Bientôt chaque pièce d'équipement sera exposée ici, un peu de patience.
Tous les accessoires de buffleterie ont été réalisés sur base de pièces authentiques par Jan "Sacristain" aidé de son fils Tom "La Coste"
Définition
La signification des mots « grand équipement et fourniment » n'est pas assez distinctement établie; le nom de fourniment ne devrait se donner qu'à la giberne garnie de ses cartouches, parce que c'était le nom de la poire à poudre (1), avant que l'usage des cartouches fût introduit; il parait plus convenable d'appeler en général grand équipement (2) tous les objets qui, sans appartenir à l'armemnet, sont cependant nécessaires aux gens de guerre, savoir (3) :
Porte-fifre
Collier de tambour ou porte-caisse
Caisse et baguettes
Porte-hache
Tablier de Sapeur
Cornet de voltigeur
Planche provenant du "Manuel d'infanterie ou résumé de tous les règlements propre à cette arme", A Paris chez Magimel, 1808
collection privée
La giberne était d'abord un sac dans lequel les grenadiers portaient leurs grenades; ce sac attaché devant eux sur une ceinture, y roulait de manière à passer derrière leur dos, quand ils le voulaient, On appellait alors une cartouche ce qu'on appelle maintenant unhe giberne, On trouve encore ce nom de cartouche dans l'ordonnace de 1750; on l'a ensuite appelée demi-giberne, Deux cordons qui s'y attachaient, portaient un fourniment à poire de bois ou pulvérin,
La giberne, telle qu'on la porte aujourd'hui, doit être de vache noire parée sur chair et un peu ferme; son cuir doit être plutôt blanc que rouge en dessous,
Elle se compose de :
Un recouvrement ou sous-patelette
Trois petites boucles de cuivre
Le coffret ou bois de giberne est de sapin, ou de marronier d'inde; il est percé dans son milieu de six trous, Ses deux parties latérales, qu'on appelle auges, servent à contenir chacune un paquet de quinze cartouches, Sa longueur est de vingt-trois centimètres ( huit pouces et demi ); sa largeur est de soixante-sept millimètres ( deux pouces quatre lignes ); sa hauteur ou profondeur de quatre-vingt un millimètre ( trois pouces ), On loge dans un des trous à cartouches une petite fiole à huile en fer blanc,
La boîte ou coffre contient le coffret, que de chaque côté elle dépasse de soixante-neuf millimètres ( deux pouces et demi ), et que, devant et derrière, elle dépasse de quarante millimètres ( dix huit lignes ) afin de donner aux cartouches l'espace ou elles doivent être contenues, Sa profondeur est de douze centimètres ( quatre pouces et demi ); sa longueur est de vingt quatre centimètres ( huit pouces neuf lignes); sa hauteur devant et derrière de douze centimètres ( quatre pouces et demi ); ses côtés ont quinze centimètres ( cinq pouces six lignes) de haut, sept centimètres ( deux pouces neuf lignes) de large.
La poche ou bourse est en basane noire, forte et en huile; elle se ferme d'un bouton de veau roulé, et sert à contenir le tournevis, le tire-balle, les pierres et plombs de rechange, la pièce grasse et la pierre de bois, Son ampleur est de seize centimètres ( six pouces ), sa hauteur de onze centimètres ( quatre pouces)
NB : la bourse du caporal contient en outre, le monte-ressort
Le recouvrement est une espèce de tablier de basane qu'on appelle aussi sous-patelette; il sert à garantir les cartouches, et pend jusqu'à l'ouverture de la bourse; il est cousu sur chaque revers de la couture de traverse,
La patelette est la fermeture ou le couvercle de la giberne; elle a vingt-sept centimètres, ( dix pouces) de long sur vingt-quatre centimètres ( neuf pouces six lignes ) de haut, Les grenadiers et voltigeurs portent extérieurement au centre de la patelette, les uns une grenade, les autres un cor de chasse en cuivre, dont la forme varie suivant les régiments, parce que c'est une distinction qui n'est ordonnée par aucune décision ministerielle, Dans le siècle passé, toutes les gibernes ont d'abord été ainsi ornées d'un écusson en cuivre aux armes du roi; cet ornement fût supprimé par ne ordonnance,
Le contre-sanglon de vache en huile, est cousu centralement au revers de la patelette et sert à fermer la giberne; sa largeur est de vingt-sept millimètres ( un pouce) , et sa longueur est de seize centimètres ( six pouces )
La martingale est un morceau de buffle long de onza centimètres ( quatre pouces), large de vingt-sept millimètres ( un pouce), et perscé d'une boutonnière qui sert à assujetir la giberne au bouton gauche de la taille,
Les boucles ont vingt-sept millimètres ( un pouce) dans oeuvre, sur seize millimètres ( sept lignes) de hauteur, et sont enchappés de vache noire,
La traverse est une bande de vache cousue horizontalement sur le derrière de la giberne, et présentant deux passants à la banderolle; elle a quetre centimètres ( dix-huit lignes) de large
