Retour :

Règlement sur la giberne

-Voir aussi : Banderole porte-giberne  et  Giberne de fourrier et de sergent

Evolution de la giberne depuis la révolution jusqu'à l'Empire

- Fabrication d'une giberne en photos

 

Giberne de soldat

Règlement du 1er octobre 1786.

La giberne pour les grenadiers, chasseurs et fusiliers sera de fort cuir de vache noirci sur chair et composé de 3 pièces, l’une pour la patelette, le derrière, le dessous et le devant, et les 2 autres pour les côtés; ces 3 pièces rassemblées et cousues solidement formeront une boîte de 122mm, (4 pouces ½), de profondeur. Les côtés seront arrondis pour former le cintre de la patelette. La giberne sera bordée aux deux flancs seulement en cuir de vache ou de veau.

Le coffre sera d’un morceau de bois de 230mm, (8 pouces ½), de longueur sur 68mm, (2 pouces ½), de largeur, percé dans le milieu de 6 trous sur 2 rangs et évidé de droite et de gauche en forme carrée pour recevoir de chaque côté 1 paquet de 15 cartouches; les chanfreins de ces trous seront arrondis avec la lime douce pour conserver le papier des cartouches. On logera dans un trou à cartouche une petite fiole à l’huile, en fer blanc.    

La patelette de la giberne sera sans bordure, elle sera coupée carrément en telles proportions qu’elle puisse déborder de 27mm, (1 pouce), chaque flanc du coffret et de 41mm, (1 pouce ½), son extrémité.

Il sera cousu sous la patelette un morceau de cuir de veau noirci de la largeur de la boîte de la giberne, laquelle patelette se boutonnera sur le devant de cette boîte pour la couvrir et préserver les cartouches de l’humidité.

Il sera pareillement cousu au milieu et sur le devant de la giberne une petite bourse de cuir de veau noirci pour mettre les pierres à fusil, la pièce grasse et le tire balle et l’entrée de cette bourse garnie d’un petit bouton se fermera par une patte à boutonnière qui s’y attachera.

La traverse derrière la giberne sera de 54mm, (2 pouces), de large en cuir fort piqué de 2 coutures pour passer les 2 bouts du porte-giberne.

Il y aura au-dessous de la giberne 2 boucles de cuivre cousu à revers, large de 29mm1, (1 pouce 1 ligne), avec ardillon de fer enchapées en cuir de vache, pour recevoir les petites courroies du porte-giberne.

Il sera placé pareillement sous la giberne une courroie de 27mm, (1 pouce), de large et une boucle à laquelle viendra s’attacher une autre courroie de même largeur cousue en dedans de la patelette pour fermer la giberne; on coudra à la partie droite de la giberne un morceau de buffle de 108mm, (4 pouces ½), de long sur 27mm, (1 pouce), de large pour servir à la fixer au moyen d’une boutonnière, au bouton de la taille de l’habit.

 

Une instruction envoyée en 1787 pour expliquer les principes d’après lesquels ont été exécutés les modèles d’équipement envoyés à chacun des régiments d’infanterie d’après le règlement de 1786 indique que la hauteur déterminée pour porter la giberne doit être de 108mm, (4 pouces), de distance du coude à la partie supérieure de la giberne, cette mesure étant prise le bras ployé serré contre le corps, la main dans toute sa longueur et le bout des doigts à la hauteur du menton. Nous retrouvons ces prescriptions rappelées sous le Consulat et l’Empire dans les ordres laissés aux régiments d’infanterie par les généraux inspecteur, comme par exemple le Général Schauenbourg. Le même intervalle doit se trouver entre le bas du havre-sac et le haut de la giberne

 

L’instruction provisoire du 1er avril 1791, à laquelle les régiments devaient se conformer en attendant le règlement que le roi se proposait de faire rendre incessamment sur l’habillement et l’équipement, maintenait expressément ce dernier objet tel qu’il était fixé par le règlement de 1786.

 

Un devis, arrêté par le ministre de la guerre, le 11 Thermidor an VIII, (29 juillet 1799), qui donne une description de la giberne, reproduit mot pour mot le texte du règlement de 1786.

 

Le 4 Frimaire an X, (24 novembre 1801), le Ministre de la Guerre, envoyait aux corps un état des dimensions et prix des effets de toute nature, dont les troupes devaient se pourvoir sur leurs masses. Voici donc la description détaillée de la giberne qui figure dans ce document bien que les dimensions restent à peu de chose près les mêmes que celles données par le règlement de 1786.

Le coffret en vache noir parée sur chair, de 122mm, (4 pouces ½), de profondeur; le fond de 74mm, (2 pouces 9 lignes), de large ; les côtés de 149mm, (5 pouces ½) de hauteur et de même largeur que le fond; 237mm, (8 pouces 9 lignes), de large devant et derrière ; la patelette formant le recouvrement haute de 257mm, (9 pouces ½), large de 271mm, (10 pouces), attachée avec un contre-sanglon de vache en huile, de  27mm, (1 pouce), de large sur 162mm, (6 pouces), de long; sous le coffre 3 boucles en cuivre avec leur ardillon de même métal, larges de 27mm, (1 pouce), dans œuvre sur 16mm, (7 lignes), de hauteur, enchapées en vache noire ; 2 porte-bonnets en buffle, de 352mm, (13 pouces), de long, y compris l’enchapure, avec boucle et ardillons de cuivre de 23mm, (10 lignes), dans œuvre ; sur le derrière, une traverse en vache de 41mm, (1 pouce ½), de large dans la longueur de la giberne ; sur le devant du coffret, une bourse en basane noire, forte en huile, de 108mm, (4 pouces), de hauteur et 162mm, (6 pouces), d’ampleur, fermant avec un bouton en veau roulé ; sur le coffre, une sous-patelette haute de 135mm, (5 pouces), large de 237mm, (8 pouces 9 lignes), fermant avec le même bouton que la bourse ; dans le coffre en bois à cartouches de 81mm, (3 pouces), de hauteur sur 63mm, (2 pouces 4 lignes), de largeur et 230mm, (8 pouces ½), de longueur, percé de 6 trous à cartouches dans le milieu et d’une auge à chaque extrémité pour loger les paquets de cartouches; le coffret bordé dans l’intérieur en basane noire et les côtés à l’extérieur en vache ; sur le côté une boutonnière en buffle de 108mm, (4 pouces), de long sur 27mm, (1 pouce), de large, destinée à assujettir la giberne au bouton de l’habit; la bordure du coffret cousue à 8 points  par pouce, (prix : 2 Fr 50).

