang devenu 1°, et le sous-officier de remplacement se placera derrière le chef de peloton, au 1° rang devenu 3°.

Le feu de 2 rangs en arrière commencera par la gauche du peloton devenue droite.

 2 Face en tête

Peloton

Demi-tour/à droite

Au commandement de demi-tour, le chef de peloton, le sous-officier de remplacement et les serre-files se conformeront à ce qui a été prescrit ci-dessus.

Au commandement d’à droite, le chef de peloton et le sous-officier de remplacement reprendront leurs places de bataille.

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3° Leçon

Article 1 -Marche en bataille

Article 2 -Arrêter le peloton marchant en bataille, et l’aligner

Article 3 -Marche oblique en bataille

Article 4 -Marquer le pas, marcher le pas accéléré et le pas en arrière

Article 5 -Marche en bataille par le 3° rang

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4° Leçon

Article 1 -Marcher par le flanc

Article 2 -Changer de direction par file

Article 3 -Arrêter le peloton marchant par le flanc, et le remettre face en tête

Article 4 -Le peloton étant en marche par le flanc, le former par file sur la droite ou sur la gauche en bataille

Article 5 -Le peloton étant en marche par le flanc, former le peloton, ou les sections, en marchant

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5° Leçon

Article 1 -Rompre en colonne par section

Article 2 -Marcher en colonne

Article 3 -Changer de direction

Article 4 -Arrêter la colonne

Article 5 -Etant en colonne par section, se former à gauche, ou à droite, en bataille

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6° Leçon

Article 1 -Mettre les files en arrière et les faire rentrer en ligne

Article 2 -Marcher en colonne au pas de route, et exécuter les divers mouvements de file

Article 3 -Rompre et former le peloton

Article 4 -Contre-marche

Article 5 –Etant en colonne par section, se former sur la droite ou sur la gauche en bataille

Article 6 -Instruction pour le tambour-major

La place des tambours en bataille a été déterminée dans le titre 1.

En colonne de manœuvre, les tambours marcheront à hauteur du 5° peloton de leur bataillon, du côté opposé au guide.

Dans la colonne de route, ainsi que dans le passage du défilé en avant et en retraite, ils marcheront à la tête de leurs bataillons respectifs, dans les intervalles.

1 Signaux du tambour-major pour les différentes batteries

1 La générale : Etendre le bras droit, empoigner la canne au milieu, et élever la pomme à hauteur de la cravate.

2 L’assemblée : Etendre le bras, élevé la canne à-peu-près de 32cm de terre en mettant le pouce sur la pomme.

3 Le Rappel : Mettre la canne sur l’épaule droite, le bout en arrière.

4 Aux drapeaux : Elever le bras, tourner le poignet en dedans, de façon que la canne croise horizontalement devant soi à hauteur de la cravate.

5 Aux champs : Elever la canne perpendiculairement, le bout en haut, le bras étendu à hauteur de l’épaule droite.

6 Le pas accéléré : Porter la canne directement devant soi, le bout en avant, le bras étendu.

7 La retraite : Passer la canne croisée derrière le dos.

8 La messe : Porter la pomme de la canne sur l’épaule droite.

9 La breloque : Prendre la canne par le cordon, et étendre le bras à hauteur de l’épaule.

10 Aux armes : Porter la canne sur l’épaule gauche le bout en arrière.

2 Signaux pour les évolutions des tambours

1 Pour faire marcher par le flanc droit : Prendre la canne par le milieu et étendre le bras à droite.

2 Pour faire marcher par le flanc gauche : Faire le même signal en étendant le bras gauche.

3 Pour faire rompre le peloton : Laisser tomber le bout de la canne dans la main gauche à hauteur des yeux.

4 Pour former le peloton : Laisser tomber la pomme de la canne dans la main gauche à hauteur des yeux.

5 Pour faire changer de direction : Se tourner à demi vers les tambours, et leur indiquer par un mouvement de sa canne de quel côté ils devront tourner.

6 Pour faire marcher obliquement à droite : Etendre le bras droit à hauteur de l’épaule, tenir la canne de biais, et  en empoigner le bout de la main gauche à hauteur de la hanche.

7 Pour faire marcher obliquement à gauche : Faire le signal inverse; la pomme de la canne indiquera toujours le côté vers lequel on devra obliquer.

3 Poser la caisse à terre, (3 mouvements)

1 Remettre les baguettes : Empoigner la canne au-dessous de la pomme, l’élever à hauteur des yeux en étendant le bras en avant.