Les portes-bonnets sont des courroies de buffle, longues de trente-six centimètres ( treize pouces) enchapures comprises, et larges de vingt-sept millimètres ( un pouce) : leurs boucles, avec ardillons de même métal, ont vingt-deux millimètres ( dix lignes) dans oeuvre, Il y a des régiments qui, au lieu d'avoir ces porte-bonnets cousus sous les coffres, ont ces porte-bonnets coulans en liberté dans un passant, afin de donner au soldat, la facilité de blanchir ce buffle sans salir la giberne. L'inconvénient de cette méthode est que les soldats, s'ils manquent de soin oublient et perdent leurs couvre-bonnets, et par la suite le bonnet lui même,
La décision du ministre qui fixe ces dimenssions, n'en prescrit point de particulières pour les sergents et fourriers,
Elle doit avoir pour les grenadiers et fusiliers un mètre soixante-cinq centimètres ( cinq pieds ) de long sur huit centimètres ( trois pouces) de large. A chaque extrémité, elle a une patte cousue, qui est de dix-neuf centimètres ( sept pouces) de long, sur vingt-sept millimètres ( un pouce) de large
Le porte-baionette doit avoir treize centimètres ( cinq pouces) de long, sur onze centimètres ( quatre pouces) de tour, avec une patte de huit centimètres ( trois pouces) sur sept centimètres ( deux pouces neuf lignes) de hauteur, garni d'une boucle avec ardillon en cuivre, enchappé de buffle, et une attache formant boutonnière de douze centimètres ( quatre pouces et demi) de long sur vingt-sept millimètres ( un pouce) de large, avec un bouton roulé en buffle,
Les banderolles des grenadiers et sous-officiers peuvent ne point avoir de porte-baionette.
voir le baudrier et les fourreaux
Le baudrier porté d'abord à l'imitation des anciens, quitté ensuite et repris jusqu'au règne de Louis XIV, fût, en 1684, retiré des gardes-françaises et aux gardes-suisses, et successivement à toutes les troupes; il ne fût laissé qu'aux cent-suisses et aux suisses des hôtels, Celui qui est maintenant en usage pour porter le briquet, doit être long d'un mètre six cent vingt-quatre millimètres ( cinq pieds), sur soixante-un millimètres ( deux pouces trois lignes) de large.
Les fourreaux de sabre et baionnette y sont reçus chacun dans un passant ou entonnoir qu'on appelle « pendant », et auquel les soldats ont donné un nom trivial.
Le pendant, où se loge le sabre, est de cent trente-cinq millimètres ( cinq pouces) de large; l'entrée, de quatre-vingt un millimètres ( trois pouces); le derrière, d'une seule pièce formant porte-baionnette, est de cent soixante-deux millimètres ( six pouces) de hauteur joint par une couture, une boucle et un ardillon en cuivre, de cinquante-neuf millimètres ( deux pouces deux lignes) dans oeuvre, sur quatorze millimètre ( six lignes) de hauteur, enchappé d'un fort morceau de buffle de soixante-huit millimètres ( deux pouces six lignes) carré; deux autres boucles au dessus pour assujettir le sanglon de la chape et celui du chapeau du fourreau de baionnette de seize millimètres ( sept lignes) de large dans oeuvre, sur quatorze millimètres ( six lignes)de hauteur.
Il serait convenable que dans le davant du pendant du sabre, il fût pratiqué au niveau de sa boucle et à huit lignes de son bord supérieur, une petite fente qui donnât passage au sanglon de la chape; on éviterait ainsi que le pendant ne fût bientôt déformé et endommagé par la pression du sanglon et le poids, qui recourbe cette partie et fatigue sa couture.
Les baudriers de tambours n'on point de porte-baionnettes
Elle sert à porter le fusil de la manière dite « à la grenadière », soit en route, soit quand il faut monter à l'assut; de là vient que l'anneau supérieur où elle se rattache s'appelle une grenadière. Sa longueur est de trois pieds, s largeur de quinze lignes; sa demi-boucle, avec ardillon en cuivre, qui est arrondie et ceintrée, a sept lignes dans oeuvre
Les bretelles de mousquetons et carabines sont les mêmes.
sources : "Manuel d'infanterie ou résumé de tous les règlements propre à cette arme", A Paris chez Magimel, 1808
Recherche par Jiem, collection privée
Le Havresac voir le patron pour la fabrication:

Son appellation dérive du mot habben (avoir) suivi du mot sac, havresac signifie sac où l’homme enferme son avoir.
Sous l’ancien régime le havresac était de coutil, s’inspirant des milices étrangères, ils l’ont substituer par des sacs de peaux de chiens ou des peaux de chèvres garnies de leurs poils, employés pour leur imperméabilité.
Il se portait en carnassière, avec le changement de système de tactique qui donnait naissance à la compression des rangs de l’infanterie. Il est donc remplacé par notre modèle de havresac fait en peau de vache. Neuf, il pèse un peu plus d’un kilogramme, comme le témoigne le manuel d’infanterie de 1807.
