Voir aussi : le sabre briquet
: Comment former un faisceaux de fusils :
Voir aussi : démontage du fusil selon Bardin (1807) , Bretelle de fusil et Descriptif des différentes pièces du fusil
-Avis d'époque concernant la récupération des armes militaires abandonnées
-Les modifications dans les platines à silex : de 1700 à 1822
Les principales modifications apportées à cette arme en l'an IX ( 1801 ) concernèrent l'Embouchoir, la grenadière et la forme de la batterie.
Calibre : 17.48 mm Longueur : 1.515 m Poids : 4.375 kg Poids de la balle : 27.16 g Portée utile : 140 à 160 m
Longueur du canon ( lisse ) : 1.137 m Précision : écart de +/- 1 m sur 100 m
Effet : à 150 mètres , la balle s'enfonce de 60 mm dans du bois de sapin
Il en fut fabriqué plus ou moins 2 millions d'exemplaires jusqu'en 1822.
| 1° Mettre de la poudre dans le bassinet |
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| 2° Fermer la batterie | |
| 3° Le silex vient frapper la batterie et provoque l'étincelle | |
| 4° L'étincelle met le feu à la poudre contenue dans le bassinet | |
| 5° Le feu se propage à la poudre du canon par la " Lumière " |

La "lumière" est un petit trou dans la base du canon, par lequel se propage le "feu de bassinet" à la poudre qui se trouve dans celui-ci.
Fusil démonté : Voir aussi : démontage du fusil selon Bardin (1807)
Intérieur sans le mécanisme
platine ; vue externe.....
......et interne
Vue éclatée du fusil
Descriptif des différentes parties du fusil
| Arbre de noix | partie droite de la noix qui fait saillie en dehors de la platine sur laquelle se fixe le chien. |
| Baguette | Tige de fer servant à tasser la poudre ainsi que la balle au fond du canon. |
| Bassinet | Partie de la platine en forme de cuvette servant à recevoir la poudre d' amorçage. |
| Batterie | Pièce en forme de L, qui se fixe de façon mobile autour d'un axe. Sa partie verticale accuse le choc du silex et provoque des étincelles. Sa partie horizontale recouvre le bassinet. |
| Bouche | Ouverture du canon dans laquelle s'introduit la charge. |
| Bride de bassinet | Extrémité antérieure du bassinet qui est traversée par une vis servant d'axe à la batterie. |
| Canon | Tube qui éjecte la balle lors du départ du coup. |
| Capucine | Anneau de forme ovale resserrant le canon sur le fut . |
| Chien | Pièce de la platine fixée de façon mobile autour d'un axe. Dans sa mâchoire se place un silex |
| Contre-platine | Qui se dénomme également " porte-vis". plaque métallique à l'opposé de la platine, elle sert à fixer la platine sur l'arme au moyen de deux vis. |
| Crête du chien | Partie arrière du chien sur laquelle coulisse la mâchoire supérieure. |
| Crosse | Extrémité arrière de l'arme |
| Détente | Pièce métallique protégée par le pontet de sous-garde et qu' actionne le tireur pour provoquer le départ du coup |
| Ecusson | Pièce métallique plate pourvue d'une ouverture par laquelle passe la détente. |
| Embouchoir | Pièce de forme ovale qui se situe à l'extrémité du fût et qui enserre ce dernier et le canon. Dans sa partie inférieure est prévu un passage pour la baguette |
| Gachette | Pièce métallique coudée dont la queue se trouve en contact avec la détente. |
| Fût | Partie antérieure du bois dans laquelle vient se loger le canon. |
| Lumière | Etroit canal percé dans la canon qui relie la chambre a la fraisure du bassinet. |
| Mâchoires | ¨Partie supérieure du chien. L'une d'elles est mobile et permet ainsi de serrer le silex à l'aide de la vis. |
| Pied de batterie | Extrémité de la batterie ( qui se loge entre la bride de bassinet et le corps de platine ), elle est percée ce qui permet de recevoir la vis jouant le rôle d'axe. |
| Plaque de couche | Garniture métallique qui protège la partie arrière de la crosse |
| Platine | Face principale de l'arme qui rassemble les pièces nécessaires à faire actionner le coup de feu. |
| Poignée de crosse | Endroit précis qu'empoigne la main du tireur et dont l'index actionne la détente. |
| Pontet de sous-garde | Pièce métallique qui protège la détente |
| Queue | Prolongement du canon qui est percée afin de recevoir la vis qui fixe celui-ci en avant de la poignée. |
| Sous-garde | Garniture métallique sur laquelle se fixe le pontet |
| Tonnerre | Partie renforcée du canon qui renferme la charge de poudre |
| Trousse de batterie | Extrémité de la batterie qui repose sur son ressort lorsque le bassinet est ouvert. |
Longueur : 40.6 cm
La lame est formée de trois goutières
Extrait du règlement " Bardin " de 1807, l'orthographe et la syntaxe de l'époque ont été respectés
Voici l’ordre suivant lequel on doit démonter le fusil pour le nettoyer à fond.