 

La durée d’une giberne était réglementairement de 20 ans d’après un arrêté du premier consul du 8 décembre 1802.

   

On peut observer dans le manuel d’infanterie ou résumé de tous les règlements concernant l’infanterie de Bardin de 1807 d’après la description suivante que les dimensions reprises ci-dessus restèrent inchangées :

La giberne était d’abord un sac dans lequel les grenadiers portaient leurs grenades; ce sac attaché devant eux sur une ceinture y roulait de manière à passer derrière leur dos quand ils le voulaient. On appelait alors un cartouche ce qu’on appelle maintenant une giberne.

La giberne, telle qu’on la porte aujourd’hui, doit être de vache noire, parée sur cher, et un peu ferme, dont le dessous du cuir soit plutôt blanc que rouge.

Elle se compose de : un coffret, une boîte de cuir, une poche ou bourse, un recouvrement ou sous patelette, une patelette, un contre-sanglon, une martingale, trois petites boucles de cuivre, la travers, deux porte-bonnets.

Le coffret est de sapin et percé, dans son milieu, de 6 trous. Ses 2 parties latérales qu’on appelle auges servent à contenir chacune un paquet de cartouches ; sa longueur est de 230mm, (8 pouces ½), sa largeur de 63mm, (2 pouces 4 lignes), sa profondeur de 81mm, (3 pouces).

La boîte contient le coffret que, de chaque côté elle dépasse de 68mm, (2 pouces ½ ), et que devant et derrière elle dépasse de 41mm, (1 pouce ½), afin de donner aux cartouches l’espace où elles doivent être contenues ; sa profondeur est de 122mm, (4 pouces ½). Sa longueur, de 237mm, (8 pouces 9 lignes). Sa hauteur, devant et derrière, de 122mm, (4 pouces ½). Ses côtés ont  149mm,(5 pouces ½), de haut et 74mm, (2 pouces 9 lignes ), de large.  

La poche ou bourse est en basane noire, forte et en huile. Elle se ferme d’un bouton de veau roulé et sert à contenir le tournevis, le tire-bourre, les pierres et plombs de rechange, la pièce grasse et la pierre de bois. Son ampleur est de 162mm, (6 pouces), sa hauteur de 108mm, (4 pouces).

Le recouvrement est une espèce de tablier de basane, qu’on appelle aussi sous-patelette. Il sert à garantir les cartouches et pend jusqu’à l’ouverture de la bourse ; il est cousu sur chaque revers de la couture de traverse.

La patelette est la fermeture ou le couvercle de la giberne ; elle à 271mm, (10 pouces), de long sur 257mm, (9 pouces ½), de haut. Les grenadiers et chasseurs portent extérieurement au centre de la patelette les uns une grenade, les autres un cor de chasse en cuivre, dont la forme varie suivant les régiments, parce que c’est une distinction qui n’est ordonnée par aucune décision ministérielle. Dans le siècle passé, toutes les gibernes ont d’abord été ainsi orné d’un écusson en cuivre aux armes du roi. Cet ornement fut supprimé par une ordonnance.

Le contre-sanglon de vache en huile, est cousu centralement au revers de la patelette et sert à fermer la giberne; sa largeur est de 27mm, (1 pouce), et sa longueur de 162mm, (6 pouces).

La martingale est un morceau de buffle long de 108mm, (4 pouces), large de 27mm, (1 pouce), et percé d’une boutonnière qui sert à assujettir la giberne au bouton gauche de la taille.

Les boucles ont 27mm, (1 pouce), dans œuvre, sur 16mm, (7 lignes), de hauteur, et sont enchapées de vache noire.

La traverse est une bande de vache cousue horizontalement sur le derrière de la giberne, et présentant deux passants à la banderole ; elle à 41mm, (1 pouce ½), de large.

Les portes-bonnets sont des courroies de buffle, longues de 352mm, (13 pouces), enchapures comprises, et large de 27mm, (1 pouce); leurs boucles, avec ardillons de même métal, ont 23mm, (10 lignes), dans œuvre. 

 

Règlement manuscrit de Bardin 1812.

Giberne en cuir de vache noircie bordée en basane aux coutures des côtés et au pourtour supérieur. Deux pièces pour les côtés, une pour devant, le dessous et le derrière, et une pour la patelette.

Hauteur des côtés arrondis par le haut 140mm bordure comprise; largeur 65mm; hauteur du devant et du derrière 120mm; largeur du devant 240mm; largeur du fond 65mm.

Dimensions du bois : hauteur 85mm, (6 trous); longueur 230mm, (2 auges); largeur 65MM.

Bourse en basane noir cousue sur le devant de la boîte et fermant par un bouton roulé pour mettre les pierres à fusil, pièce grasse, etc. Hauteur 110mm, largeur 65mm.

Traverse de cuir noir cousu sur le derrière parallèlement et à hauteur de son bord supérieur, pincée dans les bordures et fermant au moyen de 4 coutures, 2 passes pour les extrémités de la banderole, coutures obliques, celles du centre espacée de 50mm par le haut et de 30mm par le bas. Les passes larges de 75mm.