Le corps du havresac est garni d’une doublure, il est partagé par une cloison, un anneau en buffle y est attaché au même feutre que les bretelles, dont l’autre extrémité s’ajuste avec des olives fixées par un collier. De plus il se ferme au moyen d’oreillons, de contre sanglons et de boucles étamées nommées punaises. Sur le havresac, le soldat porte la capote dans son étui, au moyen de courroies latérales et de courroies longues, ses flancs se nomment joues et son prolongement s’appelle palette.
En campagne, ces courroies de charge supportent le pain et la gamelle, il devait contenir les effets de petits équipements, petits ustensiles et autre effet d’uniforme, le soldat appelant cela son butin. Le règlement en vigueur veut aussi que le havresac soit habituellement fait à l’avance, pour être prêt en cas d’alerte.
C’est avec le sac dos que l’infanterie monte la garde et même prend les armes, mais il est évident quand temps de paix et en garnison, ce mode est plus théâtral que sérieux, et qu’il y a dans les sacs plus de foin que d’effets en service.
Devis du 11 Thermidor an VIII, (28 juillet 1799).
Le havre-sac sera de peau de veau à poil, doublée d’une forte toile; il aura 325mm, (1 pied), de profondeur sur 108mm, (4 pouces), d’épaisseur et 487mm, (1 pied 6pouces), de largeur, formant un carré long. Le dessus du havre-sac sera fait de façon à recevoir l’ouverture pour garantir de la pluie les effets qu’il renfermera. Il sera cousu en dedans un morceau de toile de la longueur et de la hauteur du havre-sac pour placer les souliers, le sac à poudre et l’étui de fer blanc ; l’autre partie servira à mettre le pain. Ce havre-sac devra contenir, outre le pain pour 4 jours, les effets de petit équipement que le soldat aura à porter dans les marches, indépendamment de ce qu’il aura alors sur lui ; il sera fermé avec 3 petites courroies et leurs boucles et porté avec des bretelles de buffle.
La circulaire du 4 Frimaire an X, (24 novembre 1801).
Havre-sac en veau à poil passé en mégie : 325mm, (1 pied), de profondeur dans l’intérieur, largeur 460mm, (1 pied 5 pouces) ; 2 à-côtés de 108mm, (4 pouces), de large sur 433mm,(1 pied 4 pouces), de haut; le couvercle de 487mm, (1 pied 6 pouces), 1056mm,(3 pieds 3 pouces, ou 39 pouces), de circonférence, y compris le couvercle. Deux oreillons à couvercle de 217mm, (8 pouces), de long sur 95mm,(3 pouces ½), de hauteur dans le centre. La doublure du havre-sac en toile écrue et un entre-deux aussi en toile de la longueur et de la profondeur du sac; une petite poche sur le côté aussi de la profondeur du sac. Une fente de 162mm, (6 pouces), au couvercle, bordée en basane, avec 2 attaches de même; le couvercle et le devant du sac aussi bordés en basane. Le sac fermé par 3 contre-sanglons en buffle de 203mm, (7 pouces ½), de long sur 27mm, (1 pouce), de large, cousus à doubles branches aux pièces; 3 boucles de fer étamé, de 27mm, (1 pouce), dans œuvre enchapées en buffle avec passants. Les bretelles en buffle de 704mm, (2 pieds 2 pouces), de long sur 36mm, (1 pouce 4 lignes), de large cousu en équerre à 325mm, (1 pied), de distance, avec renfort en dessous en buffle dans l’intérieur et une attache aussi en buffle de 20mm, (9 lignes), de large, remployées sur 81mm, (3 pouces), de hauteur. Sous le devant, 2 olives en bois avec leurs attaches en buffle de 68mm, (2 pouces ½), carré, pour tenir les bretelles, (Prix : 5 Francs).
Bien que le modèle officiel donné dans la circulaire de 1801 resta inchangé des havre-sacs de plus petite taille furent livrés aux troupes. Les différents achats passés avec les fournisseurs en sont le témoignage. Pour ne citer comme exemple que la Veuve Huchède qui proposait des modèles de 36 et de 33 pouces. L’iconographie de l’époque nous permet également de constater que les régiments d’infanterie n’utilisaient pas le grand modèle du règlement et que les régiments de légère possédaient les sacs les plus petits devant être sans aucun doute ceux de 33 pouces.
De même la circulaire envoyée le 24 novembre 1812 par le Ministre Directeur de l’Administration de la Guerre aux Conseils d’Administration des corps de troupes à pied, confirme que les anciens sacs fournis aux corps avaient 975mm, ( 36 pouces), et coûtaient 7 Fr 50, et qu’il avait été délivré en 1811 des sacs de 1056mm, (39 pouces) au prix de 8 Francs. Ces dimensions s’entendent du développement du corps, devant, dessous, derrière et patelette de recouvrement.
