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Retrour à l'acceuil

 

Les chansons de nos soldats

La marseillaise Le chant du départ La carmagnole Auprès de ma blonde Le conscrit de 1810
Ah ca ira ca ira Les dragons de Noailles Veillons au salut de l Empire La chanson de l oignon Fanchon
au 31 du mois d aout On va leur percer le flanc      

 

La marseillaise
1er couplet :

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !


Refrain :
 
Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !



Couplet 2 :

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Refrain


Couplet 3 :

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Refrain


Couplet 4 :
 
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prets à se battre !

Refrain


Couplet 5 :

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Refrain


Couplet 6 :
 
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain


Couplet 7 (dit couplet des enfants) :
 
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

Refrain

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Le chant du départ
Un député du Peuple
La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi
La trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez, ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d'orgueil !
Le Peuple souverain s'avance ;
Tyrans descendez au cercueil.

La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir.

Chant des guerriers (Refrain)
La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir.

Une mère de famille
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes :
Loin de nous de lâches douleurs !
Nous devons triompher quand vous prenez les armes :
C'est aux rois à verser des pleurs.
Nous vous avons donné la vie,
Guerriers, elle n'est plus à vous ;
Tous vos jours sont à la patrie :
Elle est votre mère avant nous.
(Refrain)

Deux vieillards
Que le fer paternel arme la main des braves ;
Songez à nous au champ de Mars ;
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves
Le fer béni par vos vieillards ;
Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.
(Refrain)

Un enfant
De Barra, de Viala le sort nous fait envie ;
Ils sont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d'ans n'a point connu la vie :
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillants, nous le sommes :
Guidez-nous contre les tyrans ;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants.
(Refrain)

Une épouse
Partez, vaillants époux ; les combats sont vos fêtes ;
Partez, modèles des guerriers ;
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes :
Nos mains tresserons vos lauriers.
Et, si le temple de mémoire
S'ouvrait à vos mânes vainqueurs,
Nos voix chanterons votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.
(Refrain)

Une jeune fille
Et nous, sœurs des héros, nous qui de l'hyménée
Ignorons les aimables nœuds ;
Si, pour s'unir un jour à notre destinée,
Les citoyens forment des vœux,
Qu'ils reviennent dans nos murailles
Beaux de gloire et de liberté,
Et que leur sang, dans les batailles,
Ait coulé pour l'égalité.
(Refrain)

Trois guerriers
Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,
À nos épouses, à nos sœurs,
À nos représentants, à nos fils, à nos mères,
D'anéantir les oppresseurs :
En tous lieux, dans la nuit profonde,
Plongeant l'infâme royauté,
Les français donneront au monde
Et la paix et la liberté.
(Refrain)

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La carmagnole
Madam' Veto avait promis (bis)
De faire égorger tout Paris (Bis)
Mais son coup a manqué
Grâce à nos canonniers
Dansons la carmagnole
Vive le son, vive le son
Dansons la carmagnole
Vive le son du canon !

Monsieur Veto avait promis
D'être fidèle à son pays
Mais il y a manqué
Ne faisons plus quartier

Amis restons toujours unis
Ne craignons pas nos ennemis
S'ils vienn'nt nous attaquer
Nous les ferons sauter.

Antoinette avait résolu
De nous faire tomber sur le cul
Mais son coup a manqué
Elle a le nez cassé

Son mari se croyant vainqueur
Connaissait peu notre valeur
Va, Louis, gros paour
Du temple dans la tour

Les Suisses avaient promis
Qu'ils feraient feu sur nos amis
Mais comme ils ont sauté
Comme ils ont tous dansé !

Quand Antoinette vit la tour
Ell' voulut faire demi-tour
Elle avait mal au coeur
De se voir sans honneur.

Lorsque Louis vit fossoyer
A ceux qu'il voyait travailler
Il disait que pour peu
Il était dans ce lieu.

Le patriote a pour amis
Tous les bonnes gens du pays
Mais ils se soutiendront
Tous au son du canon.

L'aristocrate a pour amis
Tous les royalist's de Paris
Ils vous le soutiendront
Tout comm' de vrais poltrons !

La gendarm'rie avait promis
Qu'elle soutiendrait la patrie.
Mais ils n'ont pas manqué
Au son du canonnier

Oui je suis sans-culotte, moi
En dépit des amis du roi
Vivent les Marseillois
Les bretons et nos lois !

Oui nous nous souviendrons toujours
Des sans-culottes des faubourgs
A leur santé buvons
Vive ces francs lurons !