Martingale en buffle blanc coupée carrément à angles abattus, pincée par son extrémité la plus étroite dans la bordure postérieure gauche de la boîte, à 20mm du bord supérieur de la boîte; elle s’attache au bouton de l’habit au moyen d’une boutonnière percée à l’autre extrémité. Longueur apparente de la martingale 90mm, largeur 25mm.

Trois boucles à ardillon en cuivre de 25mm sur 15mm, cousues par des enchapures en cuir de 30mm en dessous de la boîte, celle du milieu pour le contre-sanglon de patelette, les 2 autres contiguës à l’enchapure de celle-ci et cousues à revers pour les contre-sanglons de banderole.

Porte bonnet de police : 2 courroies en buffle de 320mm sur 25mm de large avec boucle et ardillon en cuivre, cousues sous le fond à 25mm du bord.

Patelette coupée carrément, sans bordure et jointe à la boîte par une couture. Largeur 270mm, hauteur 250mm. Elle déborde les flancs de 15mm, et étant fermée elle déborde le bas de 40mm.

Contre-sanglon de fermeture de fermeture de patelette en cuir, long de 160mm sur 25mm de large.

Sous-patelette en basane couvrant le bois, attachée par les coutures de traverse et fermant sur le bouton de la bourse.

Ornements en métal du milieu de patelette : pour grenadier une grenade haute de 80mm. Pour voltigeur cor de chasse large de 80mm; pour fusilier N couronné haut de 80mm.

L’équipement de l’infanterie légère sera le même que celui de l’infanterie de ligne, mais les ornements de gibernes seront de métal blanc. 

haut de page:

L'évolution de la giberne depuis la révolution jusqu'à la fin de l'Empire

L'infanterie continua à porter sous la Révolution et l'Empire et d’une façon générale jusqu'en 1845, avec quelques changements, l'équipement décrit par le règlement du ler octobre 1786 : la grande giberne, le porte giberne et, pour les sous-officiers et grenadiers, le baudrier porte sabre croisant sur la poitrine. Nous noterons donc dans ce chapitre les modifications qui furent appor­tées pendant cette période.

L'instruction provisoire du 1er avril 1791, à laquelle les régiments devaient se conformer en attendant le règlement que le roi se proposait de faire rendre incessamment sur l'habillement et l'équipement, maintenait expressément ce dernier objet tel qu'il était fixé par le règlement de 1786, à l’exception des baudriers des sous-officiers et grenadiers auxquels le porte baïonnette devait être enlevé pour être attaché, de même qu'il l'était déjà pour les fusiliers. sur le bord de la partie antérieure de la banderole de giberne.

 

Un devis, arrêté par le Ministre de la Guerre, le 11 thermidor an VIII (29 juillet 1799) qui donne une description de la giberne et du porte giberne, reproduit mot pour mot le texte du règlement de 1786, sans tenir compte du changement apporté par l'instruction provisoire de 1791. Le porte baïonnette des grenadiers resta attaché au baudrier jusqu'en 1816. Ce­pendant cette question du placement du fourreau de baïonnette était la bête noire des amateurs de beau maniement d'armes : en effet pour mettre la baïon­nette au canon, les sous-officiers, les caporaux et les grenadiers la prenaient à leur gauche, côté du sabre, les fusiliers à droite, côté de la giberne, mouvements on ne peut plus disparates quand le régiment manœuvrait en ligne déployée !

Le lieutenant général Brenier s'en plaignait encore dans un rapport d’inspection adressé au Ministre de la Guerre le 22 décembre 1816  et insistait pour que l'on fasse placer le porte baïonnette des sous-officiers, caporaux, grenadiers et voltigeurs sur les banderoles de giberne comme ceux des fusiliers. Mais c'était là une dépense que l'on hésitait à engager pour apporter cette simple modification aux vieux équipements de l'Empire, qu'il fallait bien porter jusqu'à usure complète. Car ce que nous avons dit à propos de l'armement l' applique encore bien davantage aux: équipements: -on les a conservés en service jusqu'à ce qu'ils fussent tout à fait hors d'état d'être portés, se bornant à faire les remplacements avec des effets neufs aux nouveaux modèles. Ce ne fut qu'en 1845, avec la transformation de l'équipement, que l'on obtint une uniformité momentanée - pour peu de temps car on ne pouvait songer à changer tout l'équipement de l'infanterie chaque fois qu'on y apportait une modification. Or la durée d’une giberne était réglementairement de vingt ans d' après un arrêté du premier Consul du 8 décembre 1802.

Le 4 frimaire an X (25 novembre 1801), le Ministre de la Guerre, Berthier, envoyait aux corps un « Etat des dimensions et prix des effets de toute nature  » dont les troupes devaient se pourvoir sur leurs masses. Nous transcrivons ci-dessous la description détaillée de la giberne qui figure dans ce docu­ment bien que les dimensions restent les mêmes que celles données par le règlement de 1786. Mais le texte en est assez différent et il mérite d'être mis sous les yeux du lecteur dans son intégralité car il s'agit de la giberne qui a été portée par nos soldats pendant toutes les guerres du premier Empire et que nous n'en avons pas d'autre description jusqu'au règlement de Bardin en 1812 :

 

Circulaire du 4 frimaire anX

(25 novembre 1801).