En 1806, lorsque la capote, qui était auparavant un effet de campement ou réservé au service de garde, fut adoptée comme vêtement individuel et fit partie de l’habillement, on ajouta sur le dessus du sac 2 passants pour les courroies destinées à maintenir la capote roulée. Un témoignage antérieur à cette époque, laissé par un grenadier, nous signale déjà, que le sac contenant le bonnet à poil, se fixait à l’aide de ses cordons de fermeture aux passants de son havre-sac. Ce n’est qu’à la fin de l’Empire que l’on ajouta une grande courroie qui faisait tout le tour du sac et du paquetage dans le milieu.
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
Le havre-sac sera en veau à poil passé en mégie. Il sera composé de la partie formant le corps du sac, de la patelette, des 2 à-côtés du sac ou joues, de 2 oreillons, de la doublure en toile, de la garniture en buffle et courroies de capote.
Corps y compris la patelette 960mm; corps largeur apparente joue ou côté non compris 380mm; largeur de la patelette 430mm; profondeur du sac intérieurement 320mm; largeur mesurée extérieurement à partir du milieu des joues 460mm; hauteur de la patelette 320mm; joues de la même hauteur que la profondeur du sac 320mm; largeur des joues 90mm; elles sont surmontées d’un recouvrement de 160mm de longueur et de 90mm de largeur. Chaque partie latérale de la patelette sera garnie d’un oreillon faisant recouvrement en forme d’éteignoir sur les à-côtés, ayant 100mm de hauteur sur 130 de large, mesuré par le bas. La partie inférieure de la patelette dépassera de 130mm le développement des oreillons. Le haut du sac, les oreillons et la patelette sont bordés en buffle. Le sac sera fermé par 3 contre-sanglons en buffle, de 200mm de longueur sur 25mm de largeur, cousus au bas de la patelette : 1 au milieu, chacun des 2 autres à 100mm de celui du milieu, qui s’attacheront à 3 boucles de fer étamé de 25mm dans œuvre, enchapées en buffle avec passant. Le haut de ces boucles sera à 160mm du bord supérieur du devant du sac. L’enchapure de chacune des boucles des extrémités sera d’un seul et même morceau de buffle avec le feutre, au milieu duquel sera cousue l’olive de la bretelle. Bretelles de buffle de 700mm de longueur sur 40mm de large, cousues en pointe formant l’équerre sur le sac l’un à côté de l’autre par une couture de jonction au milieu, 2 coutures horizontales et 2 coutures diagonales de 60mm chacune. Elles s’attacheront à 2 olives en bois de chêne ou de hêtre attaché à 220mm l’une de l’autre par une enchapure en buffle de 10mm de largeur, saisie au milieu d’un feutre ou carré long de buffle cousu autour et au milieu. De chaque côté au-dessus de la patelette et parallèlement au bord du devant, il sera cousu 2 passants en buffle blanc dans lesquels coulera librement chacune des 2 courroies porte capote. Ces brides auront 70 de long sur 25de large et seront cousues à 50mm des bords latéraux de la patelette. Les courroies porte capote auront 650mm de longueur sur 25mm de largeur. Boucle étamée. Une troisième courroie de capote dite courroie-longue de 1100mm sur 25mm enveloppera le havre-sac et la capote par le milieu.
Charge du soldat
Cet article comprend tout ce que le soldat doit porter, soit dans son havre-sac, soit dans sa giberne
3 chemises
1 col noir et deux rabats
2 paires de chaussettes de fil ou de coton
1 paire de guêtres grises
1 paire de guêtres noires
2 paires de souliers
1 havre-sac de peau
1 sac de toile
2 cocardes; dont une au schako
2 mouchoirs de poche
2 serre-têtes
1 peigne à décrasser
1 martinet
Brosses pour cuivre, habit et souliers
1 patience
Des curettes et un astic
1 trousse garnie
Objets que le soldat porte sur sa personne
1 pompon
1 couvre schako
1 petit bidon ou bouteille clissées
1 alène
1 tire-bouchon
1 livret de compte
Forme du havre-sac
Le havre-sac renferme quatre compartiments: celui du fond et celui du devant sont séparés par une toile écrue, Le troisième compartiment qui est situé sur le côté, est une espèce de sac destiné au linge sale et enfin, la patelette contient une poche qui fait le quatrième compartiment.
Emploi de ces compartiments
Celui du fond est destiné à recevoir les principaux effets; les deux chemises que l'on suppose propres, doivent être roulées aussi serrées que possible et posées l'une à côté de l'autre dans le fond de ce compartiment. On les place ainsi parce qu'il est censé que le soldat n'a besoin de les retirer du sac qu'au séjour, et qu'il convient de mettre en-dessus les objets d'un usage plus journalier; les chemises ne tenant pas toute la longueur, on met à l'extrémité qui reste vide, les bas roulés ensemble, le mouchoir, le col et les guêtres de rechange.
Au-dessus des chemises, on étend dans sa longueur, la culotte de rechange que le soldat doit avoir soin de retourner.
On fourre dans la culotte le martinet et la patience, afin qu'ils ne soient salis par rien, et qu'ils ne blessent pas le dos du soldat.
Les guêtres noires retournées et pliées, le gousset en dedans, doivent être placées au-dessus de la culotte, l'une d'un côté, l'autre de l'autre.