- On ôte la baïonnette, la baguette, les deux grandes vis, le porte-vis, la platine, la goupille du battant de sous-garde, la goupille de la détente, la sous-garde, la détente, l’embouchoir, la grenadière, la capucine, la vis de culasse, la vis de l’écusson, le canon, la culasse.
- On doit remonter le fusil dans un ordre inverse, c’est à dire en commançant par la culasse, le canon, l’écusson, la vis de l’écusson, la vis de la culasse.
Voici la manière d’y procéder, en employant le monte-ressort décrit ci-après.
- On ôte la vis de ressort de gachette ( il faut faire lever le ressort, de façon que le pivot puisse sortir de son encastrement avant que la vis ne soit entièrement hors de son trou) ; le ressort de gachette, la vis de gachette; la gachette; la vis de bride; la bride; la vis de noix; la noix ( pour la faire sortir du carré du chien, il faut repousser avec un poinçon qui entre facilement dans le trou destine à recevoir la vis ) ; le chien ( il tombe de lui-même, la noix étant ôtée ) ; la vis du grand ressort ; le grand ressort; la vis de batterie ( - -- On l’ôte à l’aide d’une pression qu’on fait sur le ressort avec le monte-ressort); la batterie ; la vis du ressort de batterie; le ressort de batterie; la vis du bassinet; la vis du chien; le bassinet; la machoire.
Remontage de la platine.
Dites l’ordre suivant lequel on doit remonter la platine avec le même monte-ressort.
Le voici : on remet le bassinet, la vis du bassinet, le ressort de batterie, sa vis, la batterie, sa vis, la machoire, la vis à tête percée, la noix, la bride, sa vis, la gachette, sa vis ( on remet le chien dans son carré ) , la vis du carré, le ressort de gachette ( on abat le chien sur le rampart du corps de platine ; la gachette doit être libre lorsque sa vis est remontée à fond; il doit en être de même par rapport à celle de la batterie); le grand ressort, la vis du grand ressort.
Avant de replacer les vis, il faut mettre une petite goutte d’huile à chaque trou ou à l’extrémité de chaque tige; il faut avoir la même précaution pour les trous qui reçoivent l’axe et le pivot de la noix; quand la platine est remontée, la même opération doit avoir lieu sous les branches mobiles des ressorts et sur la griffe de la noix. Il faut s’assurer si les pièces de la platine rodent bien. ( On dit qu’une pièce rode bien , la noix par exemple, quand elle tourne d’une manière uniforme sur le corps de la platine ).
Description du monte-ressort.
cliquez sur l'image pour agrandir
Il se compose d’une pièce principale de la forme d’un petit crampon, ayant une patte repliée à angle droit pour appuyer sur le ressort, et d’une autre partie repliée de même, percée et écrouie pour recevoir une vis de pression; dans le milieu du corps de cette pièce principale, est pratiquée une mortaise d’une longueur détermine, dans laquelle joue à coulisse un clou à vis, portent une branche transversale destine à presser les branches mobiles des deux ressorts au moyen de la vis.