                                                GIBERNE D' INFANTERIE

 Le coffret en vache noire parée sur chair, de 4 pouces ½ de profondeur (121 millim.); le fond de 2 pouces 9 lignes (74 millim.) de large; les côtés de 5 pouces 1/2 (148 millim.) de hauteur et de même largeur que le fond; 8 pouces 3/4 (236 millim. de large) devant et derrière; la pattelette formant le recouvrement haute de 9 pouces 1/2 (257 millim.), large de 10 (270 millim.), attachée avec un contre-sanglon de vache en huile, d'un pouce de large  (27 millimètres) sur 6 pouces de long (162); sous le coffre trois boucles en cuivre avec leur ardillon de même métal, larges d'un pouce (27 mllim.) dans œuvre sur 7 lignes (15 millim.) de hauteur, enchappées en vache noire; deux porte bonnet en buffle, de 13 pouces (351 millim.) de long, y compris l'enchapure, avec boucles et ardillons de cuivre de 10 lignes (22 millim.) dans œuvre; sur le derrière, une traverse en vache de 18 lignes (40 millim.) de large dans la longueur de la giberne ; sur le devant du coffret, une bourse en basane noire, forte et en huile, de 4 pouces (108 milIim.) de hauteur et 6 pouces (162 millim.) d'ampleur, fermant avec un bouton en veau roulé; sur le coffre, une sous-pattelette haute de 5 pouces (135 millim.), large de 8 pouces 9 lignes (236 miIlim.) fermant avec le même bouton que la bourse; dans le coffre un bois à cartouches de 3 pouces (81 millim.) de hauteur sur 2 pouces 4 lignes de largeur (63 millim ) et 8 pouces 1/2 de longueur (230 milIim.), percé de 6 trous à car­touches dans le milieu et d'une auge à chaque extrémité pour loger les paquets de cartouches; le Coffret bordé dans l'intérieur en basane noire et les côtés à l'extérieur en vache; sur le côté une boutonnière en buffle de 4 pouces de long (108 millim.) sur 1 pouce de large (27 millim.) destinée à assujettir la giberne au bouton de l'habit; la bordure du coffret cousue à 8 points par pouce (prix : 2 Fr 50).

 

                                                                                       PORTE-GIBERNE EN BUFFLE

 

Longueur 5 pieds (1 m. 624), largeur 3 pouces (81 millim.), à chaque bout une attache de buffle de 7 pouces ( 189 millim.) de long sur 1 pouce (27 millim.)de large; le porte baïonnette, de 5 pouces de longueur (135 mil­limètres) et de 4 pouces de tour avec une pattelette de 3 pouces (81 millim.) sur 3 pouces moins un quart (74 millim.) de hauteur, garnie d'une boucle et deux ardillons en cuivre, enchappée en buffle et une attache formant bouton­nière de 4 pouces et demi de long sur 1 pouce de large (121 sur 27 millim.) avec un bouton roulé en buffle (prix 4 francs).

 

 

Les ordres donnés par le général Schauenbourg au cours de ses inspections des régiments d' infanterie aux époques du Directoire, du Consulat et du commencement de l'Empire, nous donnent des indications sur la façon dont les gibernes devaient être portées. Il ne manque jamais en effet de rappeler que les gibernes doivent être mises à la même hauteur et que pour y parvenir il faut prendre les précautions suivantes: faire rapprocher le coude droit de l'homme près de la hanche en relevant l’avant-bras horizontalement; dans cette position le haut du coffret de la giberne doit arriver à la distance d'un poignet du bas du coude de l'homme. Le même intervalle doit se trouver entre le bas du havresac et le haut de la giberne (en mesure métrique un poignet représente environ 80 à 85 millimètres).

Pendant la période de réorganisation qui s’écoula sous le Consulat et jusqu'en 1805, les régiments rivalisèrent entre eux pour rehausser leur tenue: l'apposition d'ornements sur les gibernes fut un des moyens employés à cet effet qui fut adopté par la plupart des corps. Pour les grenadiers l'ornement de pattelette était naturellement une grenade et pour les voltigeurs un cor de chasse.

 

Mais pour les fusiliers, l'imagination put se donner carrière et on leur donna tantôt une plaque plus ou moins ornée, tantôt un aigle ou simplement le numéro du régiment. Le général inspecteur Schauenbourg signale dans un rapport adressé au Ministre de la Guerre le 19 février 1802 que les coffrets de giberne

 

de la 110è demi-brigade sont ornés d'un chiffre en cui­vre que le chef de brigade a fait faire. Dans la garde, la pattelette portait l'aigle couronné, encadré de quatre grenades placées aux quatre coins tout comme autrefois celle des grenadiers selon l'ordonnance de 1767. D'après les cahiers d'ordres, le colonel du 3è régiment d'infan­terie de ligne fait faire en 1806 des numéros 3 pour les gibernes des fusiliers et des cors de chasse pour celles des voltigeurs.

On constate qu'il y a en général corrélation entre les ornements de giberne et ceux placés aux retroussis des habits. Mais jusqu'en 1812 il n' y eut pas de règle, si certains régiments ornèrent les gibernes de numéros, d'aigles ou de plaques estampées, beaucoup d'autres régiments portèrent leurs gibernes sans aucun ornement.

 

 

 

 

 

On relève dans les procès-verbaux de la Commission réunie du 2 au 16 décembre 1811 pour examiner la question de l'habillement et de l'équipement des troupes  les observations suivantes sur le projet de règlement présenté par le Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, établi par MM. Bardin, major du 2è régiment de la garde de Paris et Dufour, Commissaire ordonna­teur de la Garde impériale :

 

 « Gibernes. - La Commission demande qu'il soit  « ajouté une grenade en cuivre sur la giberne du grenadier, un cor de chasse sur celle des voltigeurs et un N sur celle des fusiliers. »

 Cette commission était présidée par S.A.S. le prince de Neufchâtel et composée du maréchal duc d'Estrie et des généraux comte Walther et baron Curial.

       

 

 

On voit par l'album de Bardin dans lequel on trouve ces divers ornements dessinés qu il a été tenu compte de ces observations.