La trousse se met dans un des coin du sac.
Le compartiment de devant est destiné au pain, au sel, à la viande cuite, etc.
La double poche de la patelette doit contenir les souliers; l'astic enveloppé dans du papier; les surettes; un petit sac de paille de fer ou d'emeri; la brosse à souliers; la boite à graisse; la cire à giberne; le petit sac renfermant le blanc d' Espagne, la terre de pipe, le tripoli; un tampon ou pièce d'étoffe.
Le havresac et ses 4 compartiments
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Compartiment 1 : les effets d'habillement |
Compartiment 2 : la nourriture |
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Copartiment 3 : le matériel d'entretiens |
Compartiment 4 : le linge sale |
"Règlement concernant le service intérieur, la police et discipline de l'infanterie" 1792
Chaque soldat aura de plus un sac de toile qui lui servira pour aller aux distributions, et dans lequel il s'enveloppera pour coucher: ce sac se roulera après avoir été bien serré entre le corps de l'havresac et la patte extérieure qui le ferme, de façon qu'il soit recouvert par celle-ci.
voir le patron pour la fabrication :
La Giberne Voir aussi : le règlement pour la giberne
Giberne de fusilier avec attache pour fourreau de baïonnette et couvre giberne en toile au chiffre du régiment


Giberne de grenadier munie des attaches-bonnet, avec la grenade en cuivre et sans attache pour fourreau de baïonnette
Le mot giberne est peu ancien, il apparaît pour la première fois dans Puységur (1748) comme synonyme de sac à grenade (voir gibecière, Antoine de Furetière, 1727)
Le plus ancien document officiel, relatif à la forme détaillée de la giberne est de l’an dix.
La giberne considérée comme un des effets de grand équipement en usage dans l’infanterie de ligne, ne sert qu’aux hommes de troupe et celle des sergents ne diffère que par la bourse.
La giberne consiste en un petit coffre partagé en deux auges propre à contenir les cartouches, le tournevis et les objets qui servent à l’entretien de l’armement.
Elle porte par-dessous le bonnet de police attaché à l’aide de sangle, elle est accompagnée d’une martingale, sa palette ferme au moyen d’un contre-sanglon et d’une bouche, elle a été accompagnée d’un recouvrement en basane, ses bords apparents sont renforcés d’une bordure. Il est attaché à la pièce postérieure une traverse où s’introduisent les contre-sanglons destinés à s’attacher aux punaises ou demi-boucles.
Le devant de la boîte : la bourse où sont contenues les pierres et la pièce grasse. On tient brillant les côtés de la giberne et sa palette par le cirage, on y a employé soit le travail de l’astic soit le vernissage.
Celle des corps privilégiés portait comme attribut une plaque ou écusson.
La fiole à huile est logée dans des trous à cartouches . Dans l’intérieur des chambres, le caporal d’escouade veille à ce que la giberne, couverte de son étui, soit accrochée par la banderole à la cheville à équipement, ou le nom du soldat à qui appartient la giberne est affiché.
Si ce soldat porte le sabre, la giberne et le briquet sont suspendus à la même cheville.
L’arrêté de l’an onze, réglait la durée de la giberne à vingt ans.
voir encore les différents règlements sur la giberne :
1 couvre-giberne
1 tourne-vis
1 épinglette
1 tire-balle
1 pièce grasse
Pierre et plombs de rechange
Pierre de bois ou de corne
fiole à l'huile, et dans la giberne du caporal, le monte-ressort de l'escouade
Pour fabriquer de la cire à giberne, on fait fondre un demi-kilogramme ( une livre ) de cire blanche, à laquelle on peut joindre ensuite un peu de gomme arabique; on verse une partie de cette cire fondue sur une once de noir d'ivoire ( trois décagrammes).
Lorsqu'on a suffisemment opéré le mélange de la cire et du noir, on remet le tout sur le feu, et l'on remue doucement cette composition jusqu'à ce qu'elle bouille; on la retire alors, on la tamise et la moule.
Si l'on n'avait pas de cire blanche, on ferait usage de cire jaune; on peut aussi se servir des deux mêlées ensemble. Il faudrait, dans ce cas, y joindre deux once de gomme arabique, afin de les dégraisser, de les clarifier et de leur donner du brillant. On peut substituer le noir de vigne au noir d'ivoire.
La cire à giberne était fournie aux dépens de la masse de compagnie; maintenant, elle est aux dépens de l'ordinaire. Elle doit être remise par le sergent-major au caporal d'ordinaire, qui devient responsable de son emploi et de sa conservation.
Lorsque c'est une giberne neuve,qu'on doit cirer, on la ratisse entièrement, et l'on unit sa surface en y passant la pierre ponce.