2 Défaire la caisse : Rapprocher la pomme contre la poitrine.

3 Poser la caisse à terre : Comme pour remettre les baguettes.

1 Relever la caisse : Faire les même signaux avec la canne que pour remettre les baguettes.

2 Rattacher la caisse : Idem pour défaire la caisse.

3 Tirer les baguettes : Idem pour poser la caisse à terre.

Batteries de caisse

R : Il existe maintenant, (1807), dans chaque régiment une manière de battre la caisse qui est dissemblable et de caprice. £Il n’a pas été pour cet objet communiqué de règlement aux troupes depuis celui du 14 mai 1754, approuvé de nouveau le 6 mai 1755, si ce n’est à quelques régiments étrangers. En conséquence les tambour-maîtres et tambour-majors, désireux d’approfondir ce qui les concerne, devraient avoir recours à ce règlement, qui a fixé l’espèce de chaque batterie et son mode d’exécution.

 Pour appeler aux consignés, on fait un roulement, une breloque, un rappel.

Pour appeler aux tambours, un roulement, la première reprise de l’assemblée.

Pour appeler aux sergents et caporaux de semaine, un roulement, un rappel.

Pour appeler aux caporaux, un roulement, un coup de baguette.

Pour appeler aux fourriers, un roulement, deux coups de baguette.

Pour appeler aux sergents, un roulement, trois coups de baguette.

Pour appeler aux sergents-majors, un roulement, quatre coups de baguette.

Pour les distributions, on bat la breloque. On la bat pour faire balayer les rues du camp. On la bat pour éparpiller une ligne sous les armes, ce qui s’appelle aussi battre à la paille.

Pour inspections des sergents et caporaux de semaine, on bat deux roulements, (règlement de 1768).

Pour inspections d’officiers de semaine, on bat trois roulements, (règlement de 1768). Au camp, cette même batterie appelle à l’ordre.

Au camp, on bat la garde à sept heures et demie dans les mois d’été, à huit heures dans l’hiver.

Dans les routes de nuit, si le tambour de la queue rappelle, c’est pour faire arrêter la tête. S’il bat aux champs, c’est pour la faire marcher.

Pour lever le camp, on bat la générale, l’assemblée et le drapeau.

Si le camp ne se lève pas en entier, au lieu de la générale, on bat le premier.

En route, on bat le premier, l’assemblée et le rappel.

Au camp, un coup de canon donne le signal de la retraite ; dans tous les cas, toute batterie venue de la droite est répétée à l’instant sur toute la ligne.

A l’exception de la générale, les batteries doivent s’exécuter d’abord de pied ferme devant le drapeau, à raison de 25 reprises de suite.

Après la retraite, les tambours ne battent plus pour rendre d’honneurs.

Leur école ne commence jamais par la générale.  

 

Instruction pour tirer à la cible

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Maniement de l’arme des sous-officiers

2 Maniement de l’arme des Sous-Officiers, Maniement du fusil des Officiers

Les sous-officiers de grenadiers et de fusiliers auront toujours, ainsi que la troupe, la baïonnette au bout du fusil.
Les sous-officiers de remplacement et de serre-file, ainsi que ceux attachés à la garde du drapeau, porteront l’arme ainsi qu’il va être prescrit.

Les sous-officiers de grenadiers et de fusiliers auront toujours, ainsi que la troupe, la baïonnette au bout du fusil.

Les sous-officiers de remplacement et  de serre-file, ainsi que ceux attachés à la garde du drapeau porteront l’arme, ainsi qu’il va être indiqué :

Le maniement du fusil pour les Officiers est à peu de choses près le même que celui des soldats, l’exception est, que ceux qui dépendent de leur port d’arme, et qui se réduisent à ces commandements 

1 Port de l’arme, Port d’arme des Sous-officiers, Port du fusil pour les Officiers et Sous-officiers

L’arme dans le bras droit et au défaut de l’épaule, le canon en arrière d’aplomb, la baguette en dehors, le bras droit presque allongé, la main droite embrassant le chien et la sous-garde, la crosse à plat le long de la cuisse droite, la main gauche pendante sur le côté derrière le sabre.

Pour porter l’arme comme sous-officier, on élève perpendiculairement avec sa main droite à hauteur du téton droit, vis-à-vis de l’épaule, à 5cm du corps, le coude droit y étant joint ; on saisit l’arme avec la main gauche au-dessous de la main droite, à la capucine ; on descend aussi-tôt la main droite pour empoigner la sous-garde et le chien, en appuyant l’arme à l’épaule ; on laisse tomber la main gauche sur le côté, et on allonge le bras droit.

Les Officiers, et Sous-officiers, portent leurs fusils dans le bras droit et au défaut de l’épaule, le canon en arrière et d’aplomb, la baguette en dehors et le bras allongé, la main droite couvrant le chien, les doigts enveloppant la sous-garde, la crosse à plat le long de la cuisse droite, et la main gauche pendante et immobile à côté de l’épée.