Pour démonter le grand ressort, on appliqué le monte-ressort de manière que la patte recourbée de la pièce principale ait le point d’appui sur la petite branche du ressort, à la hauteur du rampart de batterie; et que la branche transversale se trouve placée de l’une de ses extrémités sous le derrière du ressort, et de l’autre, terminée par un petit crochet, dans le creux de la griffe : alors on serre ou on déserre la vis de pression selon qu’il est nécessaire.
Pour démonter le ressort de batterie, on place l’instrument de façon qu’une coche faite dans la branche transversale corresponde à l’oeil de la vis de ce ressort, et l’on fait agir la vis de pression comme le grand ressort.
Démonstration de la manière d’opérer le démontage.
Corps du fusil :
On abat le chien, on place la crosse du fusil sous le bras gauche, le porte-vis en-dessus, et la platine dans la main gauche; on démonte les vis de la platine, on retourne le fusil, on ôte la platine; et dans le cas ou elle ne sortirait pas aisément, on frapperait avec un morceau de bois quelques petits coups, pour la retirer du bois : on ôte la contre-platine.
Que fait-on après que l’on a ôté la goupille du battant, la goupille de détente, le pontet, la détente et les trios capucines ? ( Il faut ôter la sous-garde au fusil dit “républicain”, on ôte seulement le pontet aux vrais fusil de 1777.)
On place de suite la crosse à terre pour retirer le canon.
- En plaçant le monte-ressort comme il est dit ci-dessus, posant la platine dans la main gauche, tournez avec le tournevis la vis du ressort de gachette, frappant ensuite sur le cul du ressort de la gachette pour l’ôter de dessus la platine
- Démontant la gachette, ensuite la bride de la noix, la vis du carré, puis la noix ( le chien tombe de lui-même)
- Retirant le monte-ressort, en faisant cesser l’effet de sa pression;
- Otant la vis du grand ressort, ensuite le grand ressort ;
- Renversant la platine, et tournant la queue de la platine du côté du corps; placant la griffe du monte-ressort en pinçant la pointe du ressort de la batterie pour la dégager.
- Otant la vis de la batterie, ensuite le ressort de la batterie.
- Retirant la batterie , puis le bassinet.
En le prenant de la main gauche, appuyant le premier doigt et le pouce sur les deux mâchoires pour démonter la vis à tête percée.
Manière de remonter le fusil.
- En opérant dans l’ordre inverse, commençant par rétablir le chien, puis, posant le bassinet dans son encastrement
- Remontant le ressort de batterie
- Serrant le ressort de batterie avec le monte-ressort et remontant la batterie
- Rétablissant le grand ressort
- Mettant le monte-ressort sur le rampart de la platine, et faisant plusieurs tours avec le tournevis pour replacer les ressorts
- Remettant la noix dans le carré du chien et replaçant la vis du carré
- Remettant la bride de noix, remontant la gachette et son ressort, ayant soin qu’elle ne soit pas trop serrée
- Otant le monte-ressort et rétablissant la platine dans son encaissement
En reposant la pièce de détente, ensuite la détente, puis la goupille
Remettant le pontet de la sous garde ( dans le fusil dit “ républicain “, c’est la sous-garde entière qu’on remet, au lieu du pontet )
Replaçant le canon, la capucine, la vis de la culasse et la baguette.
Inconvéniens du défaut d’instruction.
Les voici :
Une vis trop serrée ( par exemple celle de la batterie ) change la correspondence de toutes les pièces de la platine, en causant des frottements qui diminuent l’action des ressorts, de sorte que la platine ne peut plus remplir son objet.
Si les vis sont changées, forcées, ou pénétrant mal, si les lumières sont caches par les bassinets, ou trop au dessus des fraisures, alors le frottement de la batterie contre le pan de la lumière l’empêche de découvrir.
Si pour faire sortir les boutons de culasse de leurs écroux, on se sert de marteau, les queues perdant leur pente ne sont plus en bois.
Si l’on repousse la goupille avec un instrument plus gros qu’elle, le bois se détériore sans qu’il y ait moyen de le réparer.
Si le biseau de la pierre n’est pas en-dessus et que son taillant ne soit pas parallèle à la face de la batterie, la pierre ne frappant que sur peu d’étendue, elle ne fournit plus assez de feu.