Ce premier soin à pour objet de détacher le noir endurci qui la couvre et qui empêcherait la cire de pénéter le cuir; sans cette précaution, le cuir s'écaillerait bientôt. On cire fortement et également, en faisant flamber la cire, c'est à dire, en présentant la giberne au-dessus d'un petit feu de paille bien sèche, de manière à chauffer la cire et non le cuir, qui, autrement, se couvrirait de pustules et deviendrait cassant. On recommence jusqu'à ce que chaque couche fasse corps ensemble et que la cire s'étende d'une égale épaisseur; ensuite on astique en remettant de la cire partout. On bouche les petits trous et les défauts qui se trouvent dans le cuir, et l'on continue d'astiquer jusqu'à ce que les surfaces soient parfaitement unies; on polit alors avec un bouchon de liège et l'on essuie avec un tampon de linge ou de drap fin. Quand il fait chaud, on n'essuie pas à l'instant même l'endroit poli car on ternirait le luisant de la cire encore échauffée. La giberne étant essuyée et sans aucune tache, on la frotte légèrement avec la paume de la main, pour la rendre ce qu'on appelle miroitée.
Quand aux gibernes qui ont déjà servi, si elles se trouvent grasses et que la cire n'y obtienne plus de brillant, il faut les gratter avec un couteau, après les avoir présentées au feu, les cirer, les faire flamber, comme les gibernes neuves, et les finir de la même manière.
Si les coins de la patelette ont contracté un mauvais pli, c'est quand le cuir est échauffé que l'on peut, après avoir donné un coup d'astique, le redresser entre les mains, et lui rendre la forme, qu'il conserve en refroidissant.
Si les côtés du coffre sont déformés, il faut les décirer en les grattant, ôter le bois, tremper dans l'eau le coffre entier, remettre ensuite en place le bois qu'on en a ôté et poser au-dessus de ce bois le bois d'une autre giberne.
Le coffre humide étant ainsi rempli, on le laisse sécher en le mettant en presse, de manière que les deux fonds ou côtés s'appliquent exactement sur les deux bois; quand le coffre sera sec, il aura reprit sa première forme?
Il est à remarquer qu'en été, il vaut mieux cirer une giberne à l'ombre qu'au soleil, parce que plus la cire est difficilement amollie, plus elle acquiert du brillant.
Le règlement de police veut que les gibernes soient cirées même sur les côtés, et qu'on emploie, pour unir la cire, un polissoir de buis.
Blanchiment de la Buffleterie.
Voici comment se prépare le blanc :
On fait bouillir plusieurs poignées des son dans de l'eau que l'on tire à clair, ensuite on délaie de la terre de pipe dans cette eau, et l'on proportionne cette dissolution suivant la force de l'ordinaire; on superpose ce blanc à froid. Cette manière est la moins dispendieuse et la plus praticable en tout pays.
Il y a des soldats qui préparent le blanc en le délayant dans de l'eau sur le feu, dans la proportion ci-dessous. Pour dix litres d'eau ( dix pintes et demie ), quinze à vingt hectogrammes ( trois à quatre livres ) de terre de pipe, quatre-vingt-douze grammes ( trois onces ) d'amidon, dix-neuf décagrammes ( trente six grains ) d'indigo. Cette préparation, qui peut suffire pour la buffleterie d'une compagnie, est plus solide; mais elle a le défaut de s'écailler, et, si la buffleterie s'imbibe de pluie, les vêtements sont tachés par l'effet du bleu détrempé.
On blanchit aussi avec du lait : cette pratique laisse des taches grasses sur le buffle. Il faut avoir attention de ne pas détirer le buffle quand il est humide, à moins que ce soit pour remédier à un mauvais pli; de l'accrocher de manière qu'il pende librement, et de ne le faire sécher qu'à l'air et non au feu ou au soleil.
Le règlement de police veut que toutes les parties de l'équipement qui sont en buffle blanc soient blanchies; l'usage du vernis pour les rendre luisantes est défendu.
Buffle gras.
Il y a du buffle qui, étant neuf, repousse, c'est à dire, est gras par places et se refuse à prendre le blanc: on remédie facilement à ce défaut, qui ne prouve point contre la qualité de la peau, puisque c'est un indice que, lors de sa préparation, elle n'a pas été brûlée par l'apprêt et par la chaux. Pour faire disparaître ces taches, on gratte la place qui repousse; on y applique une dissolution de terre de pipe et de blanc d'Espagne sans colle, et l'on recommence autant de fois qu'il est nécessaire pour obtenir un blanc égal.
Le Baudrier porte sabre et les fourreaux de sabre et baionnette
Fourreau
Le mot fourreau provient, suivant Gébelin, du latin forellus, d’autres étymologistes le font dériver du verbe latin fodere : creuser, fouiller, changer dans le bas latin foderare.
Ce dernier a le corps en cuir de vache noirci et ciré, il est joint par une couture qui règne le long de la face intérieure, et qui est exécutée de manière à n’avoir point de saillie, autrement son frottement userait le pantalon .
Le corps ou le cuir du fourreau a son extrémité supérieure garnie d’une chape à contre sanglon. L’extrémité inférieure du fourreau est fortifiée par la garniture nommée bout.
Baudrier
L’étymologie du mot vient du latin balteus d’où dérive baudroyeur qui est le nom de l’homme qui endurcit le cuir en le maniant.