Le décret paru le 19 juin 1812 ne concerne que l'habillement de l’infanterie; il est muet sur la question de 1’équipement. Mais un tarif général arrêté le 2 août 1812 donne sur les ornements de gibernes les indications suivantes :

Infanterie de ligne et légère :

Giberne pour sous-officier sans agrément sur la pattelette  : prix en France : 4 Fr 40 , hors France : 4 Fr 80

        Giberne pour soldat d'infanterie:

 

    Avec le N couronné en cuivre pour les soldats du centre : prix en France : 4 Fr 45, hors France 5 Fr 30

    Avec une grenade pour les grenadiers et les carabiniers : idem

    Avec un cor de chasse en cuivre pour les voltigeurs :  idem

( Nota: les agréments sont en cuivre blanc pour l'infanterie légère )

 

Sous la première Restauration une. circulaire du 24 octobre 1814 prescrivit de remplacer sur la giberne des fusiliers le « N » couronné par deux « L » entre­lacés, surmontés d'une couronne à fleur de lis, qui coûtaient 0.45 en cuivre ou en fer blanc, soit le même prix que les ornements de l'Empire. Les régi­ments qui avaient un titre, comme le régiment du Roi, de la Reine,etc., avaient  une plaque spéciale. Celle du 10è de ligne, qui avait le titre de Colonel général, portait les armes du prince de Condé. Mais il y eut d'autres dérogations, par exemple le 39­régiment de ligne qui avait passé un marché les 24 septembre et 12 octobre 1814 (avant qu'ait paru la circulaire du 24 oc­tobre) pour la fourniture de 30 fleuri de lis à 1 fr., 28 grenades au même prix, l00 grenades en cuivre et 100 cors de chasse à 0.75. Cette dépense contestée parce que le tarif n'allouait que 0.45 fut cependant admise en fin de compte, à la décharge du Conseil d'Administration.

Fleurs de lis et L couronnés enle­vés pendant les Cent Jours ne furent pas repris sous la deuxième Restauration. On constate que les généraux inspecteurs ordonnent en 1816 de faire disparaître les ornements qui restaient encore sur les gibernes, grenades ou cors de chasse. Le règlement de 1819 sur l'équipement les supprima définitivement. Seules les gibernes de la garde royale portèrent des ornements jusqu' en 1830

Un autre objet d'un usage général fut le couvre giberne. Tous les régiments qui avaient passé par les camps de l'Océan en étaient pourvus. Un ordre du 64' de ligne en date du 13 germinal an XIII (3 avril 1805) nous montre que c'était un effet en quelque sorte obligatoire:

« Il existe, y est-il dit, dans les compagnies plusieurs sous-officiers, caporaux et soldats dont les gibernes ne sont pas couvertes d'un étui en toile.   MM. les commandants de compagnie voudront bien en faire faire dans le  plus court délai pour que tout le monde en soit pourvu. »

Ces couvre-gibernes étaient généralement décorés comme la pattelette, mais les soldats trouvaient le moyen de les ornementer à leur fantaisie comme on le voit par l'ordre suivant donné le 11 octobre 1807 par le Colonel du 3' régiment d'infanterie de ligne :

«  Il paraît toutes sortes de peintures grotesques sur les couvertures des  gibernes. MM. les chefs de bataillon auront soin qu'il ne soit rien ajouté à ce qui a été adopté au régiment : une grenade pour les grenadiers, un cor de  chasse pour les voltigeurs, un numéro 3 pour les fusiliers, de la grandeur de ceux de leur giberne. »

 

On conviendra qu'il n'était pas commode pour les soldats d'aller chercher les cartouches dans la giberne sur le côté parce qu'elle était fixée au bouton de taille pour l' empê­cher de balloter et parce que la bandoulière serrée entre le sac et le corps de l'homme ne glissait pas facilement. Aussi en pratique les soldats avaient imaginé de se faire une cartouchière au moyen d'un mouchoir attaché sur le devant d'un côté au baudrier, et de l'autre à la giberne, dans lequel ils mettaient les cartouches qu'ils prenaient facilement et à volonté. Le dessin d'Alsace lithographié que nous reproduisons, certainement fait d'après les renseignements donnés par un vieux soldat, montre mieux que toute description comment l'imagination fertile de nos troupiers avait remédié aux inconvénients de la giberne.

 

 

Pour renseigner les lecteurs plus complètement, nous résumons ci-après les articles du règlement manuscrit de Bardin de 1812 qui donnent la descrip­tion détaillée de la giberne telle qu'elle devait être à la fin de l'Empire.

 Giberne en cuir de vache noircie bordée en basane aux coutures des côtés et au pourtour supérieur. Deux pièces pour les côtés, une pour le devant, le dessous et le derrière, et une pour la pattelette.

Hauteur des côtés arrondis par le haut  ------140 millim.  bordure comprise.

Largeur ---------------------------------------------------65      

Hauteur du devant et du derrière --------------120         

Largeur du devant -----------------------------------240

 

Largeur du fond ---------------------------------------65

 

Dimensions du bois: hauteur, 85 (6 trous); longueur, 230 (2 auges); lar­geur, 65.

Bourse en basane noire cousue sur le devant de la boîte et fermant par un bouton roulé pour mettre les pierres à fusil, pièce grasse, etc. Hauteur, 11O. Largeur, 160.

Traverse en cuir noir cousue sur le derrière parallèlement et à hauteur de son bord supérieur, pincée dans les bordures et fermant au moyen de quatre cou­tures, deux passes pour les extrémités de la banderole, coutures obliques, celles du centre espacées de 50 millim. par le haut et de 30 millim. par le bas. Les passes larges de 75 millim.