Coutumes vicieuses et prohibées.
Les voici:
Il est défendu de se servir de la baguette pour tourner la vis du chien.
Il est défendu d’employer la lame de la baïonnette en guise de tournevis, ou de se servir de sa pointe pour ôter la batterie ou le chien s’ils résistant.
Il est défendu de faire rougir la baguette sous prétexte d’élargir le canal, ainsi que de faire chauffer aucun ressort, sous prétexte qu’il est trop rude.
Il est défendu de couper, rogner ou altérer en aucune manière le bois du fusil, sous prétexte de le faire résonner.
Il est défendu aux soldats de déculasser eux-mêmes leur fusil.
Il est défendu de mettre de l’huile aux vis en bois, on doit les graisser avec du suif.
Nettoiement du fusil.
On emploie, pour le dérouiller, de l’émeri et de l’huile d’olive, ou de la paille de fer; on se sert, pour le frotter, de bois tender et de brosses rudes.
On fouille dans les angles et sinuosités des pièces avec des curettes et des spatules. Le canon étant sujet à se courber par la pression que l’on fait pour le dérouiller, on ne le doit jamais frotter dans sa longueur avec des spatules, à moins qu’on ai préalablement introduit dans le tube une broche cylindrique du diamètre du calibre, ou qu’il soit à plat sur un banc ou une table.
A défaut d’émeri ou de paille de fer, on pourrait faire usage de grès pulvérisé , tamisé et humecté d’huile d’olive pour enlever les grosses taches, et de brique brûlée, bien pilée et aussi humectée d’huile, pour les petites. Si ce n’était pas des pièces trempées que l’on nettoyât, il serait même préférable de n’employer que ces deux espèces d’ingrédients.
Toutes les pièces, après avoir été bien nettoyées, doivent être essuyées avec un chiffon, de manière qu’il n’y reste jamais d’émeri, de paille de fer, de grès ou de brique, et qu’elles conservent seulement de l’onctuosité.
Les pièces en cuivre se nettoient avec du tripoli, ou de la brique pilée et du vinaigre.
On ne doit point employer de substance grasse pour les frotter ensuite, car elle agissent sur le cuivre et le font oxyder.
Voici ce que dit le règlement de police :
« Les armes seront entretenues en dedans et en dehors, sans être polies , les vis et écrous tenus en bon état. Les pierres, dont les angles sont arrondis, seront contenues entre deux plombs.
La bretelle du fusil sera tendue et serrée contre l’arme, la demi-boucle à hauteur de la capucine »
Nettoiement et lavage
Les armes doivent être entretenues proprement en dedans et en dehors, sans être polies; les vis et écrous tenus en bon état: les angles de la pierre doivent être arrondis, la bretelle du fusil tendue et serrée contre l'arme, la demi-boucle à hauteur de la capucine.
On emploie, pour dérouiller le fusil, de l'émeri, de l'huile d'olive, ou de la paille de fer qu'on tamise dans une étoffe grossière: on se sert, pour frotter, de bois tendre et de brosses rude; on fouille dans les angles et dans le sinuosités des pièces, avec des curettes et des spatules; on ne doit jamais frotter le canon dans sa longueur, à moins qu'il ne soit à plat, sur un banc ou sur une table, autrement on risquerait de la fausser.
A défaut d'émeri ou de paille de fer, on peut faire usage de grès pulvérisé, tamisé et humecté d'huile d'olive, pour enlever les grosses taches; et de brique brûlée bien pilée, et aussi humectée d'huile, pour les petites.
Si ce n'était pas des pièces trempées que l'on nettoyât, il serait même préférable de n'employer que ces deux matières.
Toutes les pièces, après avoir été nettoyées, doivent être essuyées avec un chiffon, de manière qu'il ne reste jamais d'émeri, de paille de fer, de grès ou de brique et qu'elles conservent seulement de l'onctuosité.
Les pièces en cuivre se nettoient avec du tripoli ou de la brique pilée et du vinaigre Le règlement de police du juin 1792, titre V, art.16, voulait qu'on ne les nettoyât qu'avec une pâte liquide de blanc d'Espagne délayé.