La matière du baudrier est la peau de bœuf, et peut s’appeler buffle ou buffleterie.
Le baudrier sert à suspendre le sabre briquet, il est pareil pour les sous-officiers. Il se place sur le buste de l’homme en-dessous de la banderole de la giberne, il fait partie des effets de grand équipement, il est reconnaissable au moyen d’une marque et sa durée de vie est de vingt ans.
Règlement du 1er octobre 1786.
Le ceinturon destiné à porter le sabre des adjudants, sergents, fourriers, caporaux, grenadiers, chasseurs, tambours et musiciens sera fait en baudrier de buffle blanc, de la longueur de 1570mm, (4 pieds 10 pouces), et large de 61mm, (2 pouces 3 lignes) ; ce ceinturon sera fait non seulement pour recevoir le fourreau du sabre qui y sera attaché avec une petite courroie bouclée sur le ceinturon, mais encore pour recevoir l’étui de la baïonnette placé au-dessus du sabre et qui sera attaché de la même manière, le baudrier croisera sur l’habit avec la courroie porte-giberne qui sera mise par-dessus.
L’instruction provisoire du 1er avril 1791, à laquelle les régiments devaient se conformer en attendant le règlement que le roi se proposait de faire rendre incessamment sur l’habillement et l’équipement, maintenait expressément ce qu’il était fixé par le règlement de 1786, à l’exception des baudriers des sous-officiers et grenadiers auxquels le porte-baïonnette devait être enlevé pour être attaché, de même qu’il l’était déjà pour les fusiliers, sur le bord de la partie antérieure de la banderole de giberne.
Un devis, arrêté par le Ministre de la guerre, le 11 Thermidor an VIII, (29 juillet 1799), qui donne une description du porte-giberne, reproduit mot pour mot le texte du règlement de 1786, sans tenir compte du changement apporté par l’instruction de 1791. Le porte- baïonnette des grenadiers resta attaché au baudrier jusqu’à la fin de l’Empire.
Cependant cette question du placement du fourreau de baïonnette était la bête noire des amateurs de beau maniement d’armes : en effet pour mettre la baïonnette au canon, les sous-officiers, les caporaux et les grenadiers la prenaient à leur gauche, côté du sabre, les fusiliers à droite, côté de la giberne, mouvements on ne peut plus disparates quand le régiment manoeuvrait en ligne déployée!
Description donnée dans la circulaire du 4 Frimaire an X, (24 novembre 1801).
Baudrier en buffle, longueur 1624mm, (5 pieds), largeur 61mm, (2 pouces 3 lignes). La patte portant le sabre est de 135mm,( 5 pouces), de large, l’entrée de 81mm, (3 pouces); le derrière d’une seule pièce formant porte-baïonnette de 162mm, (6 pouces), de hauteur joint par une couture; une boucle et un ardillon en cuivre de 59mm, (2 pouces 2 lignes), dans œuvre sur 14mm, (6 lignes), de hauteur, enchapé d’un fort morceau de buffle de 68mm, (2 pouces ½), carré, 2 autres boucles au-dessus pour assujettir le sanglon de la chape et celui du chapeau du fourreau de la baïonnette de 16mm, (7 lignes), de large dans œuvre sur 14mm, (6 lignes), de hauteur, les dites boucles en cuivre et enchapées en buffle, (Prix 3 Fr. 25).
Le dictionnaire militaire de l’encyclopédie.
Le baudrier qui est maintenant en usage, suite à la décision du 4 Brumaire an X, pour porter le briquet, doit être long de 1624mm, (5 pieds). Cette mesure est trop forte, excepté pour les grenadiers. Le règlement d’habillement, du 1er octobre 1786, fixait cette dimension à 1570mm, (4 pieds 10 pouces); il donnait à la banderole 1516 et 1570mm, (4 pieds 8 et 10 pouces)c’est trop long aussi, excepté pour grenadiers.
Il serait convenable que dans le devant du pendant du sabre, il fût pratiqué au niveau de sa boucle, et à 18mm, (8 lignes), de son bord supérieur, une petite fente qui donnât passage au sanglon de la chape ; on éviterait ainsi que le pendant ne fût bientôt endommagé par la pression du sanglon et le poids du sabre, qui recourbe cette partie et fatigue sa couture. Les baudriers de tambours non point de porte-baïonnette.
Le baudrier se passait toujours sous la banderole du porte-giberne. Celle-ci ne devait jamais recouvrir le sabre. Le quillon du briquet devait arriver, d’après les prescriptions des livres d’ordre, à 16mm, (7 lignes), environ au-dessous du coin gauche de la giberne. Observons enfin que le baudrier devait, de même que la banderole de giberne, être pris sous l’épaulette.
le manuel d’infanterie ou résumé de tous les règlements concernant l’infanterie de Bardin de 1807.
Le baudrier est destiné à porter le briquet, il doit être long de 1624mm, (5 pieds), sur 61mm, (2 pouces 3 lignes), de large.
