Le petit matériel que le soldat emporte en général avec lui
1°: le matériel d'entretien du fusil
Tournevis, tire-bourre, huile, brique pilée,

monte ressorts,..... Petite fiole à huile
Tire-bourre ou tire-balle, selon le règlement de 1767, il fait partie du petit équipement et se livre en même temps que le fusil. Il faut attendre l’arrivée de la baguette pour l’emploi du tire-bourre.
Le tire-bourre est en acier de fusion, il se compose d’un corps garni de deux manches en spirale, et est percé en son axe d’un pas de vis susceptible de recevoir le petit bout taraudé de la baguette du fusil.
Le tire-balle était un outil d’extraction, il retire du canon une balle qui n’avait pas été tirée . La pointe du tire-balle pénétrait dans l’épaisseur de la balle et donnait ainsi la prise nécessaire pour sortir la balle du canon.
Le tire-bourre sert à retirer du canon quand on veut décharger le fusil, la bourre placée au-dessus de la charge de poudre et de la charge de plomb, et agit comme un tire-bouchon sur les bourres en papier employées pour le chargement.
Il était aussi employé pour le nettoyage, on l’enveloppait alors de filasse pour cette opération
Mot du substantif Tour donne l’étymologie principale
Il devait être passé en revue lors des visites de petit équipement. La forme de la branche cylindrique était telle, qu ‘elle permettait de démonter le chien et sa branche plate faisait jouer le clou de chien et les vis en s’insérant dans la coche de la tête
Le mot fiole s’est d’abord écrit phiole et peut-être une corruption du latin ampulla ou de l’anglais phial
Il s’agit d’une petite bouteille contenant de l’huile . En fer blanc, elle épousait la forme d’une cartouche afin de pouvoir être contenue dans un des six trous à cartouche de la giberne.
Elle se fermait au moyen d’un bouchon de Liège
Monte-ressort
L’usage du monte-ressort date de la fin du 18e siècle, il est porté dans la giberne et fait partie du compte de la masse de compagnie à raison d’un par escouade. Il est confié à la garde du caporal ou du chef d’escouade.
Le monte-ressort se compose du corps, de la branche transversale, de la vis de pression et du clou à vis. Il agit en comprimant à volonté le grand ressort et le ressort de la batterie, en insérant soit l’un, soit l’autre, entre le crampon et la branche au moyen du jeu de la vis de pression à travers l’écrou à cylindre, en-dessous de la griffe.
Brique pillée
Mot dérivant ainsi que son diminutif briquette du grec brika
La brique pillée est utilisée pour le nettoyage des pièces d’armes en fer et en acier. On prend un morceau de tissu, on le trempe dans de l’huile ou de la graisse et ensuite on le trempe dans la brique pillée.
L'épinglette pour déboucher la "lumière" du fusil.
Epinglette
Ce mot a pour racine le terme épingle, qui provient lui-même du latin spina, épine.
Effet de petit équipement à l’usage des hommes de troupe de l’infanterie française.
L’épinglette doit s’introduire dans la lumière du canon pour chasser les poussières et débris qui en l’obstruant auraient pu empêcher le jet de la flamme produit par la détonation. Les soldats la suspendaient par sa chaînette à une des boutonnières du revers d’habit.
2°:Le matériel pour la fabrication des cartouches
Bloc à cartouches, mandrin,
papier, balle,.... voir aussi :
La fabrication des cartouches
:
3 Aiguilles différentes, dé à coudre, fil, boutons , boucles de souliers et bandes de cuir pour les guêtres de rechange
Rasoir, blaireau, peigne, cuir a aiguiser le rasoir, miroir,........
matériel d'entretien pour l'habillement
Le martinet pour " dépoussiérer" l'habit, la " patience " pour nettoyer les boutons, les brosses, le crochet pour boutonner les guêtres,.........
jeux de carte ( dos blanc ) , jeu de dé , et l'indispensable tire-bouchon
La pipe et son étui, la blague à tabac, le " briquet " formé d'une lame de métal ,( d'ou le surnom donné au petit sabre d'infanterie par la cavalerie et qui est devenu le nom " officiel "),d'étoupe et d'un silex , et les "allumettes"
-Le bidon doit avoir la forme d'un flacon applati, être formé d'un couvercle concave, contenir une pinte, être supporté par une bretelle d'un pouce, etc ... ( ancienne ordonnance ) . Des bouteilles clissées leur ont été substituées ( Règlement de campagne du 5 avril 1792) , et doivent être fournis la première fois sur les fonds de la masse de campement ( décret du 25 février 1806 ) Manuel d'infanterie Boris Magimel 1813
-Bidon d'homme de troupe, ou petit bidon : Sorte de bidon de compagnie d'ont l'emploi était personnel; il était en fer-blanc; on le nommait " bidon d'homme de troupe ", pour le distinguer du " bidon à vinaigre ". Il faisait partie des fournitures de campagne. Suivant l'ordonnance de 1778 ( 28 avril ), il était en forme de flacon applati et convexe d'un côté; il était suspendu à une courroie large d'un pouce. La " masse de campement " devait pourvoir à la fourniture des bidons; cette disposition a été de peu de durée. Un décret Impérial remplaçait les bidons de l'infanterie française par des bouteilles clissées auxquelles il fallu bientôt renoncer à cause de leur fragilité. Dictionnaire de l'armée de terre, Bardin 1849
Gourdes, bouteilles clissées et quarts
modèles de gourdes et de quarts, les modèles varient selon les régions et les campagnes.
Sont représentés ici, les modèles classiques de bouteille entourée de corde tressée utilisée principalement dans les campagnes du nord et la "coloquinte " plus utilisée dans les campagnes du sud ( Egypte, Espagne ) , mais ce n'est absolument pas une règle.
Les quarts sont aussi variables, cela va du gobelet en terre cuite à la tasse en fer blanc....
Recherches effectuées par Franky Simon
Sources bibliographiques :