- Martingale en buffle blanc coupée carrément à angles abattus, pincée par son extrémité la plus étroite dans la bordure postérieure gauche de la boîte, à 20 millim. du bord supérieur de la boite; elle s'attache au bouton de l'habit au moyen d'une boutonnière percée à l’autre extrémité. Longueur apparente de la martingale 90 millim. Largeur 25.

Trois boucles à ardillon en cuivre de 25 sur 15 cousues par des encha­pures en cuir de 30 en dessous de la boîte, celle du milieu pour le contre-sanglon de pattelette, les deux autres contiguës à l’enchapure de celle-ci et cousues à revers pour les contre-sanglons de banderole.

Porte bonnet de police: deux courroies en buffle de 320 millim. sur 25 de large avec boucle et ardillon en cuivre, cousues sous le fond à 25 millim. du bord.

Pattelette coupée carrément, sans bordure et jointe à la boîte par une couture,

Largeur. 270 millim. Hauteur, 250 miHim.

Elle déborde les flancs de 15 millim., et étant fermée elle déborde le bas de 40 millim.

Contre-sanglon de fermeture de pattelette en cuir, long de 160 sur 25 de large.

Sous-pattelette en basane couvrant le bois, attachée par les coutures de traverse et fermant sur le bouton de la bourse.

 

     Ornements en métal du milieu de pattelette :

pour grenadier: grenade haute de 80 millim

pour voltigeur: cor de chasse large de 80 millim

pour fusilier : N couronné haut de 80 millim

La giberne des sergents et fourriers est comme celle des soldats mais plus petite et plus légère. La pattelette au lieu de se fermer par une boude est arrêtée par un bouton de cuivre à gorge.

Mêmes ornements sur la pattelette que les soldats, en cuivre.

 Banderolle en buffle blanc, largeur 70 millim  avec porte-baïonnette .

En 1815 le colonel Bardin reprit au Ministère de la Guerre son travail de rédaction d'un règlement général commencé en 1811 et interrompu en 1813. Son travail aboutit à un volumineux manuscrit qui porte la date de 1818, dont une partie a été imprimée, et qui servit de base aux ordonnances et règlements édictés en 1816 et ensuite notamment à la description de l'équipement du 15 mars 1819 parue dans le journal militaire.

Source : "Armement et équipement de l'infanterie Française" , J. Margerand, éditions militaires illustrées, Paris

 

haut de page

Banderole porte-giberne

 

Règlement du 1er octobre 1786.

La courroie porte-giberne sera de buffle blanc, longue de 1516mm à 1570mm, (4 pieds 8 à 10 pouces), et large de 81mm, (3 pouces) ; les extrémités seront prolongées par 2 petites courroies de buffle blanc de 29mm, (1 pouce 1 ligne), de large et de la longueur de 162 à 189mm, (6 à 7 pouces), qui s’attacheront aux 2 boucles de la giberne.

Il sera ajouté sur le bord de la partie antérieure du porte-giberne des fusiliers un porte-baïonnette en buffle garni d’une boucle de cuivre et d’un passant.

 

Dès 1793 un ordre donné à l’armée du Rhin, le 18 avril, prévient les corps que la rareté des peaux de buffle a obligé d’y substituer du cuir de vache noirci pour les portes-gibernes et les bretelles de fusil et que les équipement de cette espèce ne doivent pas être refusés. On trouve effectivement du cuir noir dans les magasins des demi-brigades et des régiments, sur les inventaires dressés lors des inspections générales et leur présence est signalée dans les rapports des généraux inspecteurs.

 

Le Général Schauenbourg note dans une inspection de la 31e demi-brigade, passée à Strasbourg, le 3 février 1797, que toutes les banderoles sont noircies, ainsi la symétrie suppléait à l’uniformité.

 

Le devis arrêté par le Ministre de la Guerre, le 11 Thermidor an VIII, (29 juillet 1799), qui donne une description du porte-giberne reproduit mot pour mot le texte du règlement de 1786, sans tenir compte du changement apporté par l’instruction de 1791, et ajoutant qu’à défaut de buffle blanc on pouvait le façonner en cuir noir.

 

Circulaire du 4 Brumaire an X, (25 octobre 1801).

Elle doit avoir pour les grenadiers et fusiliers une longueur  de 1624mm, (5 pieds), largeur 81mm, (3 pouces), à chaque bout une attache de buffle de 189mm, (7 pouces), de long sur 27mm, (1 pouce), de large; le porte-baïonnette, de 135mm, (5 pouces), de longueur et de 108mm, (4 pouces), de tour avec une patelette de 81mm, (3 pouces), sur 74mm, (2 pouces 9 lignes), de hauteur, garnie d’une boucle et ardillon en cuivre, enchapé en buffle et une attache formant boutonnière de 122mm, (4 pouces ½), de long sur 27mm, (1 pouce), de large avec un bouton roulé en buffle, (Prix 4 Francs).

 

En 1802, le général Schauenbourg signale dans un rapport daté du 19 février, qu’à la 110e demi-brigade la plupart des banderoles de giberne sont de mauvais cuir noir, dont une partie avait été blanchie.

Le 24 décembre 1805, le général Kellerman avise le Ministre de la Guerre qu’il a trouvé à Strasbourg une assez grande quantité de giberne d’anciens modèles avec des portes-gibernes en cuir noir qu’il a fait distribuer aux conscrits qui rejoignent les régiments.

 

Le dictionnaire militaire de l’encyclopédie.

Le règlement d’habillement, du 1er octobre 1786, donnait à la banderole 1516 et 1570mm, (4 pieds 8 et 10 pouces), c’est trop, excepté pour grenadiers.

 

Le manuel d’infanterie ou résumé de tous les règlements concernant l’infanterie de Bardin de 1807.