On ne doit point employer de substances grasses pour les frotter ensuite, car elles agissent sur le cuivre et le font oxyder.
Lavage du fusil
Après les exercices à feu, il est nécessaire que les canons soient lavés intérieurement; il doit y avoir, par escouade, une baguette en bois que l'on fend par un de ses bouts; on introduit dans cette fente du linge qu'on fixe avec du fil, on procède à ce nettoiement.
Après avoir suffisamment foulé l'eau dans le canon, et lorsqu'elle en sort sans y prendre une couleur noirâtre, il faut essuyer l'intérieur du canon avec du linge très sec, et ensuite y passer la pièce grasse.
Bretelle en buffle de 975mm, (3 pieds), de long, large de 36mm, (1 pouce 4 lignes), boucle avec ardillon de cuivre de 16mm, (7 lignes), de haut dans l’œuvre. Lacée à l’extrémité.
Description du 4 Brumaire an X, (25 octobre 1801).
Elle sert à porter le fusil de la manière dite à la grenadière, soit en route, soit quand il faut monter à l’assaut ; de là vient que l’anneau supérieur où elle se rattache, s’appelle une grenadière. Sa longueur est de 975mm, (3 pieds), sa largeur de 34mm, (15 lignes), sa demi-boucle, avec ardillon en cuivre, qui est arrondie et cintrée, a 16mm, (7 lignes), dans œuvre. Les bretelles des fusils, mousquetons et carabines sont les mêmes.
Le manuel d’infanterie ou résumé de tous les règlements concernant l’infanterie de Bardin de 1807 confirme en tout point la description de 1801.
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
La bretelle composée d’une courroie étroite, d’une lanière et d’une boucle, aura 920mm enchapure comprise. Sa largeur sera de 35mm. Elle portera, à l’une de ses extrémités une boucle de cuivre fondu avec un fort ardillon en laiton. L’ardillon aura 3mm sur 2mm d’épaisseur. La boucle, qui sera concave, de manière à suivre la convexité du bois du fusil, sera demi-cintrée. Sa force sera de 3mm d’épaisseur en tout sens; elle aura 15mm sur 30mm dans œuvre. A l’extrémité opposée à la boucle, il sera placé une petite lanière en buffle, de 7 à 8mm de largeur et de 270mm de longueur. Elle passera en 4 trous percés à cet effet.
Extrait du règlement " Bardin " de 1807, l'orthographe et la syntaxe de l'époque ont été respectés
Avis sur la recherche des armes abandonnées


les modifications de 1700 à 1822
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| 1700-1710 : Platine a
silex pré-réglementaire :
De la platine à mèche
sont conservés: la forme générale du corps, les écrous pour vis de fixation
sur la monture et le bassinet. Le serpentin agissant de l'avant vers
l'arrière est remplacé par un chien agissant de l'arrière vers l'avant.
Elément entièrement nouveau : la batterie (*), pièce en forme d'équerre dont
la petite branche ou table couvre le bassinet. Le pied de la batterie,
façonné en conséquence, s'appuie sur un ressort dit de batterie.
Cette platine a été fabriquée à Saint-Etienne et peut être datée du tout début du XVIIIe siècle. Un grand nombre de mousquets sera transformé à silex, et c'est la raison de la "reconduction" de la forme de la platine. La vue intérieure permet de constater que le montage du bassinet est identique; en avant de celui-ci, une surépaisseur de métal permet de mieux assujettir la vis de batterie soumise à de grands efforts. Le mécanisme est entièrement différent car il doit agir avec force sur le chien pour qu'il puisse heurter vigoureusement la batterie avec son silex. La tige-pivot est remplacée par un grand ressort agissant sur la noix qui remplace la biellette du serpentin. C'est en relevant le chien que l'on bande le ressort grâce à la noix découpée en conséquence et portant des crans d'arrêt dans lesquels s'engage une gâchette immobilisée par un petit ressort. La noix est une grande astuce dont il faut rechercher l'origine dans les arbalètes à sécurité. (*) Le silex est présenté son biseau tourné vers le bas, disposition non reconnue par les règlements, mais parfois admise dans les régiments. |
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| 1717 :
Par rapport à la
précédente, l'on constate que ce qui présentait une surface arrondie est
devenu plat: corps de platine et chien. Le bassinet est à pans et une bride
solidarise la vis de batterie à celle de son ressort. Remarquez le petit
décor finissant la branche inférieure du ressort de batterie, la forme de
la crête du chien, le profil plat des mâchoires, la grosse vis à tête ronde
du chien, la tête de la vis des mâchoires avec son collet les cannelures en
décor sur la queue de platine.