 2 Présentez/vos armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Porter l’arme avec la main droite d’aplomb vis-à-vis l’œil gauche, la baguette en avant, le chien à la hauteur du dernier bouton de la veste, empoigner en même temps l’arme brusquement avec la main gauche, le petit doigt de cette main contre le ressort de la batterie, le pouce allongé le long du canon contre la monture, l’avant-bras gauche collé au corps sans être gêné, rester face en tête sans bouger les pieds.

2° Empoigner l’arme de la main droite au-dessous et contre la sous-garde, comme les soldats.

 3 Portez/vos armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Glissé la main gauche jusqu’à la hauteur de l’épaule, et porter avec cette main l’arme d’aplomb contre l’épaule droite; empoigner avec la main droite le chien et la sous-garde, le bras droit presque allongé.

2° Laisser tomber la main gauche pendante derrière le sabre.

4 Reposez-vous/sur vos armes, (1 temps-2 mouvements), Reposez/vos armes, (1 temps-2 mouvements)

1° Porter brusquement la main gauche à la capucine, détacher un peu l’arme de l’épaule avec la main droite, lâcher en même-temps la main droite, descendre l’arme de la main gauche, la resaisir avec la main droite au-dessus de la capucine, le pouce droit sur le canon pour l’empoigner, les 4 autres doigts allongés sur le bois, l’arme d’aplomb, la crosse à 8cm de terre, le talon de la crosse dirigé sur le côté de la pointe du pied droit, et laisser tomber la main gauche derrière le sabre.

2° Laisser glisser l’arme dans la main droite, en ouvrant un peu les doigts, de manière que le talon de la crosse se place à côté et contre la pointe du pied droit.

1° L’Officier qui est sous les armes doit porter brusquement la main gauche à la capucine, détacher un peu l’arme de l’épaule avec la main droite, laisser tomber en même-temps la main droite, descendre l’arme de la main gauche, la saisir avec la droite au-dessus de la capucine, la baguette en avant, les 4 doigts allongés le long du bois, le pouce en dedans et allongé sur le côté du canon, l’arme d’aplomb, la crosse à 3cm de terre, le talon de la crosse dirigé sur le côté de la pointe du pied droit, et laisser tomber la main gauche et immobile derrière l’épée.

2° L’Officier laisse glisser son arme dans la main droite, sans que la main bouge, et sans frapper, pour que le talon de la crosse se place contre et à côté du pied droit.

 5 Vos armes/à terre

Comme le soldat.

 6 Relever/vos armes

Comme le soldat.

 7 Portez/vos armes, (1 temps-2 mouvements), Portez/armes, (1 temps-2 mouvements)

1°Elever l’arme perpendiculairement avec la main droite à la hauteur du téton droit, vis-à-vis de l’épaule, à 5cm du corps, le coude droit y restant joint ; saisir l’arme de la main gauche au-dessous de la main droite, à la capucine, et aussitôt descendre la main droite pour empoigner la sous-garde et le chien en appuyant l’arme à l’épaule.

1° L’Officier doit élever son arme perpendiculairement avec la main droite, à la hauteur du téton droit, vis-à-vis l’épaule, à 5cm du corps, le coude droit y restant joint, saisir l’arme avec la main gauche au-dessus de la droite à la capucine, et aussi-tôt descendre la main droite pour empoigner la sous-garde et le chien en appuyant l’arme à l’épaule.

2° Laisser tomber la main gauche pendante derrière le sabre, le bras droit presque allongé.

2° Laisser tomber la main gauche et immobile derrière l’épée.

 8 L’arme/au bras, (1 temps-3 mouvements), L’arme/bras, (1 temps-3 mouvements)

1° Porter l’arme en avant avec la main droite entre les yeux et d’aplomb, la baguette en dehors ; saisir l’arme de la main gauche à la capucine, la relever à hauteur du menton, et empoigner en même temps l’arme de la main droite à 11cm au-dessous de la platine.

1° L’Officier doit porter l’arme en avant avec la main droite perpendiculairement et vers le milieu du corps, la baguette en dehors, saisir l’arme de la main gauche à la capucine la relever à la hauteur du menton, et l’empoigner en même-temps avec la main droite, à 11cm et au-dessous de la platine.

2° Retourner l’arme avec la main droite, le canon en dehors, l’appuyer à l’épaule gauche, et passer l’avant-bras gauche horizontalement sur la poitrine, entre la main droite et le chien qui sera appuyé sur l’avant-bras gauche, la main gauche sur le téton droit.

2° Il faut retourner l’arme avec la main droite, le canon en dehors, l’appuyer à l’épaule gauche, et passer l’avant-bras gauche horizontalement sur la poitrine, la main étendue sur le téton droit, entre la main droite et le chien, de sorte que le chien soi appuyé sur l’avant-bras gauche

3° Laisser tomber la main droite pendante sur le côté.
3° Il faut laisser tomber la main droite sur le côté, et à plat le long de la cuisse.