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Auprès de ma blonde
        Dans les jardin de mon père
Les lauriers sont fleuris
Au jardin de mon père
Les lauriers sont fleuris
Tous les oiseaux du monde
Vont y faire leurs nids

       Refrain

Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon dormir !
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix.
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix
Et la blanche colombe
Qui chante jour et nuit
(Refrain)
Elle chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari
Elle chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari
C'est pas pour moi qu'elle chante
Car j'en ai t-un joli
(Refrain)
Il est dans la Hollande
Les Hollandais l'ont pris.
Il est dans la Hollande
Les Hollandais l'ont pris.
"Que donneriez-vous, belle
Pour voir votre mari ?"
(Refrain)
Je donnerais Versailles
Paris et Saint-Denis
Je donnerais Versailles
Paris et Saint-Denis
Le royaume de mon père
Celui de ma mère aussi

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Le conscrit de l'an 1810
1.
Je suis un pauvre conscrit
De l’an mil huit cent dix.
Je suis un pauvre conscrit
De l’an mil huit cent dix.
Faut quitter le Languedoc,
Le Languedoc, le Languedoc,
Faut quitter le Languedoc
Avec le sac sur le dos.

2.
Le Maire et aussi le préfet
N’en sont deux jolis cadets.
Ils nous font tirer au sort
Pour nous conduire à la mort.

3.
Adieu donc Père, au revoir,
Et ma Mère, adieu, bonsoir.
Ecrivez moi de temps en temps
Pour m’envoyer de l’argent.

4.
Adieu donc chères beautés
Dont nos cœurs sont enchantés.
Ne pleurez point notre départ
Nous reviendrons tôt ou tard.

5.
Adieu donc mon tendre cœur,
Vous consolerez ma sœur.
Vous lui direz que Fanfan,
Il est mort en combattant.

6.
Qui qu’a fait cette chanson
N’en sont trois jolis garçons.
Ils étiont faiseux de bas,
Et à c’t’heure ils sont soldats.


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Ah ca ira ca ira
1.
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Le peuple en ce jour sans cesse repète:
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Malgré les mutins tout réussira!

Nos ennemis confus en restent là,
Et nous allons chanter Alleluia!
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Quand Boileau jadis du clergé parla
Comme un prophète, il a prédit cela,
En chantant ma chansonnette,
Avec plaisir on dira:
Ah! ça ira, ça ira, ça ira, ça ira!
Malgré les mutins tout réussira.

2.
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Pierrot et Margot chantent à la guinguette,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Réjouissons-nous, le bon temps viendra.

Le peuple français jadis "a quia"
L'aristocratie dit: "Mea culpa."
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Le clergé regrette le bien qu'il a.
Par justice la nation l'aura,
Par le prudent LaFayette
Tout trouble s'apaisera,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira, ça ira!
Malgré les mutins tout réussira.

3.
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Petits comme grands sont soldats dans l'âme,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Pendant la guerre aucun ne trahira.

Avec coeur tout bon Français combattra,
S'il voit du louche, hardiment il parlera.
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Lafayette dit: "Vienne qui voudra."
Le patriotisme leur répondra
Sans craindre ni feu ni flamme,
Les Français toujours vaincront,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira, ça ira!
Malgré les mutins tout réussira.

4.
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Les aristocrates à la lanterne!
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Les aristocrates, on les pendra!

Le despotisme expirera,
La liberté triomphera,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Nous n'avions plus ni nobles, ni prêtres,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
L'égalité partout régnera.
L'esclave autrichien le suivra,
Ah! ça ira, ça ira!
Et leur infernale clique au diable s'envolera

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Les dragons de Noailles
1.
Ils ont traversé le Rhin
Avec Monsieur de Turenne
Au son des fifres et des tambourins
Ils ont traversé le Rhin

Refrain :
Lon, lon, la
Laissez les passer
Les Français sont dans la Lorraine.
Lon, lon, la
Laissez les passer
Ils ont eu du mal assez.

2.
ls ont incendié Coblence
Les fiers Dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat
Ils ont incendié Coblence

3.
I Ils ont pris tous les chemins
D’Anjou, d’Artois et du Maine
Et jamais ils n’ont peur de rien
Les fiers Dragons de Noailles.

4.
Ils ont pavoisé Paris
Les fiers Dragons de Noailles
Avec les drapeaux ennemis
Ils ont pavoisé Paris

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Veillons au salut de l'Empire
1.
Veillons au Salut de l’Empire
Veillons au maintien de nos droits
Si le despotisme conspire
Conspirons la perte des rois

Liberté, liberté, que tout mortel te rende hommage !
Tremblez, tyrans, vous allez expier vos forfaits.
Plutôt la mort que l’esclavage,
C’est la devise des Français.

2.
Du salut de notre patrie
Dépend celui de l’univers.
Si jamais elle est asservie
Tous les peuples sont dans les fers.

Liberté, liberté, que tout mortel te rende hommage !
Tremblez, tyrans, vous allez expier vos forfaits.
Plutôt la mort que l’esclavage,
C’est la devise des Français.

3.
Ennemis de la tyrannie
Paraissez tous, armez vos bras.
Du fond de l’Europe avilie
Marchez avec nous au combat.

Liberté, liberté, que ton nom sacré nous rallie !
Poursuivons les tyrans, punissons, punissons leurs forfaits.
Nous servons la même patrie
Les hommes libres sont Français !