A l’intérieur, la queue de bassinet est plus longue, le garde feu de celui-ci plus accentué. La surépaisseur de métal du corps de platine pour supporter la vis de batterie est prolongée, ce qui a obligé à augmenter la hauteur de la platine en avant de la batterie. Nouvel élément caractéristique, la bride de noix qui, rapportée contre celle-ci ; la plaque contre la platine et l'assujettie d'autant mieux qu'elle comporte un petit pied s'engageant sous la noix. Examinez attentivement les photos des intérieurs des platines pré-réglementaire et modèle 1 71 7, afin de bien apprécier la bride de noix, fixée en trois points dont un pivot appartenant à la noix, la vis de gâchette et une autre vis visible derrière la queue de bassinet. De la platine modèle 1 71 7, platine carrée, - ainsi nommée autrefois - se dégage des formes héritées de la platine à mèche. |
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| 1728 : La bride de ressort de batterie est abandonnée et remplacée par une bride de bassinet reliant la vis du pied de batterie au corps du bassinet. Cela complique l'exécution mais cette disposition est certainement plus efficace. La vis avant de contre-platine ne porte plus sur le corps de platine en avant du ressort de batterie, mais dans la boucle formée par les branches de celui-ci. A l'intérieur, l'on prolonge systématiquement la queue du bassinet suffisamment pour qu'il soit fixé par l'extrémité de la vis arrière de contre-platine qui s'engage dans un trou fileté dans la queue du bassinet et le corps de platine. A ceci va s'ajouter une autre vis en arrière du passage de la précédente, fixant l'extrémité de la queue du bassinet sur la platine. | |
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| 1746 : Seule modification par rapport au modèle précédent, la suppression de la bride de bassinet. | |
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| 1754 :
Elle présente un aspect plus robuste
que les platines des modèles précédents, mais la seule différence évidente
est le rétablissement de la bride de bassinet qui sera définitivement
adoptée jusqu'à la disparition de la platine silex.
Vous remarquerez la crête du chien plus courte ainsi que sa vis de mâchoire et le bassinet plus profond. |
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| 1763 :
Elle présente une différence très
sensible avec les précédentes en raison de l’abandon du chien à col de cygne
remplacé par un chien à sous-gorge ou à cœur, ceci en raison du contour d’un
soutien ou espalet, d’où le nom de chien à espalet parfois employé. Si cette
pièce a moins de « grâce », elle est devenue bien plus résistante car les
chiens à col de cygne avaient tendance à se briser à leur gorge. La vis des
mâchoires de chien qui était jusqu’à présent seulement fendue est percée, ce
qui permet d’utiliser une tige quelconque, à défaut de tournevis. Vous
remarquerez que les dimensions de la platine modèle 1763 sont sensiblement
plus fortes que précédemment. A l'intérieur, il faut noter la suppression du retour ou pied de la bride de noix, le raccourcissement de la queue de bassinet, ceci étant compensé si je puis m'exprimer ainsi, par une surépaisseur de métal du corps de platine afin de créer un pivot analogue à celui sur lequel s'engage la vis de batterie (voir platine modèle 1766 ). Cette petite modification s'explique par le jeu que pouvait prendre le bassinet lorsque sa queue était traversée par la vis de contre-platine. Cet inconvénient disparaît avec le pivot recevant l'extrémité de cette dernière. |
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| 1766 : Absolument semblable à celle du modèle 1763, dont elle n'est que la version allégée .. les reconnaître est donc uniquement affaire de "coup d'œil". Cependant une très subtile différence peut être remarquée: la batterie étant relevée, son pied découvre légèrement le corps de platine alors qu'il est masqué dans les mêmes conditions sur la platine modèle 1763. | |