 9 Portez/vos armes, (1 temps-3 mouvements)

1° Empoigner l’arme avec la main droite au-dessous et contre l’avant-bras gauche.

2° Porter l’arme avec la main droite, d’aplomb contre l’épaule droite, la baguette en avant, la saisir avec la main gauche à hauteur de l’épaule droite, tourner en même temps la main droite pour empoigner la sous-garde et le chien, le bras presque allongé.
3° Laisser tomber la main gauche pendante derrière le sabre.

 Maniement du fusil des caporaux, Observations  

Lorsque les caporaux seront dans le rang, ils porteront l’arme comme le soldat ; mais s’ils doivent être en serre-file, ou s’ils doivent marcher à la tête d’une troupe ou d’une pose de sentinelles, ils porteront le fusil dans le bras droit comme les sergents, ce qui s’exécutera de la manière suivante :

Comme les Sous-officiers ont différentes places, et qu’ils doivent tantôt porter l’arme comme Sous-officiers, tantôt comme soldats, par exemple, lorsque la compagnie est rassemblée, et qu’ils sont dans les rangs, ils doivent porter l’arme comme soldats ; au lieu que s’ils sont en serre-file, où qu’ils commandent une escouade ou une section, ils doivent porter l’arme comme Sous-officiers. Dans l’un et l’autre cas, ils doivent savoir les 2 manœuvres, en supposant que leur mémoire ou leur intelligence ne leur permettent pas de savoir la tactique, et dans le cas où ils ne sauraient pas l’un et l’autre, je renvoie aux maniements…

 1 Portez ames/comme sergent, (1 temps-3 mouvements)

1° Empoigner l’arme avec la main droite en tournant la platine en dessus, comme au 1° mouvement de présentez/vos armes.

2° Porter l’arme d’aplomb avec la main droite contre l’épaule droite, la baguette en dehors, le bras droit presque allongé, la main droite empoignant le chien et la sous-garde ; saisir l’arme avec la main gauche à hauteur de l’épaule.

3° Laisser tomber la main gauche pendante derrière le sabre.

2 Portez l’arme/comme soldat, (1 temps-3 mouvements)

1° Détacher l’arme de l’épaule droite, la porter d’aplomb entre les yeux ; la saisir avec la main gauche à hauteur de la cravate, prendre avec la main droite l’arme à ma poignée, la fixant à hauteur du dernier bouton de la veste, la baguette en avant.

2° Elever l’arme avec la main droite, le pouce allongé le long de la contre-platine, tourner le canon en dehors ; placer l’arme contre l’épaule gauche, descendre en même temps la main gauche sous la crosse.

3° Laisser tomber la main droite sur le côté.

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Maniement de l’épée des officiers

3 Maniement de l’épée des officiers, Du maniement de l’épée

Le maniement de l’épée se réduit à 4 opérations : porter l’épée dans le rang, porter l’épée hors du rang, porté l’épée reposé sur les armes, et saluer de l’épée.

 

1 Port de l’épée dans le rang, Portez l’épée/dans le rang

La poignée dans la main droite qui sera placée à hauteur et contre la hanche droite, la lame appuyée à l’épaule.

L’officier doit porter l’épée à l’épaule droite, la poignée tenue par la main droite, à hauteur et contre la hanche, appuyée comme l’arme, la lame à l’épaule.

 2 Port de l’épée hors du rang, Portez l’épée/hors du rang

La poignée dans la main droite qui sera placée en avant de la hanche droite, la lame dans la main gauche, la pointe dépassant de 4 doigts le pouce de la main gauche qui sera allongé sur la lame, le coude gauche plié, l’avant-bras un peu en avant, la main gauche vis-à-vis et à 11cm plus bas que l’épaule gauche.

L’officier doit tenir la poignée par la main droite et en avant de la hanche, abaisser la lame dans la main gauche, appuyée sur le pouce, le dépassant de 11cm, le coude plié, l’avant bras un peu en avant, la main gauche vis-à-vis et à 11cm plus bas que l’épaule gauche.

 3 Reposez vous/sur vos armes, Portez l’épée reposé/sur les armes, (Reposez-vous/sur l’épée, ( ou vos armes)

Renverser la main et la poignée, les ongles en dessus, le bras droit tendu, la pointe de la lame en peu en avant, et à 5cm de terre.

L’Officier doit renverser la main et la poignée, les ongles en dessus, le bras tendu, la pointe de la lame un peu en avant, et à 5cm de terre.

in et la poignée, les ongles en dessus, le bras tendu, la pointe de la lame un peu en avant, et à 5cm de terre.