4.
Jurons une union éternelle
Avec tous les peuples divers.
Jurons une guerre mortelle
A tous les rois de l’univers.

Liberté, liberté, que ton nom sacré nous rallie !
Poursuivons les tyrans, punissons, punissons leurs forfaits.
On ne voit plus qu’une patrie
Quand on a l’âme d’un Français !

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La chanson de l'oignon
1.
J’aime l’oignon frit à l’huile,
J’aime l’oignon quand il est bon.

Refrain :
Au pas camarade, au pas camarade,
Au pas, au pas, au pas.


2.
Un seul oignon frit à l’huile
Un seul oignon nous change en lion.

3.
Mais pas d’oignon aux Autrichiens
Non pas d’oignon à tous ces chiens.

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Fanchon
1.
Amis, il faut faire une pause,
J’aperçois l’ombre d’un bouchon.
Buvons à l’aimable Fanchon,
Chantons pour elle quelque chose.

Refrain :
Ah ! Ce que son entretien est doux
Qu’elle a de mérite et de gloire.
Elle aime à rire, elle aime à boire,
Elle aime à chanter comme nous.

2.
Fanchon, quoique bonne chrétienne
Fut baptisée avec du vin.
Un bourguignon fut son parrain,
Une bretonne sa marraine.

3.
Fanchon préfère la grillade
A d’autres mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade.

4.
Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu’on lui parle d’amour,
Mais moi je ne lui fais la cour
Que pour m’enivrer avec elle.

5.
Un jour, le voisin La Grenade
Lui mit la main dans le corset ;
Elle répondit par un soufflet
Sur le museau du camarade.

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Le soldat mécontent
1.
Dès le matin au point du jour,
On entend ce maudit tambour ;
Qui nous appelle à faire l’exercice
Mais toi pauvre soldat
C’est ton plus grand supplice.

2.
Les caporaux et les sergents
Nous font aligner sur deux rangs.
L’un dit ‘‘ Recule ! ’’ et l’autre dit ‘‘ Avance ! ’’
Et toi pauvre soldat
Il faut prendre patience.

3.
Si l’argent du prêt est mangé
Il ne faut pas s’en étonner.
Les caporaux s’en vont boire de la bière
Et toi pauvre soldat
Va boire à la rivière.

4.
La patience nous la perdrons
Si jamais en guerre nous allons.
Ah si jamais nous entrons en campagne,
Les grands coups de fusil
Paieront les coups de canne.

5.
La campagne, elle est arrivé ;
Mon capitaine j’ai tué.
Mon lieutenant et mon sergent s’en doutent.
Soldats et caporaux
L’armée est en déroute.

6.
Qui a composé la chanson ?
C’est un tambour du bataillon,
Un soir d’été, en battant la retraite,
En pensant à sa Mie
Que toujours il regrette.

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Au 31 du mois d'août
1.
Au trente-et-un du mois d’août, (bis)
Nous vîmes venir sous l’vent à nous, (bis)
Une frégate d’Angleterre,
Qui fendait la mer et les flots,
C’était pour incendier Bordeaux.

Refrain :
Buvons un coup, buvons en deux,
A la santé des amoureux,
A la santé de l’Empereur de France
Et merde pour le Roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre.

2.
Le capitaine du bâtiment, (bis)
Fît appeler son lieutenant. (bis)
Lieutenant, te sens-tu capable ?
Dis moi nous crois-tu assez fort
Pour prendre l’Anglais à son bord ?

3.
Le lieutenant fier et hardi, (bis)
Lui répondit : ‘‘ Capitaine, oui ’’ (bis)
Faites monter tout l’équipage.
Hardis gabiers, fiers matelots,
Faites monter tout le monde en haut.

4.
Le maître donne un coup de sifflet, (bis)
Pour faire monter les deux bordées. (bis)
File l’écoute et vent arrière.
Laisser filer jusqu’à son bord,
On verra bien qui sera le plus fort.

5.
Vire lof pour lof en arrivant, (bis)
Nous l’abordâmes par son avant, (bis)
A coups de hâches, à coups de sabres,
De piques, de couteaux, de mousquetons,
Nous l’avons mis à la raison.

6.
Que dira-t-on de lui tantôt ? (bis)
A Brest, à Londres et à Bordeaux, (bis)
De s’être ainsi laissé surprendre
Par un corsaire de dix canons,
Lui qu’en avait trente et six bons.

Dernier refrain :
Buvons un coup, buvons en deux,
A la santé des amoureux,
A la santé des vins de France
A qui nous devons le bonheur,
D’être vainqueurs sur les Anglais.
 

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On va leur percer le flanc

On va leur percer le flanc!
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On va leur percer le flanc!
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ah c'que nous allons rire
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On va leur percer le flanc!
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On va leur percer le flanc!
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le p'tit tondu s'ra content ? (bis)
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ça lui f'ra bien plaisir
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le p'tit tondu s'ra content ? (bis)
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Et car c'est de c'la que dépend . (bis)
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le salut de l'empire
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on va leur percer le flanc (bis)
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couplet subversif

pour lui plaire il faut du sang (bis)
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ah c'que nous allons rire
ran tan tire lire

pour lui plaire il faut du sang (bis)
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