La banderole doit avoir, pour les grenadiers et fusiliers, 1624mm, (5 pieds), de long sur 81mm, (3 pouces) de large. A chaque extrémité elle a une patte cousue qui est de 122mm, (4 pouces 1/2), de long sur 27mm, (1 pouce), de large.

Le porte-baïonnette doit avoir, (5 pouces), de long sur ,(4 pouces), de tour, avec une patte de 81mm, (3 pouces), sur 74mm, (2 pouces 9 lignes), de hauteur, garni d’une boucle avec ardillon de cuivre, enchapé de buffle, et une attache formant boutonnière de 122mm, (4 pouces ½), de long sur 27mm, (1 pouce), de large avec bouton roulé en buffle.

Les banderoles des grenadiers, voltigeurs, sous-officiers et caporaux ne doivent point de porte-baïonnette.

La décision du 4 Brumaire an X donne 1624mm, (5 pieds), de long aux banderoles; cette mesure est trop forte, même pour les grenadiers. Le Maréchal Bernadotte, quand il était Ministre, avait fixé cette dimension à 1570mm, (4 pieds 10 pouces) ; ce qui est encore trop long pour les fusiliers et voltigeurs. Le dictionnaire militaire de l’encyclopédie leur donne 1516mm, (4 pieds 8 pouces) ; c’est encore long pour fusiliers, 1408mm, (4 pieds 4 pouces), suffisent pour voltigeurs. 

 

Règlement manuscrit de Bardin 1812.

La banderole sera de buffle blanc. Sa longueur, proportionnée à raison de 3 tailles, sera 1350mm, 1400mm et 1450mm. Sa largeur sera de 70mm. Il sera cousu à chacune de ses extrémités 2 petites courroies de buffle de 180mm de longueur, sur 25mm de largeur. Les coutures de ces courroies seront faites en fort fil écru à raison de 18 points y compris 2 points tournés.

Il sera ajouté sur le bord de la partie antérieur de la banderole un porte-baïonnette en buffle blanc ; ce porte-baïonnette sera fixé au moyen de 2 coutures parallèles et distantes l’une de l’autre de 5mm faite en fort fil écru. Chacune d’elle sera cousue de 20 points y compris 3 points tournés ; la partie supérieure de cette couture commencera à 200mm de l’extrémité de la banderole, au niveau du haut du port-baïonnette.

L’attache de porte-baïonnette sera fixée, par la même couture, une attache portant boutonnière; cette attache, en buffle blanc, aura 120mm de longueur ; sa largeur, du côté de la boutonnière, sera de 30mm, et, du côté de la couture elle aura 25mm. La boutonnière de cette attache donnera passage à un bouton en buffle roulé. A l’extrémité de la couture du bord, il sera établi 2 forts points tournés par lesquels sera saisi le fond de la partie du porte-baïonnette faisant étui ; le reste de l’étui sera contigu à la banderole sans y être attaché.
Etui ou fourreau de porte-baïonnette. La partie extérieure du porte-baïonnette faisant étui, aura 125mm de tour. Sa partie antérieure aura 90mm de hauteur. Ce tour sera terminé par une couture de 20 points en fort fil écru. La partie supérieure du porte-baïonnette faisant patelette aura 70mm de hauteur, sur 70mm de largeur. Il sera arrondi par le haut.

Boucle de fourreau. Il sera cousu au haut de l’étui, et à 30mm de sa partie supérieure, une boucle de cuivre avec ardillon pareil, de 20mm dans œuvre, avec enchapure et passant en buffle, cousue au moyen de 12 points, y compris 2 points tournés.

La banderole se compose de la bande et de son bouton, des contre-sanglons, du pendant ou porte-baïonnette, et de l’attache de branche de baïonnette. La bande a 70mm de largeur; sa longueur est réglée à raison d’1/5 de grande taille, de 2/5 de moyenne taille et de 2/5 de petite taille. La bande étant sur le corps de l’homme de troupe, se divise à partir de l’épaulette en portion postérieure et en portion antérieure ; cette dernière doit être formée de la partie la plus épaisse du buffle.

Les trous des contre-sanglons sont pratiqués à l’emporte-pièce. Les contre-sanglons sont équintés, ç-à-d qu’ils se terminent en angle écorné. Ils ont 25mm de largeur, ils sont cousus chair contre chair à l’extrémité de la bande, le long de son milieu. Leur longueur totale est de 180mm.

Le bouton de banderole est en buffle, roulé, et est destiné à être reçu dans la boutonnière de l’attache de la baïonnette. Il a 13mm de largeur et est cousu à 260mm du bord inférieur de droite de la bande, et à 5mm du bord inférieur de la partie antérieure de cette même bande.

L’attache de branche de baïonnette est destinée à prévenir le vacillement et la perte de la baïonnette, quand le soldat a la baïonnette au fourreau. L’attache est placée près de la couture du talon; elle est percée d’une boutonnière, et elle a une longueur de 115mm. Sa longueur apparente, à partir du pli, est de 90mm; sa largeur, près du pli, est de 25mm; sa largeur, à l’extrémité opposée, est de 30mm. L’extrémité la plus étroite est pincée entre la bande et la banderole et le talon du porte-baïonnette, chair contre chair, et y est arrêtée par les 4 points supérieurs de la couture du talon, de manière à régner dans une direction horizontale.

La boucle du porte-baïonnette est du modèle dit punaise, elle a dans œuvre 15mm sur 25mm.

 

Cours d’instruction 1814.

Longueur 1624mm, (5 pieds); largeur 81mm, (3 pouces); patte cousue 189mm, (7 pouces) de long sur 27mm, (1 pouce), de large; porte-baïonnette 135mm, (5 pouces), de long sur 108mm, (4 pouces), de tour; patte de 81mm, (3 pouces) sur 74mm, (2 pouces 9 lignes), garnie d’une boucle et d’un ardillon en cuivre, enchapée en buffle, et une attache formant boutonnière, de 122mm, (4 pouces ½), de long sur 27mm, (1 pouce), de large, avec bouton roulé en buffle.

haut de page

Giberne de fourrier et de sergent

 

Règlement du 1er octobre 1786.