Salut de l’épée

1 Salut de l’épée, soit dans le rang, soit en marchant, Saluer/de l’épée, (1 temps-4 mouvements)

L’Officier, après avoir porté l’épée à son port ordinaire, commence le salut quand il voit la personne qu’il veut saluer, à six pas de lui, soit qu’il défile devant un Général, où autres personnes à qui les honneurs sont dus, où qu’il se trouve sous les armes quand une troupe passe avec son étendard ou drapeau.

1° Elever l’épée perpendiculairement la pointe en haut, la lame plate vis-à-vis l’œil droit, la garde à hauteur du téton droit, le coude appuyé au corps.

L’Officier doit élever l’épée perpendiculairement, la pointe en haut, la lame plate et vis-à-vis l’œil droit, la garde à la hauteur du téton droit, et le coude appuyé au corps.

2° Baisser brusquement la lame en étendant le bras, de manière que la main droite soit placée à côté de la cuisse droite, et rester dans cette position jusqu’à ce que la personne qu’on aura saluée soit dépassée de 2 pas.

L’Officier doit baisser brusquement la lame en étendant le bras, de manière que la main droite soit à

côté de la cuisse droite, et reste dans cette position jusqu’à ce que la personne que l’on aura saluée soit dépassée de 2 pas.

3° Relever l’épée brusquement, la tenant comme au 1er temps ci-dessus.

L’Officier relèvera brusquement l’épée, la tenant comme au 1° temps.

4° Porter l’épée à l’épaule droite, ou bien abaisser la lame dans la main gauche.

L’Officier portera l’épée à l’épaule droite ou bien abaisser la lame dans la main gauche.

 2 Salut de l’Officier, lorsqu’il défile devant des Officiers Généraux

Lorsqu’un bataillon défile par section, chaque Officier est à 2 pas en-avant de sa section, et lorsque les Officiers Généraux sont à droite, il faut porter les têtes à droite, et lorsqu’il est à 4 pas de la personne que l’on veut saluer, il porte l’épée à plat vis-à-vis la direction de la veste, retire le coude en arrière, et incline la pointe de l’épée jusqu’à ce qu’elle soit à 16cm de terre ; ce défilé se fait ordinairement au pas ordinaire. Le Commandant, après cette manœuvre, peut faire marcher le pas de route.

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Salut du drapeau

5 Salut du drapeau, Salut du drapeau ou de l’étendard.

Dans le rang, les portes-drapeaux porteront toujours le drapeau le talon à la hanche droite, soit de pied ferme, soit en marchant ; et lorsque les drapeaux devront rendre les honneurs, les porte-drapeaux salueront de la manière suivante :

La personne qu’on devra saluer étant éloignée de 6 pas, baisser doucement la lance jusqu’à 16cm de terre en restant face en tête, sans que le talon du drapeau quitte la hanche ; relever doucement la lance lorsque la personne qu’on aura saluée sera dépassée de 2 pas.

La personne que l’on voudra saluer étant éloignée de 8 pas, le porte-drapeau, ou le porte-étendard, baissera doucement la lance jusqu’à 16cm de terre, en restant face en tête, sans que le talon du drapeau quitte la hanche du porte-drapeau, ou du porte-étendard, il relèvera doucement la lance, lorsque la personne que l’on aura saluée sera dépassée de 2 pas.

Instruction pour le tambour-major

La place des tambours en bataille a été déterminée dans le titre 1.

En colonne de manœuvre, les tambours marcheront à hauteur du 5° peloton de leur bataillon, du côté opposé au guide.

Dans la colonne de route, ainsi que dans le passage du défilé en avant et en retraite, ils marcheront à la tête de leurs bataillons respectifs, dans les intervalles.

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1 Signaux du tambour-major pour les différentes batteries

1 La générale : Etendre le bras droit, empoigner la canne au milieu, et élever la pomme à hauteur de la cravate.

2 L’assemblée : Etendre le bras, élevé la canne à-peu-près de 32cm de terre en mettant le pouce sur la pomme.

3 Le Rappel : Mettre la canne sur l’épaule droite, le bout en arrière.

4 Aux drapeaux : Elever le bras, tourner le poignet en dedans, de façon que la canne croise horizontalement devant soi à hauteur de la cravate.

5 Aux champs : Elever la canne perpendiculairement, le bout en haut, le bras étendu à hauteur de l’épaule droite.

6 Le pas accéléré : Porter la canne directement devant soi, le bout en avant, le bras étendu.

7 La retraite : Passer la canne croisée derrière le dos.

8 La messe : Porter la pomme de la canne sur l’épaule droite.

9 La breloque : Prendre la canne par le cordon, et étendre le bras à hauteur de l’épaule.

10 Aux armes : Porter la canne sur l’épaule gauche le bout en arrière.

2 Signaux pour les évolutions des tambours

1 Pour faire marcher par le flanc droit : Prendre la canne par le milieu et étendre le bras à droite.

2 Pour faire marcher par le flanc gauche : Faire le même signal en étendant le bras gauche.

3 Pour faire rompre le peloton : Laisser tomber le bout de la canne dans la main gauche à hauteur des yeux.

4 Pour former le peloton : Laisser tomber la pomme de la canne dans la main gauche à hauteur des yeux.

5 Pour faire changer de direction : Se tourner à demi vers les tambours, et leur indiquer par un mouvement de sa canne de quel côté ils devront tourner.