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| 1770 : D'une conception résolument plus "moderne" que les platines modèles 1763-1766, cette platine annonce celle du modèle 1777 .. le tracé du chien relativement nouveau ne permet plus de "deviner » l'ancienne forme à col de cygne. Un profil arrondi est adopté pour le corps du chien dont la crête est carrée , la grosse vis à tête plate n'a plus sa place sur une surface bombée et est remplacée par une vis à tête ronde de bien moindre diamètre. Le dessus de la feuille et de la table de batterie ne sont plus à pans mais arrondis, de même que le bassinet " le corps de platine plat en avant du chien est arrondi sur l'arrière. Bref l'ensemble de l'extérieur de la batterie est fait de surfaces convexes et volumes arrondis. A l'intérieur aucune modification. | |
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| 1773 : Difficile à reconnaître car elle présente très exactement les mêmes caractéristiques que la platine modèle 1770, mais en diffère par ses proportions. Etant moins haute, elle présente un aspect plus allongé et encore une fois, c'est une affaire de coup d'œil qui, autant que la connaissance, est nécessaire à l'amateur. | |
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| 1774 : Reprend les proportions de celle du modèle 1770 .. le retroussis du pied de la batterie est supprimé, s'appuyant carrément sur le ressort. La table de la batterie relevée masque l'avant du corps de platine, ce qui n'est pas le cas pour les platines modèles 1770 et 1773. La vis du chien ou plus exactement de son carré est à tête plate; ce sont là les seules modifications. Et reconnaître entre elles des platines modèles 1770-1773-1774 est un exercice qui réclame beaucoup d'attention. | |
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| 1777 : Très reconnaissable des précédentes par son bassinet en laiton incliné vers l’avant pour faciliter l'amorçage dans l'ordre sur trois rangs qui oblige les hommes à tenir leur fusil "relativement proche de la verticale" pour amorcer. Le bassinet en laiton, pour faciliter la fabrication en fonderie, conserve sa bride. Autre détail caractéristique ; le retroussis de la batterie destiné à permettre une meilleure attaque du silex sur la batterie lorsque son biseau est émoussé | |
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| 1777 corrigé an IX : Par rapport à celle du modèle 7777, l'on peut à première vue la distinguer par la suppression du retroussis de la batterie; la face de cette batterie est proportionnellement plus large, et par ailleurs, la crête et la vis du chien sont plus allongées. | |
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| 1816 : Reconnaissable par rapport aux platines modèles 7777 et An IX par le bassinet toujours en laiton mais placé horizontalement et comportant un garde-feu, justifié par les crachements de la lumière. Ce bassinet a son encastrement approfondi et le plan de son entablement au-dessus de la fraisure passe par le centre de la lumière du canon. La vis et la crête du chien sont raccourcis et cette dernière est plus anguleuse. La batterie a sa table évidée et sa face plus large. Suppression du petit arrondi prolongeant la goutte du ressort de batterie | |
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| 1822 :
Il
faut un œil exercé pour
la différencier de la précédente; seul un léger retroussis de la batterie
peut vous y aider. Ce retroussis est bien moins sensible que sur le modèle
1777. Le bassinet à sa fraisure plus profonde qu'en 1816 et son entablement
est placé à un peu moins d'un millimètre du dessus de la lumière. Vis de
chien gâchette, et noix seront réalisées en acier à partir de 1826, suivies
en 1833 de la vis de détente, en 1841 de la détente et finalement en 1847 de
la bride de noix.
Certaines platines modèle 18 16 ont été corrigées par la substitution d'un bassinet modèle 1822. Les têtes de vis extérieures de la platine modèle 1822 ont leur bord arrondi de manière plus prononcée que sur le modèle 1816 ; les bords sont vifs sur les modèles 1 777 et An lX. |
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| Source : Gazette des armes n°68, février 1979 ; texte de Jean Boudriot | |
La fabrication des cartouches :