La giberne des fourriers et sergents sera la même que celle des soldats à l’exception qu’elle sera plus petite et plus légère; le coffret de cette giberne ne devant avoir que 189mm, (7 pouces), de longueur sur 68mm, (2 pouces ½), de hauteur et 61mm, (2 pouces 3 lignes), d’épaisseur ; ledit coffret au surplus ne sera point percé de trous à cartouches, elles se placeront dans 2 ouvertures de forme carrée qui emploieront toute la longueur du coffret sauf une séparation de 7mm, (3 lignes), d’épaisseur qui sera laissée au milieu. 

 

Le dictionnaire militaire de l’encyclopédie.

La décision du Ministre, qui fixe ces dimensions, n’en prescrit point de particulière pour les sergents et fourriers dans le manuel pour le corps d’infanterie imprimé en 1791, qui de temps immémorial avaient eu des gibernes plus petites.

Leurs gibernes étaient de dimension suivante : Le coffret n’avait que 189mm, (7 pouces), de longueur, sur 68mm, (2 pouces ½), de hauteur, et 61mm, (2 pouces 3 lignes), d’épaisseur; il n’était point percé de trous à cartouches, et devait en contenir deux paquets, au moyen d’une séparation dans son milieu; règlement de 1786.

 

Règlement manuscrit de Bardin 1812.

La giberne des sergents et fourriers est comme celle des soldats mais plus petite et plus légère. La patelette au lieu de se fermer par une boucle est arrêtée par un bouton de cuivre à gorge.

Mêmes ornements sur la patelette que les soldats, en cuivre.

Banderole en buffle blanc, largeur 70mm avec porte-baïonnette. 

Fabrication d'une giberne

 

Description des différentes pièces pour la fabrication

Vue de l'ensembles des pièces

Le corps de la giberne : cuir  de 3 mm d'épaisseur

Dimensions :  couvercle :

Coffret :

Côtés de la giberne : cuir de 3 mm d'épaisseur

Dimensions : largeur :

Hauteur sans l'arrondi :

Hauteur de l'arrondi :

 

Passage du baudrier : cuir de 3mm

Dimensions :

Basane pour recouvrir les côtés ;

Dimensions : 2 cm de large ; trous à 5 mm des bords tous les 5 mm dur la longueur

Patte de fermeture ; cuir de 2 mm dépaisseur

Dimensions :

Pochette à silex en basane et son noeud roulé

Dimensions : 16 cm X

2 cm de chaque côté sont repliés en deux parties de 1cm afin d'avoir un soufflet

le bas est replié de 1cm et cousu en dedans

noeud roulé : un carré de 4 cm sur 2 cm roulé et une bande de 5 cm de long sur 5 mm d'épaisseur

Sous patelette : cuir grainé de 1.5 mm d'épaisseur

Dimensions :

Pièces pour les boucles : cuir de 2 mm d'épaisseur + 1 passant pour la boucle centrale de fermeture de la giberne

Dimensions :

Pattes pour les portes bonnets : cuir de 2 mm d'épaisseur

Dimensions :

 
Martingale : buffle

Dimensions :

 

Découpe du corps de la giberne et des ses flanc

La boîte ou coffre contient le coffret, que de chaque côté elle dépasse de soixante-neuf millimètres ( deux pouces et demi ), et que, devant et derrière, elle dépasse de quarante millimètres ( dix huit lignes ) afin de donner aux cartouches l'espace ou elles doivent être contenues, Sa profondeur est de douze centimètres ( quatre pouces et demi ); sa longueur est de vingt quatre centimètres ( huit pouces neuf lignes); sa hauteur devant et derrière de douze centimètres ( quatre pouces et demi ); ses côtés ont quinze centimètres ( cinq pouces six lignes) de haut, sept centimètres ( deux pouces neuf lignes) de large.

 Découpe de la sous-pattelette, du guide de banderolle                  ( traverse ) et de la lanière de fermeture de la giberne ( contre sanglon )

Le recouvrement est une espèce de tablier de basane qu'on appelle aussi sous-patelette; il sert à garantir les cartouches, et pend jusqu'à l'ouverture de la bourse; il est cousu sur chaque revers de la couture de traverse,

La traverse est une bande de vache cousue horizontalement sur le derrière de la giberne, et présentant deux passants à la banderolle; elle a quetre centimètres ( dix-huit lignes) de large

Le contre-sanglon de vache en huile, est cousu centralement au revers de la patelette et sert à fermer la giberne; sa largeur est de vingt-sept millimètres ( un pouce) , et sa longueur est de seize centimètres ( six pouces )

Mettre du basane sur l'arrondi des flancs

La bande de basane fait 2cm de large, les trous de couture sont a 3 mm du bord et espacés de 5mm les uns des autres

Teindre en noir avant d'assembler

 exemple d'un flanc terminé avec sa basane dans l'arrondi

Coudre la passant de baudrier à fleur avec le haut du couvercle  et la sous patelette dans la même couture à l'intérieur

Coudre la sangle de fermeture vue de l'extérieur ...note, une seule face est teinte en noir

la sous-patelette vient à fleur avec la sangle coudre la pochette en basane et le noeud roulé

vue de la couture interne de la pochette en basane préparer les trois portes-boucles et les deux lanières pour les portes-bonnets

ensuite, coudre les côtés garnis d'une bande de basane

ne pas oublier de coudre la martingale sur un des côté

Vues de la giberne terminée

haut de page

Retour :