6 Pour faire marcher obliquement à droite : Etendre le bras droit à hauteur de l’épaule, tenir la canne de biais, et  en empoigner le bout de la main gauche à hauteur de la hanche.

7 Pour faire marcher obliquement à gauche : Faire le signal inverse; la pomme de la canne indiquera toujours le côté vers lequel on devra obliquer.

3 Poser la caisse à terre, (3 mouvements)

1 Remettre les baguettes : Empoigner la canne au-dessous de la pomme, l’élever à hauteur des yeux en étendant le bras en avant.

2 Défaire la caisse : Rapprocher la pomme contre la poitrine.

3 Poser la caisse à terre : Comme pour remettre les baguettes.

1 Relever la caisse : Faire les même signaux avec la canne que pour remettre les baguettes.

2 Rattacher la caisse : Idem pour défaire la caisse.

3 Tirer les baguettes : Idem pour poser la caisse à terre.

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AJOUTS

2e PARTIE

 

1 Directives pour Officiers et Sous-Officiers

 

Qu’est ce qu ‘un officier ?

On appelle officiers les personnes chargées de commander les compagnies.

Combien y-a-t-il d’officiers ?

3 sortes, capitaine, lieutenant, et sous-lieutenant.

Le capitaine doit surveiller la compagnie, la commander, et lui faire exécuter les ordres que lui prescrivent les officiers supérieurs.

Le lieutenant et le sous-lieutenant sont réciproquement chargés de surveiller la compagnie et de la commander en l’absence du capitaine.

Lieutenant est un nom générique, qui indique un officier qui tient la place d’un autre officier pendant son absence.

Dans la garde nationale parisienne, les lieutenants et sous-lieutenants commandent chacun un peloton.

 

Quels sont les marques distinctives du soldat et du grade des officiers ?

Les caporaux ont 2 galons de laine, de 18 à 20mm de large sur chaque manche, placés un peu obliquement au-dessus des parements.

Les sergents ont un galon d’or sur le bras, et 2 contre-épaulettes d’or et de soie.

Les sergents-majors ont deux galons d’or sur le bras, et 2 contre-épaulettes d’or et de soie.

Les porte-drapeau ont une épaulette et une contre-épaulette d’or, divisées, dans leur largeur, par 3 raies de soie rouge.

Les sous-lieutenants ont une épaulette et une contre-épaulette d’or, divisées dans leur largeur, par 2 raies de soie rouge.

Les lieutenants ont une épaulette et une contre-épaulette, divisées, dans leur largeur, par 1 raie de soie rouge.

Les capitaines ont une épaulette et une contre-épaulette d’or.

Toutes ces épaulettes sont portées sur l’épaule gauche, et la contre épaulette sur l’épaule droite.

Les adjudants de bataillon ont des épaulettes et des contre-épaulettes de capitaine, avec cette différence, que l’épaulette est sur l’épaule droite, et la contre-épaulette sur l’épaule gauche.  

 Qu’est-ce qu’un sous-officier ?

C’est un soldat ou garde commandant une des petites divisions du régiment, et qui tient le milieu entre les officiers et les soldats.

Combien y-a-t-il de sous-officier ?

2 sortes, caporal et sergents.

Le caporal est le 1°, soldat de sa compagnie ; il commande une escouade, pose ou lève les sentinelles, reçoit le mot des rondes, maintient le bon ordre dans son corps de garde, et enseigne le maniement des armes aux soldats.

Il y a 2 sortes de sergents : le sergent-major ou fourrier, et le sergent. Ce mot vient du latin serviens, parce qu’il fait exécuter les ordres.

Les sergents commandent une section ; ils sont chargés de veiller à ce que les soldats fassent exactement le service ; ils tiennent un registre de leurs noms et de leurs logements, et distribuent les corps de garde dans les endroits marqués.

 2 Instruction des Officiers

L’instruction des officiers devant embrasser tout ce qui est compris dans les 3 écoles du soldat, du peloton et du bataillon, et ne pouvant être solidement établie qu’en joignant la théorie à la pratique, il y aura dans chaque régiment une instruction de théorie, indépendamment des exercices sur le terrain.

E conséquence, le commandant de chaque régiment assemblera les officiers aussi souvent qu’il le jugera nécessaire, soit chez lui, soit chez l’officier supérieur de chaque bataillon, pour leur expliquer ou faire expliquer tous les principes relatifs à ces différentes écoles.