Le sabre et la baïonnette y sont reçus chacune dans un passant ou entonnoir, qu’on appelle pendant et auquel les soldats ont donné un nom trivial. Le pendant où se loge le sabre est de 135mm ,( 5 pouces), de large, l’entrée de 81mm, (3 pouces); le derrière d’une seule pièce formant porte-baïonnette de 162mm, (6 pouces), de hauteur joint par une couture; une boucle et un ardillon en cuivre de 59mm, (2 pouces 2 lignes), dans œuvre sur 14mm, (6 lignes), de hauteur, enchapé d’un fort morceau de buffle de 68mm, (2 pouces ½), carré. Deux autres boucles au-dessus pour assujettir le sanglon de la bélière et celui du chapeau du fourreau de la baïonnette de 16mm, (7 lignes), de large dans œuvre sur 14mm, (6 lignes), de hauteur. Les baudriers de tambour n’ont pas de porte-baïonnette.
La décision du 4 Brumaire an X donne 1624mm, (5 pieds), de long à tous les baudriers; cette mesure est trop forte, même pour les grenadiers. Le Maréchal Bernadotte, quand il était Ministre, avait fixé cette dimension à 1570mm, (4 pieds 10 pouces) ; ce qui est encore trop long pour les fusiliers et voltigeurs. Le dictionnaire militaire de l’encyclopédie leur donne 1516mm, (4 pieds 8 pouces) ; c’est encore long pour fusiliers, 1408mm, (4 pieds 4 pouces), suffisent pour voltigeurs.
Règlement manuscrit de Bardin 1812.
Le baudrier pèse plus d’1/4 de kilogramme. Il se compose de la bande, du passant et des boucles. Il se place sur le buste de l’homme en dessous de la banderole de la giberne. Il est reconnaissable au moyen d’une marque. Le baudrier de sabre de troupe devait, suivant les anciens règlements, avoir une durée de 20 ans.
La bande se termine par le pendant. Les boucles de baudrier se différencient en grande boucle et en punaise.
Le Lieutenant-général Berthier s’en plaignait encore dans un rapport d’inspection adressé au Ministre de la Guerre le 22 décembre 1816 et insistait que l’on fasse placer le porte-baïonnette des sous-officiers, caporaux, grenadiers et voltigeurs sur les banderoles de giberne comme ceux des fusiliers. Mais c’était là une dépense que l’on hésitait à engager pour apporter cette simple modification aux vieux équipements de l’Empire, qu’il fallait bien porter jusqu’à usure complète.
Vient du mot brique (vers 1200 ) en outre briche : signifie aussi jusqu’au 16e siècle « morceau » ; dérive de briquet à feu (1676) « petit morceau », petite pièce de fer
Le mot briquet, dont l’étymologie est analogue à celle du mot brèche, n’a d’abord été pris sous l’acceptation de sabre que par dérision, par la cavalerie pour tourner en ridicule une lame très courte, par comparaison à leur arme de taille, celle-ci prit le nom de briquet en raison de la taille du briquet à faire le feu.
Sabre, est un nom emprunté à l’allemand Sabel. Il a été introduit par les mercenaires allemands.
Le briquet avait la poignée à garde et en hélice, il se compose d’un fourreau, de lame et d’une garde à branche ou sans branche à quillon droit suivant le temps et le genre de troupe. La lame est longue de vingt-deux pouces soit 596 millimètres, elle est légèrement courbée, plate et sans biseau, elle pèse une livre deux onces trois grains soit 552 grammes. Klingentall est leur lieu de fabrication.
Le briquet est une arme de sous-officiers, caporaux, de troupes d’élites et de tambours.
Il avait été retiré aux voltigeurs par décret de 1807, il leur a été rendu par l’ordonnance de 1815 (16 janvier).
Comme d’habitude, celui de la garde était différent par la forme et par le prix ! Les règlements de police exigent de porter le sabre briquet lorsque l’homme de troupe est en tenue et de ne jamais le quitter.
En caserne, il devait être suspendu par le baudrier à la même cheville que la giberne, les lames de sabre ne doivent être emmagasinées et remises dans le fourreau qu’après avoir été nettoyées et passées à la pièce grasse.
Il était de mode de l’orner d’une dragonne, on l’employait aussi au supplice de la fustigation, en frappant avec le plat du sabre.
Petit accessoire qui passe souvent inaperçu: La Boucle d'oreille en or
Un cachet particulier de la coquetterie du grenadier était la boucle d'oreille, c'était sa première dépense en arrivant au corps. Elle était de rigueur. Un camarade lui perçait les oreilles et y introduisait un fil de plomb, jusqu'au jour ou son budget lui permettait l'anneau d'or du diamètre de l'écu de 3 francs, lorsqu'il ne pouvait aller jusqu'à celui de 5 francs.
Le perceur d'oreilles était ordinairement l'artiste du tatouage, et après cette première opération venait celle du bras ou de la poitrine, car chaque grenadier devait avoir aussi, sur le corps, l'empreinte inéffaçable des attributs de l'amour et de la grenade.
Recherches effectuées par Franky Simon
Sources bibliographiques :
Histoire des derniers jours de la grande armée , Paris 1854
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