Nul officier ne sera réputé instruit, que lorsqu’il sera en état de commander et d’expliquer parfaitement tout ce que renferment les 3 écoles susdites.

On ne s’attachera dans cette instruction, qu’aux principes et à l’esprit des évolutions, sans jamais exiger que les officiers en apprennent littéralement le texte.

Les officiers seront exercés souvent, par un des officiers supérieurs, à la marche ; et on s’attachera avec le plus grand  soin à leur faire contracter l’habitude de la bonne position sous les armes, de la formation régulière, ainsi que de la longueur et la cadence du pas.

3 Instruction des Sous-officiers

L’instruction des Sous-Officiers embrassera l’école du soldat et celle du peloton, et ils seront tenus de savoir exécuter eux mêmes avec précision, outre le maniement des armes qui leur est particulier, tout ce qui a rapport au maniement des armes du soldat, aux feux et à la marche.

Les adjudants-majors et adjudants devant être spécialement chargés de l’instruction des sous-officiers, les chefs de régiment commenceront par s’assurer de l’instruction desdits adjudants-majors et adjudants, et les rendront ensuite responsables de celle des sous-officiers.

Les adjudants-majors et adjudants commenceront par instruire avec le plus grand soin tous les sergents-majors, et 2 sous-officiers par compagnie, les plus intelligents.

Ces sous-officiers étant solidement instruits, en choisiront chacun 2 ou 3 autres dans leurs compagnies respectives, et les instruiront de la même manière, sous la surveillance des adjudants et sergents-majors.

Cette première instruction, qui n’embrassera que l’école du soldat, étant assurée, on réunira les officiers de chaque bataillon, pour en former un peloton sur 3 rangs, auquel on attachera un chef de peloton, un sous-officier de remplacement et des serre-files. Ce peloton sera exercé par l’adjudant major ou l’adjudant, dans la progression indiquée dans l’école du peloton.

Cette instruction ayant principalement pour objet de mettre les sous-officiers en état de bien instruire les recrues, on leur expliquera tous les principes des 2 premières écoles, d’abord sur le terrain, et ensuite dans des théories particulières, lesquels devront comprendre aussi les diverses fonctions des guides dans les exercices de bataillon.

Et afin que cette instruction soit ensuite constamment maintenue, les adjudants-majors et adjudants assembleront de temps en temps les sous-officiers, soit pour s’exercer sur le terrain, soit pour la théorie dans les chambres.

4 Observation pour le commandement

Le ton de commandement sera toujours animé, et d’une étendue de voix proportionnée au nombre de soldats qu’on exercera.

Il y a 2 sortes de commandements; les commandements d’avertissement et ceux d’exécution.

Les commandements d’avertissement seront prononcés distinctement, et dans la haute voix, en allongeant un peu la dernière syllabe.

Les commandements d’exécution seront prononcés d’un ton ferme et sec. 

Les commandements dont l’énonciation sera séparée seront coupés de même en les prononçant.

 L’infanterie ordinairement commandée vivement ; la raison est qu’un fantassin ne peut être trop habile, principalement dans les charges. Or, nous pouvons donc supprimer le mot « vos » comme on dit

jusqu’à ce jour nos auteurs : « portez vos armes, chargez vos armes, présentez vos armes », tous ces mots sont absolument inutiles et deviennent même contradictoires au commandement. Dans le commandement de l’infanterie, il faut abréger le plus qu’il est possible, au lieu que dans la cavalerie, plus on y met de longueur, mieux la manœuvre s’exécute, vu que le cavalier dispose son cheval pendant le traînement du commandement.

Observez que le mot bassinet est trop long et qu’il faut dire ouvrez/net. Vous sentez combien il est nécessaire d’abréger le commandement, aussi vais-je vous mettre les temps en abrégé, pour la nécessité de la chose, prenez/touche, déchirez/touche, fermez/net, l’arme/gauche, cartouche/non, Tirez/guette, remettez/guette,

 L’exécution de chaque commandement du maniement des armes ne formera qu’un temps, mais ce temps sera divisé en mouvements, afin d’en mieux faire connaître le mécanisme au soldat.

La dernière syllabe du commandement décidera l’exécution brusque et vive du 1° mouvement ; les commandements deux et trois décideront celle des autres mouvements. Dès que le soldat connaîtra bien la position des divers mouvements d’un temps, on lui montrera à l’exécuter sans s’arrêter sur ces différents mouvements, mais il en observera le mécanisme, afin d’en assurer l’arme, et pour éviter les inconvénients qui résultent de ce qu’on appèle escamoter l’arme.

 

   Service de garde, patrouille et sentinelle

Il se réduit à maintenir la tranquillité publique. Pour cela on réunit plusieurs soldats dans un lieu indiqué, où ils doivent rester 24 heures de suite. Ce service se nomme monter la garde, et le lieu dans lequel on se réunit, corps de garde.

On met à la porte du corps de garde un homme armé, chargé de surveiller 2 heures de suite, de jour ou de nuit, pour prévenir le corps de garde de surprise. Cet homme, remplacé toutes les 2 heures, se nomme sentinelle. La sentinelle ne doit pas s’écarter à plus de 20 pas de son poste, et les soldats de garde, à plus de 100.

En posant cette sentinelle, le caporal lui détaille les ordres qu’elle doit suivre, la manière dont elle doit se comporter, et les cas où elle doit appeler la garde ; ces détails se nomment consigne ; les plus ordinaires sont : de ne point se laisser approcher, de prévenir le corps de garde, lorsqu’elle aperçoit le Bon Dieu passer ; si le feu est quelque part, etc,…

Une sentinelle ne doit point, par quelque motif que ce soit, abandonner le poste qu’on lui a confié, qu’elle n’ait pas été relevée.

On appèle faire faction l’occupation de la sentinelle. Elle doit s’abstenir de parler, rire, chanter, et elle doit veiller, avec la plus scrupuleuse attention, à tout ce qui se passe autour de son poste, et à ne point se laisser approcher ni surprendre.

Lorsque le caporal relève une sentinelle, il doit poser l’une à côté de l’autre ; la sentinelle qu’il relève et celle qu’il pose. Il leur commande à l’une : à droite, à l’autre : à gauche ; il leur dit : présentez vos armes, de manière qu’elles se trouvent placées pour se parler. La sentinelle qu’on relève donne la consigne à l’autre devant les 2 caporaux, si c’est une garde montante, après quoi, le caporal commande : portez vos armes, et retourne au corps de garde, en amenant avec lui la sentinelle relevée.

La sentinelle ne doit jamais prononcer la consigne que devant le caporal qui l’a posée, et ne peut être relevée que par lui.

Pour maintenir et assurer la tranquillité publique, des patrouilles vont parcourir certains espaces déterminés.

On appelle patrouille un nombre indéterminé de soldats réunis, se promenant ensemble pour maintenir la tranquillité publique.

Des officiers accompagnés de quelques gardes, vont visiter les différents postes et sentinelles, pour s’assurer de l’exactitude du service : ces visites se nomment rondes.

Du plus loin qu’une sentinelle apperçoit une patrouille ou une ronde, elle doit porter l’arme, et ensuite crier : Qui vive ? La réponse est Patrouille ou Ronde-major. Alors la sentinelle leur dit : Halte-là, et se tournant du côté du corps de garde, elle crie : caporal, venez reconnaître patrouille; et si c’est une ronde-major : caporal, hors la garde. Le caporal et 2 fusiliers vont reconnaître ; l’officier qui commande la troupe est obligé de venir donner le mot de l’ordre et de reconnaissance à celui qui le reconnaît. Si c’est une ronde-major ou une ronde d’officier supérieur, tous les soldats sortent du corps de garde, et se mettent sous les armes, pour que l’officier de ronde puisse faire son inspection.

Le mot d’ordre est toujours composé de 2 noms, celui d’une ville et celui d’un saint, pris le souvent au hasard. L’officier de la troupe arrêtée est obligé de prononcer le premier des 2 noms, et celui qui reconnaît est obligé de prononcer l’autre, de crainte de surprise.

Les officiers en s’avançant, ont 2 soldats à une certaine distance, prêts à faire feu, en cas de trahison ; les troupes de chaque côté se disposent de même à soutenir leurs officiers et leurs soldats.

Si l’une des patrouilles ou rondes avait un faux mot, l’autre l’arrêterait, si elle était assez forte, ou s’assurerait des moyens de la faire arrêter, lorsqu’elle pourrait se joindre à de nouvelles forces.

Lorsque l’officier aura passé la troupe en revue, le commandant du poste détachera 3 soldats, dont 2 armés pour escorter l’officier de ronde, et le 3° pour porter le fanal devant lui ; arrivé au poste suivant, ces hommes retourneront au leur.

Les gardes et les patrouilles sont toujours commandées par un officier, caporal, sergent, lieutenant, sous-lieutenant, etc, …Le grade de l’officier dépend du nombre de soldats réunis et du nombre que chaque officier peut commander.

Tous les jours à 1 heure fixe et déterminée, on va relever la garde ou les postes. Les gardes ou soldats ne peuvent les abandonner sans un ordre exprès de l’officier supérieur, ou sans être relevés.

Au relevé des gardes, l’officier commandant celle qui arrive, et qu’on nomme garde montante, reçoit de l’autre officier, sous sa garantie, les effets du corps de garde, dont il doit répondre, et qu’il doit remettre de même à celui qui vient le relever ; il doit aussi prendre et rendre le corps de garde propre.

Voir les animations des mouvements :

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